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COMMENT RENEE DE BRETAGNE (dite de France), fille de la duchesse ANNE, a été éliminée par la France du trône breton .

(Article en cours d’élaboration. L’article sera complété selon les loisirs de l’auteur).

COMMENT ET POURQUOI ELLE A ETE DEPOUILLEE  DE SA FORTUNE, DE SES BIENS, DE SES SEIGNERIES, ET DU DUCHE DE BRETAGNE

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Lecture préalable, indispensable : L’élimination de Claude de France du Duché de Bretagne, par Louis Mélennec, dans ABP.

www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=21243


Pour accéder au site de Louis MELENNEC :

www.site.louis-melennec.fr

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Le sujet, je l’ai dit maintes fois, est surabondamment documenté. Pourtant, il n’a suscité aucune thèse ni aucune recherche de la part de l’université de Bretagne : tout ce qui est scandaleux - ou presque - dans le passage de la Bretagne indépendante à la Bretagne occupée et soumise a été éliminé. La connaissance du destin assez tragique de Renée de France est pourtant une pièce maîtresse de notre histoire.

Fille des deux souverains les plus puissants et les plus fortunés d’Europe, Anne de Bretagne et Louis XII, le destin de RENEE DE FRANCE ne pouvait être que fabuleux. Son grand malheur est d’avoir perdu sa mère alors qu’elle avait trois ans (Anne est morte le 9 janvier 1514), puis son père un an plus tard (Louis XII est décédé le 1er janvier 1515). Dès lors, elle et sa soeur furent prisonnières de deux authentiques crapules, prédateurs de grande envergure, connus et jugés comme tels de leur temps, détestés d’une manière unanime : François 1er, et sa mère Louise de Savoie. Ce qui est gravissime, surtout pour Renée, qui a vécu jusqu’en 1575, c’est QUE TOUTES LES DEUX, D’UNE MANIERE DELIBEREE ET VOULUE, ont été soigneusement maintenues dans l’ignorance totale de leurs droits. Ce qui a rendu possible ce que d’aucuns ont dénommé ” le plus grand hold up du siècle “.

LES SPOLIATIONS DES ” SOUS AGES “.

De tous temps, les mineurs ont été menacés d’être spoliés par leur entourage, spécialement par ceux qui sont chargés de leur tutelle, et qui, à ce titre,  sont juridiquement autorisés à prendre des mesures en leur nom, jusqu’à leur majorité. Plus l’enfant est jeune, plus le prédateur a de chances d’être à l’abri de sanctions. S’il s’avère qu’il est puissant - à plus forte raison s’il est roi de France -, l’impunité lui est assurée, quelle que soit la gravité de ses crimes. (Du temps de la minorité d’Anne de Bretagne, trois personnage au moins se dirent ducs de Bretagne, alors même qu’elle avait été couronnée : le roi Charles VIII de France, son proche parent le vicomte de Rohan, René de Brosse - Bretagne, descendant de Jeanne de Penthièvre et de Charles de Blois).

Les juristes  du moyen âge connaissent parfaitement le problème des mineurs, et ont écrit maintes dissertations sur le sujet, pour tenter de prévenir et punir les tuteurs et autres personnes  “baillées par la justice aux sous âgés  pour les défendre, les garantir et les garder, et pour maintenir leurs droits ” (Philippe de BEAUMANOIR, tome 1, page 275, n° 570; ce traité classique a été écrit au 13 ème siècle. Cet ouvrage - et les autres écrits après lui - doivent être des livres de chevet pour les historiens actuels qui ont la prétention d’écrire sur le moyen âge; faute de quoi, on est exposé à de grossières erreurs d’interprétation, sur presque tous les sujets importants. En particulier sur l’hommage, et les obligations qui en résultent; les lecteurs savent, parce que je l’ai répété souvent, que l’hommage que le Duc de Bretagne prête au roi de France lie les deux hommes par un contrat d’alliance simple et réciproque, en aucun cas par des relations de sujétion du Duc, qui est un souverain dans sa Principauté, comme le roi de France l’est dans la sienne. L’un des adages célèbres du Duché (” Le Duc de Bretagne est Roi dans sa Duché, comme le roi de France l’est dans son royaume “), n’est pas une formule à visée publicitaire, mais traduit la réalité : je renvoie, pour la centième fois au moins, les ” hystoriens ” bretons à l’épais chapitre rédigé par Marcel PLANIOL dans son histoire des Institutions …. afin que TOUS SACHENT ENFIN QUE LA BRETAGNE MEDIEVALE EST UN ETAT SOUVERAIN, entièrement et pleinement, non un fragment de la France, pays entièrement et TOTALEMENT ETRANGER, et de surcroît, ennemi).

François Ier, tuteur de sa belle soeur Renée, et Louise de Savoie, sont jugés d’une manière plus que péjorative par les ambassadeurs italiens et les témoins du temps qui osent écrire la vérité, ce qui semble avoir échappé aux historiens modernes. Ceux-ci - à quelques uns près -, n’ont retenu de lui que l’image d’un bâtisseur de châteaux, de commanditaire d’oeuvres littéraires, picturales, poétiques ou autres, alors qu’il fut un roi prodigue, dépensier, totalement inconséquent, inapte ni aux fonctions gouvernementales, sans aucune vue sur une vraie politique, entièrement voué à ses plaisirs, sans aucune considération pour son peuple, ni d’ailleurs de personne (hors sa mère, dont il fut l’enfant docile et attardé, et sa soeur Marguerite), laissant après lui un gouvernement absolu, et une France ruinée et en lambeaux. Aujourd’hui, on les désignerait, tous les deux, du terme peu flatteur de ” truands “. François Ier n’a pas été un roi gentilhomme, mais un roi-bandit, l’un des pires que la France ait connus. Ces termes sont d’ailleurs généreux et timides. Cette observation préliminaire est utile pour faire comprendre ce qui est advenu sous son règne à la Bretagne, à sa femme Claude, à sa belle soeur Renée.

(Voir, sur ce point :

- Sismondi, Histoire des Français, Bruxelles, 1837, pages 199 et suivantes; cet ouvrage est une mine de références, et de citations précieuses. Les Bretons exècrent François d’Angoulême dès que, marié à Claude, en mai 1514, son beau père lui donne la direction des affaires de Bretagne. Avant que l’année soit écoulée, ils envoient une délégation se plaindre en plein parlement de Paris, en présence de Louis XII (de Maulde la Clavière, page …). François devenu roi le 1er janvier 1515, à la mort de son oncle, impose le silence à tous, car il sera un roi absolu, auquel personne n’osera plus s’opposer, sous peine de perdre la vie; il sera un maître en matière de corruption, par ailleurs, ce dont on a des preuves surabondantes.

- De Maulde la Clavière, page 381;

- Le bibliophile Jacob, Louis XII et Anne de Bretagne; KK.240; Mignet, pages …

- Lemonnier, La lutte contre la Maison d’Autriche, …. Cet auteur est au moins aussi sévère que Sismondi, et, comme lui, fournit des preuves surabondantes sur l’incompétence et la malhonnêteté foncières de François 1er, homme foncièrement sans scrupules.).

Nous verrons, à la fin de cet article, en évoquant le procès intenté par Renée à son neveu le roi Charles IX de France, en quoi consistait l’héritage de Renée, dont on peut dire qu’il était littéralement fabuleux. Les biens matériels dont elle a été délestée, ne sont pourtant pas l’essentiel de l’affaire : c’est la Bretagne qui a été écrasée sous la botte de François 1er, par des procédés répugnants) : la jeune fille a été piétinée, la Bretagne, qui devait retrouver sa pleine indépendance, est passée sous la coupe de son pire ennemi.

Si elle n’avait été dépouillée par son beau frère François 1er, le mari de sa propre soeur Claude,  cette femme de caractère, très intelligente, très cultivée, d’une morale aussi stricte que sa mère, aurait fait une magnifique duchesse de Bretagne. Les lois fondamentales du royaume de France écartant les femmes du trône, on lui prête d’avoir dit : ” Si Dieu m’eût donné de la barbe au menton, et que je fusse un homme, les Français seraient tous mes sujets, ils seraient tels, si cette loi salique ne me tenait trop de rigueur ” (Brantôme, page 216). (Aux termes de la loi dite ” salique “, les femmes ne peuvent régner en France, alors qu’en Bretagne, les femmes sont jugées dignes d’être placées à la tête de l’Etat).

Renée ayant été mariée à 28 ans au duc Hercule de FERRARE, souverain d’une petite principauté italienne, fils de Lucrèce BORGIA, petit fils du pape Alexandre BORGIA, les italiens, eux, se sont passionnés pour ce personnage exceptionnel, petite fille de François II, deuxième fille de ANNE de BRETAGNE. Comme d’habitude, nous sommes très largement en retard, dans l’écriture de cette importante page de notre histoire nationale, pour cause de ” bouclage ” intellectuel quasi-total de tout ce qui gêne durant cette période, pendant laquelle nous avons été spoliés et écrasés.

Le présent article se limitera à ce qui nous concerne, directement, quant à la manière dont à usé notre ennemi millénaire pour s’emparer de la Principauté souveraine de Bretagne. Le reste, notamment les péripéties étonnantes de la vie de Renée en Italie, ont été explorés, et racontés avec un grand luxe de détails, par d’autres auteurs (voir la bibliographie sommaire ci-dessous).

1 - LES ENFANTS D’ANNE DE BRETAGNE. Anne de Bretagne a été une épouse très prolifique. L’un de ses détracteurs, Bernard QUILLET, dans des termes vulgaires, a dit qu’elle était une dégénérée, une ” fin de race “, ce qui expliquerait, selon cet éminent auteur, que si peu de ses enfants aient survécu (Louis XII, Paris, 1986, éditions Fayard, pages  C’est stupide. A cette époque, la mortalité infantile est effrayante. ….

De Charles VIII, elle a six enfants, dont un seul - Charles-Orland - né le … dépasse l’âge de trois ans.

De Louis XII, elle conserve deux filles - Claude et Renée - née le 11 octobre 1492 et le ….. Deux enfants de sexe mâle meurent.

On ne connait les défaillances de la santé d’Anne qu’à la fin de sa vie, en 1513-1514, et les causes de sa mort, une infection urinaire récidivante affreusement douloureuse. En ma qualité de médecin, je n’ai décelé chez elle aucune tare ou maladie susceptible d’expliquer la mort de ses nombreux enfants. Chez elle, en tous cas. Mais il n’est pas exclu que ses maris (Charles VIII et Louis XII), aient été atteints de syphilis, pour avoir ” pratiqué ” un nombre considérable de femmes, parmi lesquelles des putains avérées ou de profession. Elle laisse, malgré tout, par ses deux filles Claude et Renée, une très abondante descendance. Psychiquement, quoique très sensible et facilement blessée, elle ne présente AUCUN SIGNE PATENT de névrose ou de psychose. Avec des moments difficiles, elle est un monument de solidité mentale, du début jusqu’à la fin (voir : Mélennec, psychiatrie, névroses, etc.).

2 - L’INDEPENDANCE DE LA BRETAGNE, garantie ad vitam aeternam, par le TRAITE DE JANVIER 1499, conclu entre la Bretagne et la France, à la faveur du mariage de la duchesse ANNE et du roi LOUIS XII DE FRANCE.

On connaît les évènement spectaculaires qui ont suivi la mort (par traumatisme crânien, c’est à dire par accident de Charles VIII, roi de France et mari d’Anne de Bretagne, le 7 avril 1498 …

Anne, son pays ayant été réduit à néant par Charles VIII, de 1491 à 1498, impose un nouveau statut pour la Bretagne, par un traité négocié pied à pied avec Louis XII. Ce traité, ouvrage capital d’Anne de Bretagne, condition sine qua non de son mariage avec Louis XII, est signé à Nantes le 7 janvier 1499.

Pour résumer ce contrat complexe (Mor. Pr. III, 813) :

- La Bretagne et la France sont et resteront à jamais des pays distincts et séparés, comme ils l’ont toujours été.

- La Bretagne sera gouvernée par son Duc, et aura, à jamais, ses institutions propres (premier ministre, gouvernement, parlement, chambre des comptes …).

- Le trône de Bretagne échoira au deuxième enfant du couple royal - fille ou garçon -, après la mort d’Anne et de Louis. S’il n’y a qu’un enfant, la clause reste valable pour les générations suivantes. En toute hypothèse, ce sont les « vrays et plus proches héritiers » qui « succèderont auxdits Duché et seigneuries », sans que « les rois en puissent rien quereller » ( = contester).

Ce traité, absolument capital, qui, hélas, sera une fois de plus violé par la France, EST L’ŒUVRE MAJEURE d’Anne de Bretagne. N’aurait-elle que ce traité à son actif, cela ferait d’elle une héroïne.

Contrairement à ce qu’on peut lire dans le pamphlet publié chez FAYARD en 1999, réédité en …. Anne a été une grande reine, plus encore une grande Duchesse …Elle n’a cessé d’oeuvrer pour le pays de ses ancêtres, qu’elle pensait - très sincèrement -, comme infiniment plus noble et plus ancien que les autres principautés d’Europe ..

3 - LES TRAITES DE MARIAGE DE CLAUDE ET DE CHARLES D’AUTRICHE, futur Charles QUINT.

(Dans les lignes qui suivent, nous désignerons, bien que les textes du temps lui donnent des titres multiples, le futur Empereur Charles Quint sous le nom ce Charles d’Autriche. Cela évitera des confusions).

La volonté féroce d’Anne de Bretagne de mettre son pays à l’abri de son voisin prédateur, la France, ne se démentira jamais. Le fait d’être mariée à deux rois de France, non seulement ne changera rien à sa détermination : au contraire, elle utilisera sa qualité de reine de France, en tout cas sous Louis XII, qui lui abandonne le libre gouvernement du Duché, pour tenter de parvenir à ses fins, pour faire échapper la Bretagne à l’emprise française.

Après avoir signé, à Nantes, avec son mari Louis XII le traité de janvier 1499, attribuant la couronne de Bretagne à l’un de ses enfants, Anne va se montrer extrêmement déterminée à s’opposer au mariage, voulu par son mari, de leur fille Claude avec l’héritier du trône de France, François d’Angoulême.

Par Les traités de 1501 et 1504,  Claude, destinée - à cette époque, sa soeur renée ne viendra au monde qu’en 1510 - à devenir Duchesse de Bretagne, épousera Charles d’Autriche, le futur Charles QUINT. Ce projet échoue, par le fait de Louis XII, à la grande colère d’Anne de Bretagne.

Ce chapitre a été longuement traité dans notre mémoire de DEA sur le rattachement de la Bretagne à la France (pages 49 à 54).  Il est nécessaire de s’y reporter, comme constituant un aspect essentiel de la politique menée par Anne de Bretagne, défendant becs et ongles son pays, décidée à tout pour empêcher que le Duché Souverain ne tombe sous la coupe de son ennemi millénaire, la France. Ce chapitre étant peu connu - et de surcroît traité d’une manière plus que cavalière par les historiens français - et même bretons, en particulier QUILLET et MINOIS -, …..il est nécessaire de s’y reporter, et de le relire avec soin.

On y ré-apprendra que, alors que Louis XII, roi de France, VEUT ABSOLUMENT que leur fille Claude, héritière naturelle du Duché souverain de Bretagne jusqu’à la naissance de Renée, leur deuxième enfant (Claude est née en 1499, Renée en 1510), épouse François d’Angoulême, son neveu, appelé à devenir roi de France (il le deviendra le Ier janvier 1515, le jour de la mort de Louis XII), Anne s’oppose avec FEROCITE à ce mariage, ceci JUSQU’A SA MORT, le 9 janvier 1514. Pour une raison simple, qui est clairement connue et exposée par les auteurs ses contemporains : si Claude épouse effectivement le roi de France, LA BRETAGNE, A COUP SÛR, tombera sous la coupe de l’ennemi millénaire haï : la Bretagne ne pourra échapper à une annexion. En revanche, si Claude épouse un prince étranger (en l’espèce : Charles d’Autriche), non seulement la Bretagne conservera toutes ses Institutions, mais aura son Prince particulier, si l’on garantit que le deuxième enfant du couple sera l’héritier du trône breton : la Bretagne ne deviendra pas une province de l’Empire - comme on peut encore le lire dans certains livres mal informés -, mais conservera son indépendance. Cet aspect de la politique d’Anne de Bretagne est tout-à-fait remarquable.

4 - Renée de BRETAGNE est écartée par son père, Louis XII, du trône de Bretagne, au profit de sa soeur CLAUDE.

Pourquoi Renée n’a-t-elle pas été proclamée Duchesse de Bretagne, dès la mort de sa mère, en janvier 1514 ? On  manque malheureusement d’archives pour la période qui suit la mort d’Anne de Bretagne. Les documents ont ils disparu, comme tant d’autres? Ont-ils été détruits, comme cela est d’usage lorsqu’un nouveau souverain monte sur le trône, et qu’il ordonne la destruction de tout ce qui peut le compromettre ? Ou se produira-t-il le miracle qui a permis à M. Alain MORGAT, auteur d’une thèse précieuse pour la Bretagne, de mettre la main sur une volumineuse liasse de documents à la bibliothèque nationale …

Selon le traité régulièrement conclu par Anne de Bretagne et Louis XII en janvier 1499, à Nantes, Renée est, juridiquement, l’incontestable duchesse héritière, en qualité de deuxième enfant du couple royal.

On prête à Anne de Bretagne d’avoir voulu, dans les mois qui ont précédé son décès, prendre toutes les dispositions pour que cela soit, et même d’avoir exprimé à nouveau sa volonté ferme sur son lit de mort (Anne PUAUX, page 5). Bien qu’il n’y ait présentement aucune archive sur ce point, cela est sûrement vrai, PUISQUE LEDIT TRAITE DE JANVIER 1499 a ETE FAIT DANS CE BUT. Dans le fracassant procès que Renée intente de longues années plus tard à son neveu, le roi Charles IX de France  (mémoire de DEA, page 58), ce sera son argument majeur : à la mort de sa mère, elle aurait du être proclamée duchesse de Bretagne, elle a été spoliée. Ses avocats écrivent, répétitivement et avec fermeté :” Par le traité de mariage entre le Roi Louis XII et la Reine Anne, ses père et mère, le DUCHE DE BRETAGNE APPARTIENDRA AU SECOND ENFANT DE LEUR MARIAGE, (que cet enfant) soit mâle ou femelle “. Ce qui est juridiquement INDISCUTABLE. La clause de succession aurait du être appliquée d’une manière automatique, puisqu’elle exprimait le Droit (voir ci-après : Morice).

Que s’est-il passé ? Pourquoi Claude se retrouve-t-elle duchesse de Bretagne - jusqu’à sa mort, en 1524, alors que, juridiquement, c’est sa soeur Renée qui devrait l’être ? Les textes du temps sont assez clairs et concordants pour l’expliquer. Louis XII, seul maître en Bretagne  après la mort de sa femme Anne, et jusqu’à sa propre mort, un an plus tard (dans ses actes, il porte le titre de Duc de Bretagne), a toujours témoigné sa crainte que la Bretagne, si elle recouvrait sa totale indépendance, comme sous ses anciens Ducs, serait à nouveau la source de menaces pour la France, voire de guerres, avec le soutien, notamment, de ses alliés Anglais. Il n’y a pas d’autre explication plausible que celle de garantir la paix future de son royaume, d’avoir écarté sa fille Renée - en dépit de la très profonde affection qu’il lui porte -, du trône breton. (Louis XII aime les enfants, les siens par dessus tout). C’est une décision politique, certes gravement préjudiciable aux intérêts de la Bretagne, contraire au droit, mais qui se comprend dans dans une optique française : roi de France, scrupuleux, très soucieux de la prospérité et de la sécurité du pays dont il a la garde, Louis XII n’est en rien l’ennemi des Bretons; proche parent de la ” tige royalle ” de Bretagne, il a combattu avec eux dans leurs armées à Saint-Aubin-du-Cormier, et a subi un dur et long emprisonnement à cause de cela. Mais il a une très haute idée des impératifs liés à sa fonction : en mariant sa fille Claude à François d’Angoulême, et en autorisant celui-ci à s’intituler duc de Bretagne - en sa qualité de mari de la Duchesse - (Morice, Preuves, III,  …), il incarne l’affection qu’il porte à son pays et à son peuple. C’est son devoir - pense-t-il -, et, du point de vue d’un roi de France, cela se comprend aussi aisément que l’on comprend aisément la volonté féroce d’Anne de Bretagne de soustraire son Pays à la menace de phagocytose par la France.

CLAUDE DEVIENT DUCHESSE DE BRETAGNE A LA MORT DE SA MERE, et épouse FRANCOIS D’ANGOULEME, qui devient Duc de Bretagne, et en porte le titre jusqu’à son accession au trône de France, en 1515.

C’est donc Claude, alors âgée de 15 ans, qui porte le titre de duchesse de Bretagne, jusqu’à sa mort, en 1524. Sans aucun doute par la volonté de son père Louis XII, qui a toujours eu la volonté de la marier à son neveu François, pour faire d’elle non pas seulement une reine de France, mais aussi la duchesse en titre. (Sur ce point, les preuves sont surabondantes).

De fait, elle épouse François d’Angoulême en mai 1514, quatre mois après le décès de sa mère. D’excellents développements sur ce mariage sont dispersés dans l’ouvrage érudit de R. de Maulde la Clavière, inconnu en Bretagne, et d’ailleurs introuvable). Il n’y a aucune trace d’opposition de la part des Bretons pour qu’il en soit ainsi : ils avaient consenti à ce mariage dès 1506 (aux Etats généraux de Tours, Georges PICOT, Histoire des Etats généraux, Genève 1979, Mégariotis Reprints, réimpression de l’édition de Paris de 1872, tome 1, pages 552 et 553). Et sans aucun doute avaient-ils à craindre que si Renée, âgée de quatre ans à la mort de son père, devenait duchesse, les minorités des souverains ayant toujours mis en péril leur pays, et occasionné des troubles souvent graves, la Bretagne mise en situation d’être gouvernée par le tuteur de la vraie duchesse héritière - son beau frère François -, eut été encore bien plus vulnérable, incapable de se défendre, et broyée. Non seulement la qualité de Duchesse de Claude n’a jamais été mise en cause par les Bretons, mais ils l’ont même souhaité et demandé à Louis XII qu’elle le devînt, et que son mari François d’Angoulême portât le titre de duc de Bretagne : naïfs, ils crurent que si François accédait à cette haute dignité, ils seraient gouvernés ” comme ils l’avaient été sous les Ducs ” (le témoignage de Dom Morice, page 246, tome …, lève tous les doutes).

Mais leur illusion ne dura guère. Marié en mai 1514 avec Claude, ils eurent tôt fait de découvrir à quel personnage ils avaient affaire. Et le 1er janvier suivant, Louis XII étant décédé, François d’Angoulême devint roi de France : dès lors, la Bretagne fut captive de la couronne de France, et bientôt serve.

Il ne faut pas croire que le silence des Bretons durant cette période équivaut à l’ acceptation de la situation. François 1er ne fait l’objet d’aucune contestation ouverte, non pas parce que les bretons sont heureux de le voir marié avec leur Duchesse, mais parce que s’opposer à lui serait, à coup sûr, mettre sa carrière et sa vie en péril. Cet homme est détesté dans tout son royaume, il l’est encore plus en Bretagne, pays xénophobe et résolument anti-français, ou il n’est qu’un prince non seulement étranger, mais menaçant pour l’indépendance nationale. La naïveté de Pocquet, sur ce point, relatant la ” réunion ” de la Bretagne à la France (Histoire   , tome 5, page) confine à la sottise. Et son ignorance de cette période risible, lorsqu’il écrit que …..

5 - RENEE DE BRETAGNE EST PROMISE PAR SA MERE ANNE ET SON PERE LOUIS XII au futur empereur du Saint Empire Romain germanique.

RENEE, PAR LA VOLONTE DE SES PERES ET MERE, EST MARIEE - par ” paroles de futur ” (per verba de futuro), c’est à dire fiancée - à CHARLES, futur Empereur.

Ecartée par son père du trône de Bretagne - quoique celui-ci, dans l’acte du 27 octobre 1514, réserve expressément les droits de sa fille au trône breton (Morice, Preuves, III, page 925), Renée n’en est pas moins destinée par la volonté du Roi son père et plus encore par celle de sa mère Anne de Bretagne, à un destin très brillant : tous deux veulent faire d’elle une Impératrice du Saint Empire, à tout le moins une reine, puisque tel est son destin naturel de fille des deux plus puissants Souverains d’Europe.

LE TRAITE DE BLOIS, DU 1er décembre 1513 : RENEE EST MARIEE A CHARLES, FUTUR EMPEREUR CHARLES QUINT.

Ce traité est intitulé : ” Traité de mariage de Charles, Prince de Castille, avec Madame Renée de France, deuxième fille du Roi Louis XII “.

Les négociations en vue de son mariage futur avec Charles d’Autriche - ou à défaut avec son frère Ferdinand -, sont menées par le roi lui-même, et par Anne de Bretagne. (Il serait oiseux d’énumérer les projets de Louis XII pour sa fille Renée; voir cependant, R. de Maulde la Clavière, Louise de Savoie et François Ier, Paris, 1895; cet ouvrage de très haute érudition est précieux. Pages 353, 357 et 358).

Le traité de Blois, conclu le 1er décembre 1513 par Louis XII, arrête les conditions du mariage futur de Renée et de Charles, alors prince de Castille, en sa qualité d’héritier de Jeanne la Folle, reine de Castille, ou, à défaut, du mariage de Renée et de son frère Ferdinand.

L’accord contient les dispositions suivantes :

” Le Roi donnera à sa fille, Dame Renée, la Duché de Milan, le comté de Pavie, la seigneurie de Gênes, pour elle et les descendants qu’elle aura de Charles ou de son frère “.

Les deux parties contractantes prennent toutes les précautions d’usage pour que le mariage ait bien lieu : serment sur les Saints évangiles et sur le canon de la messe, sur la vraie croix, serments prévus des princes, barons de leurs royaumes.

Le 16 novembre 1513, sous la pression de sa femme Anne de Bretagne, Louis XII fait don à sa fille Renée, de ses droits sur le Duché de Milan, le comté d’Asti, la seigneurie de Gênes (Sismondi, page 149; Dumont, Corps diplomatique, tome 4, pages 82-83), afin qu’elle les apporte en dot à son mari (Charles, ou, à défaut, son frère Ferdinand).

LE MARIAGE FUTUR DE RENEE ET DE CHARLES EST CONFIRME PAR FRANCOIS Ier, QUI VIENT D’ACCEDER AU TRÔNE, PAR LE TRAITE D’ALLIANCE DU 24 MARS 1515 (Morice, Preuves III, pages 927 et suivantes).

Ce n’est, EN AUCUN CAS, pour respecter les volontés du roi défunt Louis XII, encore moins dans l’intérêt de la princesse Renée  que le projet de mariage est confirmé entre CHARLES d’AUTRICHE, et FRANCOIS Ier le 23 mars 1515. Les deux parties souhaitent ce traité. En réalité, François Ier, a le projet, arrêté avant même la mort de Louis XII (De Maulde la Clavière, page …..), auquel il a succédé moins de trois mois auparavant, le Ier janvier 1515, d’envahir l’Italie, et de conquérir avec ses armées autant de territoires qu’il lui sera possible, en premier lieu le très riche duché de Milan, et le royaume de Naples. Être en paix avec Charles d’Autriche est un préalable à cette invasion. Renée étant duchesse de Bretagne de DROIT, en sa qualité de deuxième enfant d’Anne de Bretagne, et ayant des droits, par son père, sur le Duché de Milan, le comté d’Asti, la seigneurie de Gênes, il importe que les prétentions que  Renée pourrait émettre dans le futur soient annihilées. Le traité relatif au futur mariage de Renée et Charles fournit à François Ier les moyens d’éliminer sa belle-soeur. Personne n’est en mesure de protester, certainement pas la Bretagne, QUI N’A PLUS d’ARMEE, ni de gouvernement capable d’agir efficacement, ni, par conséquent, de politique.

Les clauses du traité de Paris, du 24 mars 1515 (Morice, Preuves III, 929 et 930; Lemonnier, page 133), sont ahurissantes, eu égard de l’importance de l’immense fortune des père et mère de la princesse (Morice, II, 248), et de ses droits à en hériter avec sa soeur Claude.

- LE SEUL AVANTAGE qui est concédé à la princesse Renée par la volonté de son beau-frère François 1er, est UNE DOT de six cents mille écus d’or, cent mille devant être payés le jour de la célébration ” et de la consommation ” du mariage, cent mille autres devant être payés un an plus tard. Pour le reste de la somme, soit les quatre cents mille écus restants, elle obtient la jouissance - non la propriété - du Duché de Berry, le roi en demeurant, bien entendu, le souverain.

- RENEE RENONCE (plus exactement, son beau frère renonce pour elle, par une spoliation invraisemblable), à tous ses droits sur le duché de Bretagne (qu’elle tient du traité de janvier 1499), et sur le duché de Milan, sur le comté d’Asti, qui jouxte ledit duché, et sur la seigneurie de Gênes (qu’elle tient de son père Louis XII, qui lui en a fait don, par un acte solennel du 16 novembre 1513, sous la pression d’Anne de Bretagne (Jean Dumont, Corps diplomatique, page 177). Le traité du 24 mars précise bien que les avantages ci dessus, qui lui sont consentis en faveur de son mariage avec Charles représentent TOUS ” les droits successifs du côté paternel et maternel, ainsi que la dot qui lui est due par la couronne (de France), comme fille de roi ” (Morice, Preuves, III, page 930). Comme si ce n’était pas assez clair, il répète, plus loin : ” Dame Renée  …. renoncera entièrement à tous droits de succession paternelle et maternelle …. “  (Morice, III, page 930).

De fait, d’une façon ostensible, François 1er affiche désormais les titres de ” Duc de Milan” et de ” Seigneur de Gênes “, qu’il s’est appropriés par une décision unilatérale, alors que ces droits ont été officiellement concédés à Renée par son père. Son expédition en Italie, dès lors, doit seulement lui permettre de prendre possession des seigneuries qu’il considère comme siennes.

Ce prétendu traité est une monstruosité juridique.  Renée n’est ni en âge de comprendre ce qui se passe, ni partie au contrat. C’est une spoliation quasi invraisemblable de la princesse que son protecteur et tuteur ose réaliser : le roi dispose, à son avantage exclusif, par simple traité, de principautés - considérables pour la Bretagne, Milan et Gênes -, qui ne lui appartiennent pas. De surcroît, la Bretagne n’est en rien consultée. Or, à supposer qu’un tel renoncement de l’héritière légitime du trône fût possible, SEULES LES AUTORITES BRETONNES COMPETENTES POUR L’ AUTORISER (en particulier  LES ETATS DE BRETAGNE) ont compétence pour signer un tel acte, CE QU’ELLES N’AURAIENT CERTAINEMENT PAS FAIT, la Bretagne étant un pays souverain, et ayant depuis mille ans, démontré à quel point les Français sont honnis dans le Duché. Ce double acte de cession, conclu par le roi étranger François 1er au nom de sa belle soeur, EST DONC NUL, DE NULLITE ABSOLUE. On va comprendre, plus loin, les arguments juridiques que Renée invoquera lorsqu’elle attaquera en justice le roi Charles IX de France, pour que ses biens lui soient rendus.

6 - PEU A PEU, RENEE EST PRECIPITEE DANS LE NEANT PAR LE ROI DE FRANCE, SON BEAU FRERE, TUTEUR, GARDIEN, ET PROTECTEUR NATUREL.

Même dépossédée de TOUS SES BIENS par son beau frère et protecteur naturel, François Ier, la situation de la jeune princesse peut encore, à cette époque, être considérée comme très brillante, au moins d’une manière relative : si elle est son ” fiancé ” survivent jusqu’à l’âge de s’ unir en légitime mariage, elle deviendra Impératrice, destin qui avait été promis à sa mère Anne de Bretagne, lorsqu’elle épousa Maximilien d’Autriche,  par procuration à Rennes, en décembre 1490, mariage réduit à néant à la suite de l’invasion de la Bretagne par les hordes françaises en 1491, puis à sa soeur Claude par les traités de 1501 et 1504.

Mais cette situation ne va pas durer longtemps. La suite va illustrer, parmi les autres exactions accomplies par François Ier, ce qu’est moralement ce triste sire.

RENEE EST ” DEMARIEE ” PAR SON BEAU FRERE FRANCOIS Ier EN 1516 par le traité de NOYON.

L’occasion propice pour rompre le  traité  conclu avec Charles d’Autriche survient dès l’année suivante.

Claude se révèle une reine extrêmement prolifique. En six ans, Anne de Bretagne avait donné six enfants à Charles VIII. Claude, en neuf ans de mariage (1515 - 1524), donne à François 1er ….. SEPT ENFANTS !

Le premier enfant, né en 1515, est une fille, que l’on prénomme LOUISE. Cette naissance paraît à François 1er une bien meilleure affaire pour son alliance avec Charles d’Autriche. Il a l’audace de proposer à celui-ci, que dans leur alliance, Renée soit éliminée de ce mariage futur convenu entre les deux souverains, et que la princesse LOUISE, âgée de UN AN (!), soit substituée à Renée. Celle-ci n’aura été la promise du futur Empereur d’Autriche que durant UN AN. Le futur Empereur a l’impudeur d’accepter la nouvelle combinaison qui lui est proposée, pour des raisons politiques.

A dire vrai, Renée n’est pas entièrement jetée par dessus bord : car elle peut encore, dans le cadre de ces négociations, être utile à son beau frère. Il est donc stipulé que Charles épousera Louise - ou toute autre fille du roi, si le mariage avec Louise ne peut se faire, par exemple si elle vient à mourir ! -, et que Renée, si les mariages avec les filles de son beau frère défaillent, c’est elle que Charles épousera. En somme, la fille de la grande Anne de Bretagne devient une fiancée de troisième rang, UNE REMPLACANTE ! François 1er, à cette époque, a impérativement besoin de son alliance avec Charles d’Autriche : Renée sert donc, si l’on peut hasarder ici cette expression, de roue de rechange.

Mais elle perd, bien entendu, déja dépouillée de toute sa fortune, le duché de Berry, inclu dans sa dot en cas de mariage avec Charles d’Autriche. François 1er, qui a couvert sa mère, l’insatiable LOUISE de SAVOIE, de duchés, comtés, seigneuries nombreuses, donne en toute impudeur la jouissance de ce duché de Berry à sa soeur Marguerite. Ni duchesse de Bretagne, ni duchesse de Milan, ni reine de Naples, ni ceci, ni cela, ni cela encore …. Renée est une ” pensionnaire ” fort encombrante de la Cour de France.

Renée va être plongée dans un abîme, ou à peu près …

Ces combinaisons sont en soi incroyables. Mais elles ne sont qu’un début.

NOUVELLE DECHEANCE : RENEE EST PROMISE A JOACHIM, FILS DU MARGRAVE DE BRANDEBOURG (Mignet, pages 121 et suivantes; …..).

On a souvent oublié que François Ier a été candidat à l’Empire, lors des élections de 1519, quatre ans seulement après son accession au trône de France. Né le 12 septembre 1494, il a alors 25 ans. Son concurrent au trône impérial est de taille : Charles d’Autriche, l’ex-fiancé de Claude et de Renée, petit fils de l’Empereur Maximilien. Il n’y a pas de bassesses que ne commet François Ier pour parvenir à ses fins. A ceux de ses conseillers qui lui recommandent d’agir noblement (car il affecte d’être un Chevalier), et de n’employer ni la force, ni la corruption par l’argent, il répond négativement, et que tous les moyens lui seront bons pour parvenir à ses fins (Mignet, page …).On sait, aujourd’hui, par quels moyens il s’est emparé de la Principauté Haute et Noble de Bretagne).

L’Empire est à l’époque une vaste confédération de royaumes, de principautés, de duchés, de comtés, de villes libres, de margraviats, de landgraviats, de principautés ecclésiastiques de diverses sortes, de seigneuries multiples …. une mosaïque d’Etats et de principautés ressemblant à un capharnaüm, à un bric-à-brac … L’ensemble du ” système ” est ” coiffé ” par un Empereur élu. Depuis la ” bulle d’or “, promulguée en 1356 (voir ce nom), sept princes seulement sont électeurs, parmi lesquels le Margrave de Brandebourg. L’élection se déroule habituellement à Francfort. Elle confère à l’élu le titre de ” Roi des Romains “, dans l’attente du décès de l’Empereur en fonction, auquel il succèdera un jour, après être couronné. (On se souvient qu’Anne de Bretagne, mariée à Maximilien d’Autriche, a porté le titre de reine des Romains pendant un an, jusqu’à son mariage contraint avec Charles VIII de France, en décembre 1491).

La ” campagne électorale ” est à base de corruption, de versements aux électeurs de sommes considérables, de promesses de toutes natures, d’avantages accordés à leurs parents, leurs clients … ON SE CROIRAIT EN FRANCE, en 1981, en 1988, en 1995, en 2002, en 2007, en 2012 : au pays des droits de l’homme, on ne verse plus d’argent aux suppôts des candidats, mais on se partage les ” dépouilles ” avant même l’élection présidentielle : les postes de premier ministre, de ministres, de présidents de l’assemblée dite nationale, du sénat, du conseil économique et social, etc., etc., etc., font l’objet d’âpres marchandages sur le dos des citoyens : madame Royal se voit dès maintenant présidente de l’assemblée dite nationale, madame Martine Aubry, qui a ruiné la France pour plusieurs décennies, sera probablement promue Premier ministre  ….).

Pour devenir Empereur du Saint Empire, il faut convaincre les électeurs de voter pour François Ier. Celui-ci envoie donc en Allemagne de nombreux ambassadeurs, délégués, émissaires … D’ incessantes correspondances sont échangées (il en subsiste de nombreuses). Le ” ratissage ” est systématique : tous les électeurs sont en rapport avec la Chancellerie française, harcelée par elle, qui est dirigée par le cardinal DUPRAT, dont la moralité est l’exact reflet de celle de son Maître.

L’un des Grands Electeurs, le Margrave de Brandebourg, présente plusieurs avantages. Le Margrave ( les margraves sont des ” marquis “, dont le rôle, au moins à l’origine, est de défendre les frontières), est à la tête d’une principauté qui jouxte la Pologne, à l’est de l’Allemagne actuelle, à une grande distance du royaume de France. François trouve là le moyen de gagner UNE voix (il en faut quatre, soit la majorité), voire DEUX VOIX si le margrave parvient à entraîner avec lui son frère l’archevêque de Mayence, également Grand Electeur. Le Brandebourg est une province pauvre et peu peuplée. Son Souverain est éminemment achetable; dans l’Empire, on le surnomme ” le prince des avares “; il peut donc, sans guère de difficultés, être acheté, à condition d’y mettre le prix. Fait notable, il est pourvu d’un fils, prénommé JOACHIM. François 1er décide de proposer au margrave de marier Renée à Joachim. Le moyen est excellent : on case enfin Renée; on s’en débarrasse; on l’expédie à l’autre bout de l’Allemagne; on n’en entendra plus parler, attendu que son mari n’aura jamais d’armée pour réclamer au roi de France l’héritage de sa femme. Proposition bien sûr acceptée. Le tout à peu de frais, comme on va le voir.

Les négociations entre Cour de France, le Margrave et son frère l’archevêque de Mayence, lui aussi grand électeur, sont aussi peu ” ragoûtantes ” que possible. La documentation est abondante. On dénombre au moins TROIS traités, datés des ….

Résumons, et simplifions :

- Le Margrave et son frère, l’archevêque de Mayence, personnage également corrompu, s’engagent à apporter leurs voix à François 1er, lorsque la Diète sera réunie à Francfort.

- Renée - âgée de 7 ans en 1517, sera promise au fils du Margrave ….

- Une somme de …..

- Une fois de plus, une clause de renonciation de Renée à son héritage est incluse dans les traités de mariage.

En somme, le Margraviat de Brandebourg préfigure ce va être le duché de Ferrare neuf ans plus tard. Un pays sans moyens militaires, très éloigné de la France, dont le souverain sera plus que flatté de devenir proche parent du mirifique roi de France, qui coûtera peu d’argent à acheter, et qui jamais ne viendra réclamer au roi de France l’héritage fabuleux que celui-ci a volé à sa belle soeur Renée.

Au moment des dernières  ” tractations ” (1518 - 1519), la princesse, âgée de 9 ans, n’est pas même au courant des négociations dont elle est la pièce centrale, en tous cas de leur teneur  ……………..

CHARLES EST ELU ROI DES ROMAINS. LES ELECTEURS ENCAISSENT LES SOMMES ENORMES QUE FRANCOIS Ier LEUR A ADRESSEES. RENEE se retrouve sans fiancé : pas même un fils de Landgrave allemand à l’horizon!

Toute l’énergie dépensée par la Chancellerie française, dirigée par le corrompu cardinal DUPRAT (celui-là même qui instrumentralisera l’annexion de la Bretagne en 1532) se révèle vaine. Malgré les sommes considérables versées par François Ier aux grands électeurs, ceux-ci élisent son concurrent Charles d’Autriche : ils sont princes allemands, ils n’ont évidemment aucune envie de devenir français. François 1er ne devient pas Empereur. Charles d’Autriche est proclamé roi des Romains le 28 juin 1519; il sera couronné en 1530 (Lemonnier, La lutte contre la maison d’Autriche, page 20). Renée perd un fiancé de plus. Sa ” valeur ” sur le marché matrimonial européen, à ce moment, est très dépréciée.

L’INCROYABLE MESALLIANCE : LA FILLE DU ROI LOUIS XII ET DE LA DUCHESSE DE BRETAGNE EPOUSE LE DUC HERCULE DE FERRARE (1528).

Les années passent. François 1er a envahi l’Italie dès le mois d’ août 1515, sept mois après son accession au trône de France. Il a été vainqueur à Marignan, le 14 septembre suivant (Lemonnier, page 136). Mais il a été fait prisonnier à Pavie, en 1525. Les deux ” alliés ” des traités de Paris et de Noyon sont devenus des ennemis féroces. Charles d’Autriche, qui n’a pourtant rien d’un animal furieux, se montre intraitable. Sans cesse trompée - et humiliée - par la France, n’ayant plus depuis longtemps la moindre créance dans les promesses de ce pays, la Maison d’Autriche tient les moyens de se venger. (Il ne faut pas croire que les descendants de Maximilien, jadis marié à Anne de Bretagne, en 1490, ont ” digéré ” son humiliation, ni celle résultant de la dénonciation du mariage de Claude de France et de Charles d’Autriche convenu par les traités de 1501 et 1504 : les textes de l’époque, et pas seulement autrichiens démontrent à quel point ces affaires ont laissé de traces dans les consciences). Charles Quint fait emprisonner François 1er à Madrid, dans des conditions impitoyables, et exige pour sa libération une somme considérable. Après de longues négociations, un traité, dit ” de Madrid ” est signé, le …. Cette ” libération ” est assortie de conditions drastiques : au moment ou le roi de France franchit la frontière, deux de ses fils la franchissent en sens contraire, pour être gardés en otages. Ils sont emprisonnés, dans des conditions dures … de …. à  ….. A peine rentré en France, François Ier, bien qu’ayant juré sur les évangiles, dénonce le traité signé avec Charles, prétendant que son consentement a été forcé, ce qui est faux, absolument. Une fois de plus, l’Empereur est trompé. Il en est tellement ulcéré, qu’il propose à François 1er  …. de se mesurer à lui en combat singulier !

Lorsque Renée se marie, en 1528, elle a 18 ans, âge tardif pour un princesse de ce rang. Les candidats à sa main n’ont évidemment pas manqué. Parmi eux : Charles, futur Empereur, Ferdinand, son frère cadet, qui devient Empereur à son tour, de … à …..; Gaston de Foix, fils de la soeur de Louis XII (l’un des projets du roi est de marier sa fille et son neveu, et de leur céder ses droits sur la royaume de Naples), le duc de Savoie, le roi du Portugal, Henry VIII, roi d’Angleterre, le connétable de Bourbon (qui, après la défaite de François Ier à Pavie, cultive plusieurs projets, dont ceux de poser sur sa tête la couronne royale de France, ou de démembrer le royaume, une partie revenant à l’Empereur Charles Quint, une autre partie au roi d’Angleterre, une troisième à lui même, pour en constituer un royaume dans le sud de la France dont il deviendrait le souverain, royaume composé de ses anciens Etats confisqués par François 1er, agrandis de la Provence  ( Mignet, pages 73 et suivantes, en particulier la page 81. Sur la puissance considérable du connétable de Bourbon : Mignet, page 364; sur le projet de mariage : Sismondi, tome 11, Paris, 1837, page 264; ZUM KOLK, note 3). Les princes qui aspirent à la main de Renée sont tous des personnages considérables, appartenant aux principales familles royales d’EUROPE, ou même en passe de devenir rois.

Ce mariage avec la maison italienne d’Este est une grave mésalliance, pour des raisons évidentes, dénoncée par tous les auteurs du temps : comparé à ceux qui ont aspiré à épouser Renée, malgré la prospérité de Ferrare, il est une sorte de puceron, guère davantage.

Contrairement à ce qu’on peut lire dans certains ouvrages, le mariage de Rénée et du duc de Ferrare n’est en aucun cas motivée par la nécessité pour la France, dans ses visées de conquête en Italie, de s’assurer une alliance militaire indispensable. Cette alliance lui est assurée. La principauté de Ferrare est exigue, et s’il est vrai que son impressionnante forteresse et les quelques milliers de soldats qu’elle peut mettre à la disposition du roi de France ne sont pas d’un intérêt négligeable, la principauté a davantage besoin de la France que la France n’a besoin de la principauté. Celle-ci, en effet, est menacée par ses ennemis traditionnels, qui aimeraient bien la dépecer, et se partager ses dépouilles : au nord, la puissante république de Venise; au sud, les Etats pontificaux. Elle est périodiquement en guerre contre ces deux puissances, et doit de surcroît se défendre contre les convoitises de ses autres voisins. Sa survie passe, notamment, par la protection et les alliances qu’elle recherche en fonctions des circonstances. Ferrare, par nécessité, est un allié versatile, toujours contraint de se ranger du côté du plus fort (voir l’excellent article de Gabriel BRAUN, ci-après). Au point que, à certains moments, elle doit même verser une somme non négligeable au roi de France pour que celui-ci la protège (Zum KOLK, note  ..).

Tous les auteurs du temps, toutes les cours européennes sont au courant de la situation de Renée, car elle est l’une des princesses considérables du temps à marier. L’Empereur Charles Quint, plus que les autres, puisqu’il fut fiancé à Claude (1501 et 1504), et à Renée (1513 et 1514), et deux fois trompé par la France. Les alliances des familles royales et princières de ce temps sont très étroites, et se font souvent entre proches parents. Ce milieu très fermé est informé de tout. De plus, les grandes principautés sont parfaitement renseignées par leurs espions et leurs ambassadeurs, surtout les principautés italiennes. Lorsque le mariage avec le petit duc de Ferrare - qui n’aurait jamais osé lever les yeux si haut - est déclaré, on n’est certes pas étonné - la réputation internationale de François Ier est exécrable -, mais plutôt scandalisé. A ce moment, Charles d’Autriche, jadis promis à Claude de Bretagne, par les traités de 1501 et 1504, puis à sa soeur Renée de Bretagne, roi des Romains depuis 1519, est en voie d’être couronné Empereur. Il est déja l’homme sur les terres de qui le soleil ne se couche jamais, car, outre les royaumes et principautés nombreuses qu’il possède en Europe, il est aussi à la tête d’un très vaste empire outre-mer ……. Les évènements de Bretagne sont très récents,  et très présents dans les esprits : les invasions françaises (1487, 1491), le mariage d’Anne de Bretagne avec Maximilien (1490), le remariage de la princesse avec Louis XII (1499); l’éviction des héritiers naturels du trône de Bretagne, la rupture par la France des contrats de mariage avec Claude (1506) et Renée (1516); les claires visées de la France sur la Bretagne, encore indépendante, bien qu’occupée par les Français (1528) … La haine que portent nombre de souverains européens à l’égard de François Ier, notamment l’Empereur Charles Quint, est féroce : le personnage, pour eux, est réduit à sa véritable valeur, qui est fort loin d’être un gentilhomme. Les Bretons le détestent, ses visées sur la Bretagne sont archi-connues. On le sait sans aucun scrupule, et capable de tout.

Le contrat de mariage que François Ier et le Chancelier de France Duprat, font signer à René en 1528 est littéralement scandaleux , nous expliquerons pourquoi plus loin (Morice, Preuves, III, pages 980 à 984) :

- On lui reconnait - en théorie -, comme fille de France, une somme de 250 000 écus d’or au soleil, payables le jour des épousailles.

- La France n’étant pas en mesure, en raison du déficit énorme creusé dans les finances du royaume par la gestion désastreuse du roi et de sa mère, et des dépenses immenses - et la volonté de continuer à tromper sa belle-soeur, qui n’a aucun moyen de se défendre contre ces exactions, il est convenu que 50 000 écus d’or seulement, le jour du mariage. Le reste, en principe, sera compensé par la jouissance - non la propriété -, de plusieurs terres ou seigneuries, censées procurer à Renée un revenu de 10 000 écus d’or de rente ou de revenu annuel.

- Ces terres et seigneuries sont les suivantes : le comté de Chartres, érigé en duché en faveur du mariage de Renée - ce qui ne coûte pas un sou à la monarchie; le comté de Gisors; la seigneurie de Montargis. Ce sont des seigneuries misérables, comme nous le verrons plus loin.

- La monarchie, ruinée par ses dépenses insensées, n’étant pas même en situation de verser le quart de la somme convenue (soit 50000 écus),  s’arroge le droit de transformer le versement de cette somme en une rente de 2500 écus. C’est donc une rente de 12 500 écus que percevra Renée ……  si la France respecte ses engagements.

- Bien entendu, on fait signer à Renée, une nouvelle fois, sa renonciation à tous les biens qui lui viennent de son père et de sa mère, en premier lieu le Duché de Bretagne.

Nous allons voir plus loin que ces clauses théoriques, quoique très gravement préjudiciables à renée, NE SERONT EVIDEMMENT PAS RESPECTEES. ….

………

7 - L’INCROYABLE PROCES : devenue veuve, et rentrée en France, Renée intente un procès à son neveu le roi de France Charles IX, et  réclame de rentrer en possession de tous ses droits, y compris le trône de Bretagne.

Hercule d’Este meurt en 1559. Renée lui a donné cinq enfants. Rien ne la retient dans la péninsule; elle rentre en France en 1560.

Même dépouillée de sa fortune par la France, du temps qu’elle était jeune, elle restait un parti fort intéressant pour ceux qui la demandèrent en mariage. Car outre la dot qui lui eût été versée, comme fille de France, et la jouissance des seigneuries qui lui eussent été reconnues, elle restait l’héritière légitime du magnifique Duché souverain de Bretagne, possédait des droits sur le Duché très prospère de Milan, sur le royaume de Naples, et sur bien d’autres seigneuries. Nul doute que si elle avait épousé un roi puissant, ou même le connétable de Bourbon, ces hauts personnages se seraient manifestés, LES ARMES A LA MAIN, pour réclamer les biens de leur épouse. Le misérable mariage de Ferrare écarte péremptoirement cette menace terrible.

(Pour mémoire, rappelons que les effectifs d’une grande armée à cette époque sont de 20 à 30000 hommes; même le connétable de Bourbon, l’un des candidats à la main de Renée,  non roi, peut mobiliser 20000 hommes, tant sa fortune est grande. Tous se souviennent qu’à Saint-Aubin-du-Cormier, l’armée bretonne comptait 12000 hommes, l’armée française 18000. Le duc de Ferrare ne peut guère mobiliser que 2000 hommes, encore seulement à proximité de son duché : il est donc HORS DE QUESTION qu’il puisse rien réclamer au roi de France).

LES NOUVELLES VIOLATIONS PAR LA FRANCE DE SES ENGAGEMENTS.

Bien entendu, la France, après toutes ces exactions dont Renée a été victime, ne respecte pas ses engagements :

- La dot de 250000 écus ne sera jamais payée. Pas davantage les 50000 écus promis le jour du mariage. Il se produit même un fait cocasse : le jeune duc de Ferrare s’étant rendu en France pour se marier avec Renée,  François 1er, vu l’état des finances, dont il porte avec sa mère la responsabilité, demande à son futur beau-frère …… de lui prêter 50000 écus !!!!

- La rente promise est payée irrégulièrement. De telle sorte que Renée est contrainte de batailler pour obtenir ce qui lui est du.

- Les terres dont la jouissance lui a été accordée (Chartres, Gisors, Montargis …), sont d’un rapport très médiocre. Renée doit assumer sur ses maigres recettes des frais de gestion, de réparations, de remise en état …  Elle assure elle-même la gestion de ses biens, par une correspondance suivie avec ses chargés d’affaires en France (grâce à la thèse de MORGAT, et à son patron de thèse, qui nous a mis en rapport, j’ai eu accès aux chiffres, correspondances, procès, etc. Ces recherches se sont faites à Paris, non en Bretagne, bien entendu).

- Elle est soumise à des tracasseries multiples, et doit soutenir plusieurs procès.

- Le comté de Gisors lui est enlevé, pour être donné au frère du roi … Elle doit donc intenter de nouvelles actions auprès de celui-ci, pour récupérer son bien. On lui dit que cela a été fait ” par inadvertance “; ce qui est faux : il est de notoriété publique que la jouissance du comté lui appartient, et à elle seule.

D’après ce que l’on sait, Renée n’a réalisé l’effroyable spoliation dont elle a été victime de la part de son beau frère François Ier que sur le tard (Alain MORGAT page  ..), probablement avant la mort de son mari Hercule d’Este. A-t-elle, dans sa jeunesse, été amoureuse de son beau-frère, qu’on dit avoir été le plus bel homme du royaume ? En tout cas, comme tout le monde, elle a tremblé devant lui, car cet homme en apparence aimable, jovial, faisant participer la cour à sa vie de débauches et de plaisirs, inspirait à tous une terreur justifiée (un trait d’une extrême cruauté, entre autres : les malheureux paysans surpris à braconner dans ses terres et ses forêts étaient condamnés aux galères ou à être mis à mort, ce que Louis XI avait fait avant lui). Les enfants de Renée, en particulier son fils, successeur de son mari Hercule sur le trône de Ferrare, et sa fille Anne d’Este, très conscients de l’effroyable spoliation subie par leur mère, en ont conçu une amertume considérable. Ils ont été constamment à ses côtés durant le procès intenté au roi de France Charles IX.

Renée n’a pas eu froid aux yeux. Elle n’a peur de personne lorsqu’il s’agit de justice. Aussi réalise-t-elle l’impensable :  …………..

LE PROCES CONTRE LE ROI CHARLES IX DE FRANCE. Ce procès est extrêmement documenté. Alain MORGAT a eu la chance de découvrir ….

………………………………..

LE MONTANT DE LA SPOLIATION DE RENEE ET DE SA SOEUR CLAUDE : UNE MONSTRUOSITE.

Morice a publié, en … plusieurs mémoires produits en justice par Rénée, et par le roi Charles IX. Voila donc trois siècles que l’on est au courant. Pourtant, personne ne s’est préoccupé de cette affaire dans l’université de Bretagne.

J. Trevedy a publié en … une série d’articles détaillés. Magistrat, ancien président du tribunal de Quimper, probablement au courant des successions, il a chiffré - sans prétention d’exactitude mathématique, bien entendu -, d’une manière méritoire, les biens immenses que Louis XII et Anne de Bretagne laissent à leur mort en héritage à leurs filles Claude et Renée. La fortune des père et mère est telle qu’on en est surpris (voir ci-après).

………………………

LA JUSTICE IMPOSSIBLE : LA TRANSACTION de 1570.

Un tel procès ne peut obéir aux règles du droit : la spoliation de Renée a été telle, qu’il serait impossible à la monarchie, comme elle en a le devoir, de réparer l’énorme préjudice subi par la princesse; le trésor serait ruiné si on lui reversait les sommes qui lui ont été volées, et qui, depuis l’origine, ont produit des revenus et des intérêts; les conséquences politiques seraient considérables : en premier lieu, reconnaître à Renée qu’elle est la duchesse légitime de Bretagne, aboutirait à reconnaître que ce pays est TOUJOURS UNE PUISSANCE SOUVERAINE, c’est à dire reconstituer, à l’ouest du royaume de France, un pays qui n’aurait jamais du être annexé par celui-ci; enfin, les forces en présence sont disproportionnées : le roi dispose de tous les moyens pour faire pression sur les juges; de toutes manières,  point n’est besoin, dans de telles affaires, d’exercer sur ceux-ci la moindre pression : il est dans l’ordre des choses qu’ils se couchent sur le sol sans qu’on le leur demande, pour des raisons évidentes, car dans ce type d’affaire, les magistrats sont couchés sur le sol, par nature.

Il ne sert à rien, en pareil cas, de s’obstiner à vouloir l’impossible. Quiconque a eu à se mesurer à l’appareil de l’Etat, sait ce qu’il en est. Les choses n’ont guère changé : le signataire du présent article le sait, pour en avoir été le témoin privilégié pendant quarante ans. (Madame Eva JOLY, pour laquelle l’auteur du présent article professe une très grande admiration, vient de réitérer, en ce mois d’Avril 2012, la terrible accusation - vraie -, valable pour tous ceux qui sont au pouvoir, de l’extrême gauche à l’extrême droite : le pouvoir nomme dans les postes ” sensibles ” des magistrats à la dévotion de ceux qui gouvernent (Ouest France, Le Parisien … 9 avril 2012).

Une transaction intervient donc, dans une très grande amertume pour Renée et ses enfants…….

Renée meurt en 1575 .. Elle laisse le souvenir d’une femme foncièrement bonne et charitable, comme sa mère.

CONCLUSION.

A ce stade, notre contribution personnelle à la ré-écriture de l’histoire de la Bretagne est très avancée, et peut-être proche de sa fin. Les Bretons - du moins la minorité de ceux qui s’intéressent ET QUI FONT l’ Histoire de leur Pays,  -, sont en situation d’être au courant de l’essentiel, et combien ils ont été trompés.

Renée, descendante de deux lignées prestigieuses, la lignée des rois, princes et ducs de Bretagne, la lignée des rois de France, était destinée à devenir impératrice, reine, et duchesse d’une Bretagne indépendante. On ne peut certes pas dire que les palais de Ferrare sont des chaumières, ni qu’elle a été précipitée dans un cul de basse-fosse. Mais de tomber ” aussi bas que Ferrare “, par la volonté du roi de France son beau frère, pour une princesse si grande, en espérance d’un rang prestigieux et d’une fortune considérable, était inimaginable.

Depuis les invasions de 1487 et des années suivantes, jusqu’à la fin du seizième siècle, la France prédatrice a usé de tous les moyens en sa possession pour s’emparer de la Bretagne, d’une manière scandaleusement illégitime. La prétendue ” réunion ” de la Bretagne à la France, par le consentement réciproque de deux Etats souverains, est une farce QUI EST ENCORE ENSEIGNEE DANS LES FACULTES BRETONNES. Réduire la prétendue ” réunion ” de la Bretagne et de la France à trois mariages ducaux (Anne, en 1491 et en 1499, et Claude, en 1514), et à un faux traité (le prétendu traité de 1532) est indigne, et place l’historiographie bretonne à un niveau très bas, qu’elle ne mérite pas. On est éberlué de toutes les inexactitudes qui ont été répétées de génération en génération, CAR LES ARCHIVES SONT A LA PORTEE DE TOUS LES CHERCHEURS.

Nos travaux, qui ont porté dans les premiers temps sur la période 1480- 1532, ont relevé des faits qui ne pourront plus être niés par les historiens futurs, fussent-ils marxistes comme l’ont été nombre d’entre eux depuis deux générations. Pas davantage ne sera-t-il possible de priver encore longtemps les écoliers et les étudiants bretons de l’enseignement de LEUR histoire, et de leur imposer celle d’un PAYS ETRANGER.

Après les invasions de 1487 et de 1491, la France s’est livrée à un vrai dépeçage d’un pays totalement souverain, en usant de tous les artifices, de toutes les violations du droit, de toute la mauvaise foi dont elle sait faire preuve avec tant de talent et de maîtrise.

S’agissant de la triste histoire de Renée, celle-ci constitue une PIECE MAÎTRESSE de notre histoire nationale bretonne, car elle s’intègre dans la succession des manoeuvres opérées année après année par l’Etat prédateur …

Il n’est pas inintéressant de souligner, tandis que Renée perd la totalité de ses biens,  la fortune extraordinaire de Louise de Savoie et de Marguerite d’Angoulême, mère et soeur du roi, au fil des années. La mère reçoit, entre autre, le duché d’Angoulême, le duché d’Anjou, le comté du Maine et de Beaufort; puis, elle s’enrichit des dépouilles du connétable de Bourbon,  …….

Je suis sincèrement AFFLIGE qu’il ait fallu attendre CINQ SIECLES pour que cette imposture de la prétendue ” réunion ” de la Bretagne à la France, par un prétendu ” Traité ” consenti par les Bretons, soit enfin démontée PIECE PAR PIECE. Ce n’était pas mon travail de le faire. Mais j’ai raconté ailleurs pourquoi je l’ai fait : IL N’Y AVAIT PERSONNE D’AUTRE POUR CELA, encore moins pour s’exposer au moindre risque pour mener à bien l’opération.

(Relire : De la trouille bretonne et de l’autocensure, dans le site de louis MELENNEC : pour cela, écrire dans la barre des adresses : site.louis-melennec.fr, puis rechercher l’article cité).

Tant pour Claude que pour Renée, j’ai lu et dépecé avec un soin particulier les mémoires et écrits diplomatiques du temps, les relations des historiens contemporains des 16ème et 17 ème siècles, les traités concernant les promesses et projets successifs conclus par la cour de France pour mener Renée, cette grande princesse vers la déchéance progressive que fut son mariage avec le duc de Ferrare. Bien entendu, je me suis très longuement entretenu avec les deux auteurs contemporains qui ont consacré des années à l’étude du personnage : M. Alain MORGAT (qui n’est pas breton, en dépit de son nom), Madame Anne PUAUX, qui a effectué une partie de ses recherches en Italie (son mari a été ambassadeur à Rome). Ils étaient en possession de certains éléments que je n’avais pas; ET RECIPROQUEMENT. Il ne reste AUCUNE ombre sur cette affaire, qui est enfin décryptée.

La masse de documents recueillis, trouvés, analysés, est COLOSSALE. Ceci s’ajoutant à ce que j’ai déjà porté à la connaissance des Bretons - et des rares Français qui nous lisent -, il en sort une vision tout à fait nouvelle de cette période.

Les Bretons sont en possession, maintenant, d’une histoire TOTALEMENT REVISITEE (y compris, l’imposture post-révolutionnaire, la destruction programmée des consciences, le lavage des cerveaux impitoyable infligé aux Bretons), mais aussi, D’UN CORPS DE DOCTRINE COMPLET, qui devrait leur permettre de faire ce qui reste a faire - s’ils existent encore en tant qu’hommes, ce qui n’est pas vraiment prouvé : chasser les imposteurs et les lâches, FAIRE ENFIN REAPPARAÎTRE LEUR PAYS SUR LA SCENE INTERNATIONALE.

La Bretagne n’a jamais été française, elle ne l’est pas, elle ne le sera jamais. Elle n’a AUCUNE PLACE à occuper dans la France, surtout pas comme ” province autonome “. Le contentieux entre les deux pays est beaucoup trop lourd, maintenant que la vérité est faite.

Louis MELENNEC.

(Lire : De la trouille bretonne …).

(A suivre. Le présent article n’est pas terminé; il est en cours d’élaboration; il y manque, essentiellement, les références, qui seront indiquées si le temps le permet : les journées n’ont que 24 heure. Dans l’attente, on peut essayer de se renseigner auprès de M.M. Alain CROIX, CORNETTE et autres : AUCUN renseignement ne vous sera communiqué sur cette hallucinante affaire, qui est incluse dans le tabou des circonstances de la prétendue ” réunion ” de la Bretagne à la France, et qu’AUCUN hystorien breton n’a voulu connaître. Notre histoire nationale ne relève pas seulement de ce que Reynald SECHER appelle ” le mémoricide ” : il s’agit de L’ERADICATION de la vérité. Honte aux complices qui ont perpétré cela).

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

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Il y a peu d’ouvrages de qualité sur le sujet en France. A plus forte raison en Bretagne, dont la lâcheté, à l’égard de sa propre histoire, est connue. Toutefois :

BABELON Jean, Charles Quint (1500 - 1558), Paris 1947.

BERENGER Jean, L’histoire de l’Empire des Habsbourg, Paris, 1990, éditions Fayard.

BRANTÔME (seigneur de), Dames illustres françaises et étrangères, Paris, 1823, éditions Foucault, tome cinquième, pages 213 et suivantes.

BRAUN GABRIEL, Le mariage de Renée de France ..

De MAULDE la CLAVIERE, Louise de Savoie et François 1er, Paris, 1895, librairie académique Perrin. Ouvrage irremplaçable par son érudition et l’honnêteté absolue de l’auteur.

De MAULDE le CLAVIERE, Procédures …

GIL Christiane, Renée de France, Paris, éditions Perrin, 1990. L’auteur est professeur de lettres classique. L’appareil de notes est très maigre.C’est, au plus, une initiation bien écrite sur la vie de Renée de Bretagne. L’auteur n’est pas historienne.

LEMONNIER Henry, Charles VIII, Louis XII et François 1er (1492 -1547), Paris 1911, réédition de 1982, Hachette. Malgré son ancienneté, cet ouvrage reste excellent, toujours très près des textes.

LEMONNIER Henry, Henry II, la lutte contre la maison d’Autriche, Paris, 1907, réédition de 1907, éditions Hachette. Même remarque.

MELENNEC Louis, Le rattachement de la Bretagne à la France, mémoire pour l’obtention du diplôme d’études approfondies d’histoire moderne (DEA), 2001, Université Paris - Sorbonne, pages 58,  ….. (accessible sur Internet).

MELENNEC Louis, notes manuscrites, non publiées, rédigées d’après les sources, très détaillées (l’article ci-dessus est un résumé de ces notes).

MIGNET M. Rivalité de François Ier et de Charles Quint. Paris 1875; Genève 1978, éditions Mégariotis Reprints; pages

MONTARASSO Pauline, Le baptême de Renée de France en 1510, éditions du CNRS, 2011, 50 euros. L’ouvrage, savant, détaille les préparatifs et les frais engagés pour le baptême de Renée. La cérémonie est simple, en aucun cas fastueuse. Le dernier chapitre, surtout, est intéressant, par la description de ce trait de caractère d’Anne de Bretagne, que connaissent bien ceux qui ont beaucoup étudié le personnage, et qui ridiculise une fois de plus les pamphlétaires. En sa qualité de reine et de duchesse, elle ” tient son rang “, et reçoit, dans sa vie officielle, avec faste. Mais dans sa vie privée, elle et son mari vivent dans une simplicité austère : elle porte des vêtements simples, sans dorures et sans bijoux; elle parle avec franchise, sans affectation et sans fard; elle est très attentive à écouter ses visiteurs. De plus, elle est bien loin d’être “dépensière “: elle gère son patrimoine avec sérieux, ce qui ne l’empêche pas d’être très généreuse - alors que son mari est avare; elle laisse un héritage immense, car elle a le sens de l’épargne. Elle est très attentive à la santé de ses filles, qu’elle ne nomme pas par les titres d’usage (madame), mais par leurs prénoms, ce qui surprend dans ce milieu habituellement guindé. S’agissant de leur vie matérielle, la reine veillait à ce qu’elles jouissent du nécessaire, mais pas davantage : ” La duchesse - reine n’aurait pas toléré qu’elles se montent la tête “, simplement parce qu’elles étaient princesses. L’auteur(e) souligne que la reine avait un penchant pour l’austérité, voire même l’ascétisme. Mais, dit-elle, étant reine, elle ne pouvait assumer ce penchant naturel, car sa fonction le lui interdisait. Tous ces faits ne sont que la confirmation que les auteurs sérieux connaissent bien, ce qui rend navrant les sottises écrites sur Anne de Bretagne par les pamphlétaires et ceux qui militent - bêtement - pour tenter d’en donner une idée péjorative.

MORGAT Alain, …… Ouvrage précieux, non publié, qui m’a été confié par l’auteur pendant deux ans. De larges extraits figurent dans mes documents.

MORICE (Dom), Histoire … Preuves, III, pages 1372 et suivantes, pages 1376 et suivantes; requête de Renée au roi, et plaidoyer contre Renée au nom du roi. Ces documents, très détaillés, ont une importance capitale.

NASSIET Michel, Les traités de mariage d’Anne de Bretagne, in ” Pour en finir avec Anne de Bretagne “, Journée d’études du 25 mai 2002, Nantes, pages 71 à 81. L’auteur rappelle, à bon escient - ce que peu d’historiens savent -, que les Bretons ont toujours fait preuve, avec férocité, de leur volonté très affirmée d’avoir leur propre souverain, même en cas de mariage de la Duchesse avec un roi étranger. Ceci est une preuve de plus que les Bretons NE SUPPORTENT PAS MÊME L’IDEE que la Bretagne puisse un jour être ” réunie ” ou absorbée par une puissance étrangère, ou gouvernée par un souverain non-breton. Lorsque la jeune princesse est promise en mariage à l’héritier de la couronne d’Angleterre, puis à Maximilien d’Autriche, puis lorsqu’elle épouse Louis XII, le gouvernement breton prévoit que le deuxième enfant né de ces unions succèdera au trône de Bretagne. De même, lorsque des seigneurs bretons en révolte contre François II, en 1484, vont proposer au jeune roi Charles VIII de succéder à François II, ils n’en prévoient pas moins que la Bretagne sera gouvernée, si cette éventualité se réalise, par l’un des fils de Charles VIII, afin que le Duché reste breton, et non pas français. De même encore, lorsque Claude de Bretagne meurt, en 1524, les Bretons réclament pour souverain, par devant notaire, le deuxième fils de Claude, le prince Henri. Ce sont les malversations de la couronne de France qui parviennent à substituer à cet héritier légitime de la couronne de Bretagne, son frère aîné, le dauphin François : celui-ci est bien, comme nous l’avons écrit, UN IMPOSTEUR, par la volonté malhonnête de son père François Ier, et, il faut le préciser, de quelques “collabos” bretons. Je relève par ailleurs dans cet article par ailleurs bien documenté, plusieurs erreurs, graves : Nicole de Brosse n’a RIEN VENDU à Louis XI, car elle n’avait AUCUN DROIT sur la couronne de Bretagne; celle-ci n’était pas à vendre; le trône était dévolu par les lois constitutionnelles du Duché, non par un vulgaire acte devant notaire. En d’autres termes, IL EST NAVRANT que les historiens actuels parlent encore, aujourd’hui, des prétendus droits de Charles VIII à la couronne de Bretagne : au moment de son mariage, ANNE SEULE AVAIT LE DROIT DE REGNER, Charles VIII n’en avait AUCUN; strictement AUCUN … Je poursuivrai, pour le reste.

PUAUX Anne, La huguenotte Renée de France, Paris, 1997, éditions Hermann. Ouvrage sérieux, bien écrit, mais privé de toutes ses références par le souci de son éditeur d’économiser du papier. Madame PUAUX a été l’épouse de l’ambassadeur de France à Rome, ce qui lui a donné accès à des documents intéressants. Bien entendu, elle n’a bénéficié d’aucun écho en Bretagne.

RODACANACHI Emmanuel, Renée de France, Genève 1970, réédition éditions Slatkin.

SISMONDI … Histoire des Français …..

TREVEDY J., Liquidation des successions d’Anne de Bretagne et de Louis XII, Revue de Bretagne, septembre 1898. Cette publication, un peu ” vieillotte “, reste indispensable, quoique Alain MORGAT ait fait beaucoup mieux. Elle est le reflet de cette époque, de savants bretons, repliés dans des sociétés confidentielles, car la religion française du temps est intransigeante, fondée sur le culte ridicule de la révolution, cette période qui a retardé l’avènement des droits de l’homme, et tant coûté à la France, dans tous les domaines. Elle est accessible par Gallica, mais introuvable dans les bibliothèques. Recherche difficile : aller dans Gallica; taper : revue de bretagne et de vendée; dérouler le menu; s’arrêter sur l’année 1899; les six articles de Trévedy ont été publiés en 1899 : pages 97 à 106;  ……. pages 111 à 122 (dernier article, le plus important).

TURIAS Odette, Renée de France, thèse soutenue à Tours en 2004, disponible sur microfiches (au prix de 21 euros; téléphone : 05 49454556).

TURIAS Odette, L’héritière d’Anne de Bretagne : Claude ou Renée de France ? In le Catalogue de l’exposition sur Anne de Bretagne au château des Ducs, en …, pages 113 et suivantes. ….Madame TURIAS fait partie des auteurs recrutés pour tenter de ” démolir ” l’image d’Anne de Bretagne, lors de l’affligeante exposition sur Anne de Bretagne, au château ducal de Nantes en 2007 … L’article qui lui a été commandé à cette occasion, qui figure dans le ” catalogue ” de l’exposition donne de Renée une image cocasse : descendante de presque toutes les dynasties européennes, fille de rois et de reines, elle est d ‘emblée marquée au fer rouge, à cause de ses origines ; ce n’est pas une femme, mais une sorte de monstre : c’est une mauvaise, une calculatrice, une femme près de ses sous, une dépensière … c’est une capitaliste avant l’heure … Elle a été spoliée : tant mieux : ” François 1er l’éloigna JUDICIEUSEMENT (sic !), en la mariant avec le jeune Hercule d’Este “. Elle reste fidèle à son pays d’origine, la France : quelle horreur ! Elle respecte son beau frère : RE ! (Il eût été honnête de dire qu’elle l’a respecté, et défendu les intérêts de celui-ci jusqu’au moment ou elle a découvert qu’il était un monstre). Elle est charitable, elle se ruine pour abriter trois cents protestants dans son château : ne vous y fiez pas : ce ” sens de la charité est spectaculaire ” : une pure mise en scène, en somme, car ” elle se veut royale … comme le roi son père et la reine sa mère ” (!). C’est une hypocrite, bien sûr : ” Protée au féminin, habile à se métamorphoser, elle sut prendre diverses apparences pour se protéger ..” Et intéressée avec ça : elle ose intenter un procès au roi Charles IX, car elle est près de ses sous, et a besoin d’argent pour réparer son château de Montargis. Etc., etc. C’est monstrueux, pire : consternant. Ce portrait haineux rejoint celui que MINOIS donne d’Anne de Bretagne dans son pamphlet précité. Il est PEREMPTOIREMENT DEMENTI PAR LES CONTEMPORAINS, les lettres les actes diplomatiques, surabondants. Renée a été une femme exemplaire, comme sa mère, que Brantôme n’hésite pas à comparer à Blanche de Castille, le modèle des reines de France, la mère de Saint Louis. On n’arrive pas à comprendre les motivations de cette manière d’écrire l’histoire. Les erreurs abondent : ne perdons pas de temps à les citer.

VRAY Nicole, Renée de France et Anne de Guise, Lyon 2010, éditions Olivétan, 21 euros. Ce livre bref, bien informé quant aux relations de Renée avec sa fille Anne d’Este, mariée au puissant François de Lorraine, duc de Guise à la mort de son père. C’est une bonne initiation à la vie de Renée de Bretagne. Mais l’ouvrage est centré sur les relations de la mère et de la fille, et est silencieux sur la spoliation de Renée, l’auteur ayant délibérément centré ses recherches sur un aspect jusqu’alors méconnu, et qui, en effet, méritait d’être porté à la connaissance du public. Une erreur d’optique : le mariage de Renée et d’Hercule d’Este n’a pas été motivé par le souci de la France de se ménager en Italie un allié - la Principauté de Ferrare est quasi insignifiante sur l’échiquier italien, en tous cas pour un Etat aussi puissant que la France -, mais par la volonté d’expédier Renée au loin, et de la mettre dans l’impossibilité de réclamer son héritage.

ZUM KOLK Caroline, Les difficultés des mariages internationaux : Renée de France et Hercule d’Este. Excellente étude, qui met très bien en évidence la monstrueuse mésalliance de Renée, fille d’un roi et d’une reine de France, avec un petit prince italien (étude accessible sur Internet).

LE MOMENT EST VENU DE REFLECHIR A L’ELABORATION D’UNE CONSTITUTION POUR LA BRETAGNE . …

On aura beaucoup observé, dans nos chroniques, que le problème de la Constitution du futur Etat et Duché de Bretagne se pose de plus en plus … Ce n’est certes pas le fait d’une initiative des nos Parlementaires, encore moins de ” notre ” conseil régional “. Depuis que ceux de nos compatriotes qui lisent, s’interrogent, se mettent à comprendre peu à peu ce qui est advenu au peuple et à la Nation auxquels ils appartiennent, la stupeur passée, c’est un sentiment d’indignation et de colère que l’on voit poindre …

Je suis régulièrement saisi, non par les pouvoirs publics, émanés de la capitale des Français, mais par des Bretons, de rédiger une Constitution pour la Bretagne. C’est un honneur immense. J’ai évidemment toujours refusé :

- les Bretons, au cours de leur histoire, ont toujours été collectivement incapables de se mettre d’accord sur rien. Ils ont su s’unir sous le DUX ( = le chef) NOMINOE, au 9ème siècle, pour chasser les Francs, mais très brièvement. ( Au moment des dernières guerres brito-françaises, les deux principaux vassaux et seigneurs du Duché (le vicomte Jean II de ROHAN et le maréchal de Bretagne de RIEUX), par pure ambition personnelle - EN AUCUN CAS PARCE QU’ILS ETAIENT PRO-FRANCAIS, erreur grave colportée par l’université de Bretagne -, ont combattu, un moment, du côté de l’envahisseur français; trompés par ceux qu’ils avaient eu l’imprudence d’associer  à leurs entreprises contre leur pays, ils se sont repentis très vite; mais lorsqu’ils sont revenus du côté breton, la Bretagne, par leur faute, était perdue).

L’accord ne peut pas même se réaliser  sur un programme politique simple, résumant les quatre ou cinq points essentiels sur lesquels, individuellement, TOUS LES BRETONS SONT QUASI-D’ACCORD : le rétablissement IMMEDIAT de l’intégrité territoriale du Pays, par la restitution des territoires VOLES (ils en sont à parler encore de ” rétablissement ” de l’unité ” administrative ” de la Bretagne, expression d’une LÂCHETE absolue, tout à fait inadéquate), le gouvernement des Bretons par les Bretons, et non par des fonctionnaires étrangers, l’enseignement obligatoire du breton (au moins dans l’ex-Bretagne ” bretonnante “), l’enseignement obligatoire de l’histoire nationale, la récupération par la Bretagne DE TOUS SES DROITS NATIONAUX et INTERNATIONAUX, notamment dans le domaine de l’économie et de la diplomatie.

- Plusieurs projets de ” constitutions ” circulent déjà ….. sans aucune efficacité. L’un d’eux m’a semblé être une épure assez intéressante (je pense que ce texte émane du Parti Breton, mais n’en suis pas certain), qui donne à entendre que, si c’est un  début encourageant, il y a encore beaucoup de travail à faire.

- La procédure de la rédaction d’une constitution est, dans un pays en paix, la suivante : dans un premier temps, on procède à l’élection d’une assemblée dite ” constituante “; dans un second temps, cette assemblée, selon des modalités diverses, élabore et vote un projet de constitution; dans un troisième temps, ce projet est soumis à l’approbation populaire.

Cela n’aurait guère de sens qu’un juriste, quelles que soient ses connaissances, se mette à cultiver le projet gratuit d’une constitution bretonne en dehors de cette procédure, SAUF pour montrer et démontrer que le pays, irrité, s’impatiente, et qu’il est temps de penser à cette étape indispensable : une telle démarche, consciente de ce qu’elle est, a mon entière approbation, bien entendu : parler de plus en plus de l’émancipation de la Bretagne, est une démarche très positive, même si la rédaction d’une Constitution applicable n’est pas précisément en vue dans l’immédiat.

- A cela s’ajoute le fait que PLUSIEURS CENTAINES DE BRETONS au moins pensent avoir la compétence pour rédiger une Charte nationale … de même que, comme j’ai pu l’observer, des personnes en nombre équivalent - au moins - se croient non seulement les Maîtres de l’histoire bretonne, mais que même, ils s’en croient les propriétaires (Ynonig Gicquel disparu il y a quelques années, faisait partie des centaines de co-propriétaires de l’histoire de Bretagne). Quelle signification cela pourrait-il avoir de monter dans cette galère, ou les horions fuseraient de partout, avant même que le travail soit commencé ?

Je n’ai donc aucune envie d’être mêlé à des querelles qui n’aboutiront pas de sitôt, à supposer que les Instances officielles me demanderaient de participer aux discussions, ce qui, heureusement, ne se produira pas. Ce qui me m’empêche en rien de critiquer les constitutions des pays voisins - la France, en particulier, qui a si bien réussi dans ce domaine, qu’elle a, à se jour, révisé ou changé plusieurs dizaines de fois ses textes constitutionnels, pour se retrouver encore et toujours à la place pour laquelle elle a une vocation naturelle : LE NUMERO ZERO -,  et de montrer en quoi elles dysfonctionnent, ni d’émettre des voeux sur ce que je souhaite voir un jour se réaliser en Bretagne. Ceci sur le fondement de mon intérêt très précoce pour le droit constitutionnel (depuis l’âge de vingt ans, c’est à dire depuis 1960-1961), et sur l’expérience acquise soit en étant le témoin privilégié de la vie des institutions françaises et des autres pays du monde, soit sur les réflexions que cela a provoqué, soit encore sur les avis que l’on m’a parfois demandés.

Le premier remonte à 1962. En ce temps là, le général de Gaulle, voulant soustraire l’élection du Président de la République au jeu malsain des partis, et modifier la constitution pour qu’il soit désormais élu au suffrage universel direct par les citoyens français, s’avisa, pour présenter son projet au référendum populaire, de se passer de l’autorisation du Parlement, ce que n’autorisait pas la Constitution : celle-ci autorisait la procédure du référendum, mais exigeait, au préalable, que le Parlement y eut consenti. Il viola allègrement, au vu et au su de tout le pays, la Loi Fondamentale de la France, décida de ne pas solliciter l’accord du Parlement, et présenta d’autorité son projet de révision de la constitution au suffrage du pays.  Les faits étaient d’une extrême gravité : le premier des français, promoteur de la nouvelle constitution (rédigée par M. Michel Debré, premier ministre de 1958 à 1962), était le premier à devoir en respecter l’esprit et la lettre. Le pays tout entier fut en émoi pendant plusieurs semaines. Il passa outre. Il fut accusé, à juste titre, publiquement, d’avoir commis une forfaiture, par le président du sénat d’alors, Gaston MONNERVILLE. Cette accusation était très grave, mais, SANS AUCUNE SORTE DE DOUTE, justifiée. Les membres de l’UNR, le parti gaulliste, en bons godillots qu’ils étaient, approuvèrent bruyamment la procédure inconstitutionnelle choisie et voulue par de Gaulle, mais ils furent quasi les seuls, dans la classe politique, à se déshonorer. Une motion de censure fut déposée par l’opposition, contre le gouvernement. Georges Pompidou, premier ministre, fut renversé.

Mon vieil ami Hervé NADER, alors député de Quimper, quoique député gaulliste, refusa de suivre son parti : on lui mit le marché en mains, on lui fit un authentique chantage, dont je fus le témoin : ou bien voter avec les godillots, ou bien s’abstenir, ou bien voter la censure. Témoin de son état d’esprit - il existait au moins un homme d’une honnêteté intransigeante à Quimper-Corentin -, il vota la censure avec l’opposition, contre son gouvernement : le soir même, cet honnête homme était exclu du parti, c’est à dire privé de son investiture pour les élections suivantes. Ainsi se termina sa carrière politique. J’en fus extrêmement choqué, car seul son sens de l’honneur avait dicté sa décision.

Ainsi va la démocratie en France : ou bien vous obéissez, ou bien on vous jette dans le fossé. C’est cela la démocratie de la France, le pays inventeur des droits de l’homme.

Les députés et sénateurs bretons sont très obéissants : vous savez pourquoi : dans la balance, vous ne pesez pas plus lourd qu’un fétu de paille.

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Sur cet épisode de la vie politique française, lire le très bon résumé publié par la Documentation française : 1962, l’élection du président de la république au suffrage universel. (Ce n’est pas un article de Wikipédia, l’encyclopédie des erreurs : tout ce que je viens d’y lire est exact).

Hervé NADER n’a pas disparu des mémoires. Tapez son nom dans Google. Il fut mon premier “contact” avec les institutions de la République, et mon premier ” mentor “.

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LA RESISTANCE DES BRETONS FACE A LA FRANCE APRES LA MORT D’ANNE DE BRETAGNE, JUSQU’A NOS JOURS .

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” Pour un peuple, perdre son histoire est une tragédie. Retrouver son histoire est un miracle : c’est le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire “.

Proverbe maya transcrit par Louis MELENNEC.

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Lecture indispensable : Mélennec France inter L’invention de la France

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LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE PLUS GROSSE QUE LE BOEUF, et qui va éclater, non de son embonpoint, mais DE SON RIDICULE.

Envisagé du côté breton, le sentiment de suffisance et de supériorité affiché par les Français, la croyance d’incarner à eux seuls toutes les cultures, toutes les sensibilités incluses dans ce qu’on dénomme ” l’hexagone “, paraît non pas seulement stupide, mais grotesque. Plus invraisemblable encore est l’idée, fortement ancrée dans leurs cerveaux, que la Bretagne est française, que le contraire est inimaginable, et que les Bretons considèrent comme un honneur cette situation, eux qui ont été persécutés pendant plusieurs siècles, qui ont perdu leur langue par assassinat, et des centaines de milliers des leurs pour satisfaire aux exigences du nationalisme français agressif et destructeur, enseigné comme une merveille de l’histoire de l’humanité jusqu’à une période toute récente (l’immense tache rose des cartes murales des écoles et des lycées, répartie sur les cinq continents, figurant ” l’Empire ” conquis par les armes françaises), tandis que le timide nationalisme breton était stigmatisé comme un crime.

Les temps, par bonheur pour le peuple martyr breton, ont bien changé. Voici quelques extraits de l’introduction d’un livre fort intéressant, écrit par Guy HERMET, spécialiste en sciences politiques (Histoire des nations et du nationalisme en Europe, Paris, 1996, éditions du Seuil, pages 9 et 10) :

” En 1990, un historien britannique croyait voir poindre les derniers instants d’une passion moribonde …. Le nationalisme, tout comme le sentiment national ou le patriotisme semblaient bien passés de mode. Les auteurs qui persistaient à s’intéresser au processus fondateur des nations de l’Europe ne bénéficiaient plus guère que de la révérence polie rendue à l’abnégation érudite de ceux qui se consacrent encore à des sujets tombés en désuétude.

” Mais tout a changé en un rien de temps, depuis que le nationalisme s’est incarné soudain dans le combat féroce des ” clans bosniaques “… Ce n’était pas que les réflexes nationaux eussent disparu des démocraties occidentales. Ils subsistaient … Mais comme LE BON TON obligeait à (les) condamner avec horreur, l’horreur réveillée fournissait à point nommé l’objet commode de sa détestation ..; LE REJET DE CES “PETITS NATIONALISMES PERTURBATEURS s’est donc exprimé sans inventaire préalable …. comme au siècle dernier, lorsque les grandes puissances du moment HONNISSAIENT CHEZ LES AUTRES CE QU’ELLES AVAIENT ACQUIS POUR ELLES MÊMES ” ..

Pauvre France ! Après avoir écrasé avec une fureur sanguinaire tout ce qui ne ressemblait pas au modèle absurde fabriqué de toutes pièces par ses théoriciens fanfarons - Michelet, Jules Ferry, Lavisse et autres -, la voila qui part en débris, incapable qu’elle est, même, de mettre sur pied un débat national sur son Identité, obligée de renoncer à son éphémère ministère de l’identité nationale,  et tournée en ridicule au nom de ce qu’on dénomme l’universalisme, par lequel on veut la dissoudre, comme un corps jeté dans l’acide chlorhydrique : la France A HONTE DE S’ASSUMER COMME NATION.

Dans le même temps, les Bretons, que l’on croyait étouffés à jamais, renaissent : ils redécouvrent leur histoire, qui avait été falsifiée, ils renouent avec leurs origines par delà les débuts de notre ère, découvrent l’antiquité de leur culture, sa continuité dans le temps, tandis que les jeunes de Bretagne arborent avec fierté, désormais, leur IDENTITE RETROUVEE, en même temps que leurs symboles nationaux : LA BRETAGNE EST FIERE DE S’ASSUMER COMME UN PEUPLE, COMME UNE NATION, COMME UNE CIVILISATION.

Nous n’avons aucune raison de plaindre la France : mais nous considérons aujourd’hui ses interrogations identitaires avec compassion et pitié. Le débat initié il y a très peu d’années par l’Etat français était aussi respectable que le nôtre, pourtant. Une coalition de semi-insuffisants intellectuels, l’a fait échouer. Puissions nous nous dégager à temps de ce pays en train de couler sous nos yeux, par la faute et l’incompétence de ses dirigeants, en même temps que de celles de ce qu’elle accepte de considérer comme des ” intellectuels “, ce qu’ils ne sont pas, relevant seulement d’une secte aussi bête que méchante. Relevons une perle de ces pauvres gens, qui ont fait reculer ce qu’il y a de plus fondamental pour l’être humain : ce qu’il est, d’ou il vient, d’ou il va, l’avenir qu’il souhaite pour le peuple auquel il appartient :

“  Il est temps de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes, qui sont le fondement de notre république  …. il met en danger la démocratie ” (!!!).

Disons le tout net : littérairement c’est très mauvais, politiquement, c’est ridicule !

Nous, Bretons, affirmons notre droit à être ce que nous sommes, nous disons que nous sommes plus respectueux que beaucoup d’autres des valeurs universelles, que nous considérons comme consubstantielles à l’espèce humaine les cultures et les civilisations dans leur diversité, enrichissante pour tous. Tout individu a le droit d’avoir une identité nationale, et de connaître son histoire, comme il a le droit de se connaître lui-même, et les composantes de sa personnalité. L’histoire de son peuple, même approximative et inexacte, est l’une des composantes principales de sa personnalité, ce par quoi il existe et tient debout, à la manière d’une plante, qui ne peut croître et prospérer sans un tuteur qui lui permet de grimper et d’exister. Universalistes ? Oui, messieurs, nous en connaissons qui vous ressemblent : le seul résultat tangible dont ils peuvent s’enorgueillir, est d’avoir sur la conscience CENT millions de victimes innocentes : donc, passez votre chemin. Il est regrettable que la France, quel que soit le contentieux qui nous oppose depuis tant de siècles, ait baissé pavillon devant vous, et que le gouvernement français ait si mal conduit ce noble débat, celui du droit inaliénable de s’interroger, comme tous les autres peuples du monde, sur son identité, et de vouloir la sauvegarder, ce qui est non pas son droit strict, mais son devoir pour les populations qui l’ont construite et faite ce qu’elle est.

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I - LA RESISTANCE FEROCE DE LA BRETAGNE APRES LA MORT DE LA DUCHESSE ANNE, DE LA DUCHESSE CLAUDE (1524), ET APRES LE PSEUDO-TRAITE DE 1532.

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Lecture conseillée, dans le blog Mélennec actualités et politique : La colonisation de la Bretagne par la France (article en cours d’élaboration).

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Dans plusieurs ouvrages parus sous la plume d’universitaires bretons - et d’un universitaire qui a enseigné en Bretagne, mais est né dans le nord de la France, et est aujourd’hui réputé pour n’avoir rien compris au problème breton -, on lit avec surprise que notre pays a accepté avec joie ce que l’on a appelé la ” réunion ” (sic!) de la Bretagne à la France. On tire prétexte de ce que les populations ne se sont guère soulevées, si l’on excepte la révolte du papier timbré de 1675.

Rien n’est plus inexact.

Contrairement à ce que l’on pense, durant toute cette période qui suit la mort de la duchesse ANNE,  la Bretagne résiste, d’une résistance que l’on peut qualifier de FURIEUSE, même si elle n’a plus d’armée. Cette période, sur-documentée par des archives pléthoriques, est mal connue des Bretons. Elle est fertile en péripéties de toutes sortes, au cours desquelles le pouvoir royal se heurte d’une manière qui  le surprend et l’étonne, tant les Bretons sont obstinés, entêtés, intraitables, ne cédant que sous la contrainte, après avoir épuisé tous les moyens pour mettre en échec les Français, résistance couronnée de succès après la mort de Louis XIV, en 1715 (pour les lecteurs pressés, soucieux de s’informer sans se fatiguer à lire les archives, sur cette résistance furibonde : Jean Queniart, pages  16 et suivantes, 60 et suivantes, 11 et suivantes …..; Michel Denis, Rennes, berceau de la liberté, Editions Ouest-France, Rennes, 1989, pages 18, 19, 20, 37 et suivantes, 43 à 46, 145, 158…..).

En 1789, quoique rayée de la carte internationale depuis 1514-1532, elle a sauvé l’essentiel : sa fierté, et une partie non négligeable de ses droits. Il n’y a plus de Souverain breton, ni de Premier ministre, ni de gouvernement, mais le Pays conserve encore des Institutions importantes (Les Etats de Bretagne, le Parlement …..). La Bretagne continue à discuter avec âpreté les décisions royales, à voter les impôts avec réticence, que la France n’obtient qu’à l’arraché, à s’opposer ou à accepter la législation qui lui est proposée par les fonctionnaires de Versailles (thèse de Bonvallet …).

En 1788, la Bretagne, écrasée sous Louis XIV - de 1660 à 1715 - a retrouvé la maîtrise quasi totale de son administration, et a récupéré, par une obstination féroce, une partie de ses droits. Elle inspire crainte et respect aux bureaux de la monarchie étrangère, et aux fonctionnaires délégués par la France, en particulier l’Intendant ( = le Super-préfet de cette époque), qui rase les murs, et craint pour sa vie (voir Queniart, précité, mêmes pages ….). En 1789, à la veille de la révolution dite ” des droits de l’homme “, LA BRETAGNE EST UN PAYS AUTONOME, ne dépendant plus du pouvoir royal que dans les domaines que celui-ci a conservé. Ses impôts ? Deux fois moindres que ceux payés par les provinces françaises, comme le Languedoc (Rapport Necker …) : cet exploit n’est pas seulement dû à l’avarice connue des Bretons - cousins proches, sur ce point, des Ecossais -,  mais à leur capacité exceptionnelle (dans ces temps heureux !), de s’y opposer avec énergie, et de réussir très souvent à faire plier le prédateur. Lorsqu’ils disparaissent, par la décision unilatérale et illégale des autorités du pays dénommé “LA” France, les Etats de Bretagne ont fait preuve - même s’ils sont composés pour l’essentiel de nobles -, d’une énergie inlassable, intraitable, obstinée pour défendre les droits du pays.

La monarchie d’ancien régime, si dure qu’elle ait pu être à l’égard des Bretons, a toujours laissé la porte entr’ouverte à la discussion et à la négociation. Les Bretons, outre les nombreux moyens qu’ils ont mis au point en Bretagne au fil des années pour contester, discuter, obtenir l’annulation de très nombreuses mesures portant atteinte à leurs droits, entretenaient d’ailleurs en permanence, à Versailles, des ” députés en cour “, dont c’était la fonction de discuter avec les proches collaborateurs du roi, à seule fin de contraindre la royauté à respecter les obligations qu’elle s’était imposée à elle même en 1532 : le fameux édit n’a jamais été juridiquement un contrat entre la France et la Bretagne, mais un texte que les Bretons ONT BRANDI DEVANT EUX ET DEVANT LES ROIS DE FRANCE, comme un bouclier protecteur, dont ils se sont servis avec une infatigable persévérance, et une habileté dont on peut dire qu’elle avait quelque chose de diabolique, tant ILS ONT REFUSE DE CEDER SUR RIEN : à chaque nouvelle violation par la France des droits des bretons, ceux-ci, invariablement, lui ont dit : VOILA CE A QUOI VOUS VOUS ETES ENGAGES EN 1532 : NOUS VOUS METTONS EN DEMEURE DE RESPECTER VOS ENGAGEMENTS. Leurs adversaires ont très souvent fait machine arrière.

(Sur les députés en cour : Bonvallet, p.41; Planiol, p. 5, p. 68  ; Rébillon, p. 159 à 162).

On ignore tout ceci en Bretagne, à l’exception de quelques lettrés : pour reprendre l’excellente formulation de Loeiz LE BEC, la BRETAGNE N’A PAS CESSE DE LUTTER POUR SA LIBERTE DEPUIS L’INVASION DE 1491. Malgré de nombreuses trahisons au cours des siècles, malgré les collabos (dont une famille très bien connue, qui ne sera pas nommée ici, pour des raisons que l’on comprendra sans peine), j’atteste de l’exactitude de cette formule (Comte René-Jean du PLESSIS-BOTHEREL, Protestations adressées au roi et au public; présentation (excellente) de Loeiz LE BEC; Editions An Here, Le Relecq Kerhuon, 2000).

Mais la fin est proche : le pays des droits de l’homme va tout détruire, en très peu d’années.

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II - LA FIN DE LA RESISTANCE EN BRETAGNE : LE ROULEAU COMPRESSEUR INSTAURE COMME SEUL ET UNIQUE MOYEN DE GOUVERNER LA BRETAGNE, A PARTIR DE L’ADMIRABLE REVOLUTION DES DROITS DE L’HOMME.

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C’est une notion inconnue en Bretagne que, si contraignant qu’ait été le régime imposé par la monarchie française, celle-ci a TOUJOURS LAISSE SUBSISTER UNE LARGE PART DE NEGOCIATIONS, DE DISCUSSION, avant de laisser la Bretagne recouvrer un régime d’autonomie après la mort de LOUIS XIV.

C’ est un autre régime qui est IMPOSE A LA BRETAGNE A PARTIR DE 1789. Nous demandons aux lecteurs de lire et de relire plusieurs fois les phrases qui suivent :

La république des droits de l’homme a ôté aux Bretons, jusqu’en 2012, TOUTE POSSIBILITE DE DISCUTER LES DECISIONS DE PARIS : les Etats de Bretagne, le Parlement alors en fonctions, les Députés en cour, le droit de discuter les impôts et d’en proposer d’autres, le droit de s’administrer, le droit d’enseigner l’histoire nationale, le droit de s’opposer aux lois françaises, le droit de parler la langue nationale, le droit de l’enseigner et de la transmettre aux enfants, le droit de s’intituler ” Nation “…. ont été IMPITOYABLEMENT détruits et ôtés aux Bretons. Le pays en tant que tel a été rayé de la carte, divisé en ” départements ” (français !!!), à la tête desquels ont été placés des gouverneurs venus de l’étranger, décorés du nom de ” préfets “. LA REPUBLIQUE DES DROITS DE L’HOMME A INSTAURE un régime inconnu de l’ancien régime : CELUI DU ROULEAU COMPRESSEUR.

LA MERVEILLEUSE, LA SUBLIME, L’UNIQUE, L’EPOUSTOUFLANTE  REVOLUTION DES DROITS DE L’HOMME, EN TRES PEU DE TEMPS, A DETRUIT LA CONSTITUTION, LES INSTITUTIONS, LES LOIS PARTICULIERES, LES LIBERTES BRETONNES.

Il est loisible aux idéographes de ressasser leurs sempiternels couplets et refrains en faveur de cette imposture de ” révolution des droits de l’homme “… L’université bretonne a pris la relève du ” discours ” révolutionnaire, et l’a perpétué jusqu’à nous. Ce sera en vain, car les textes sont là, IL N’Y A PLUS DE RETOUR EN ARRIERE POSSIBLE. La vérité avance maintenant toute seule.

UNE DATE FONDATRICE, qui marque les esprits des Bretons au fer rouge, jusqu’à aujourd’hui, qu’il faut rappeler ici : LE 9 JANVIER 1790, en pleine Assemblée constituante, LES BRETONS SONT INSULTES A PARIS, et traités de PYGMEES.

En 1789, les ” révolutionnaires ” français, sans avoir consulté personne en Bretagne, prennent la décision - EFFARANTE, HALLUCINANTE -, de supprimer les deux Institutions sacrées qui protègent les Bretons depuis des siècles - bien avant l’annexion, d’ailleurs -, c’est-à-dire les droits et prérogatives immémoriales de la Nation bretonne : Les Etats de Bretagne, le Parlement.

Le Comte de Mirabeau est monté à la tribune de l’assemblée constituante. Les députés bretons, conduits par le vieux Président de la Housaye, avec une dignité qui frappe l’assistance,  se sont transportés à Paris; ils sont venus dire aux Français que leurs droits sont sacrés, que la BRETAGNE POSSEDE SA CONSTITUTION PROPRE, que la France n’a aucun droit de suspendre les réunions du Parlement de Bretagne, comme elle prétend le faire, que le Parlement est le gardien vigilant des lois et de la Constitution bretonnes, et que seuls les Bretons possèdent la prérogative de modifier leurs Institutions. Mirabeau, avec une vulgarité propre à son personnage, s’adresse à eux comme on n’oserait pas parler à des porcs :

” Eh ! Que sont tous ces efforts de PYGMEES, qui se raidissent pour faire avorter la plus belle, la plus grande des révolutions, celle qui changera infailliblement LA FACE DU GLOBE, LE SORT DE L’ESPECE HUMAINE ?

(Les Bretons) ne veulent pas enregistrer ( nos décisions) !!! Eh ! Qui leur parle d’enregistrer ? QU’ILS INSCRIVENT, QU’ILS TRANSCRIVENT, QU’ILS COPIENT …… QU’ILS OBEISSENT A LA NATION QUAND ELLE LEUR SIGNIFIE SES ORDRES.

Vous êtes Bretons ?  LES FRANCAIS COMMANDENT ! “

Ce texte EFFARANT est fondateur : il ouvre pour les Bretons une ère nouvelle : non pas celle des droits de l’homme, mais celle de la DESTRUCTION DES DROITS qu’ils avaient su préserver depuis la fatale invasion de 1491, celle des Bretons - pygmées et esclaves des décisions prises en dehors de leur territoire national.

Nous assurons nos chers voisins de l’Est que cette insulte - comme tant de dizaines d’autres, dont nous avons été abreuvés depuis 1789 -, résonnent dans nos têtes comme des cloches : AUCUNE CHANCE QUE NOUS LES OUBLIIONS JAMAIS. Tout cela est en train de se payer…..

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III - LA RENAISSANCE : L’OEUVRE CIVILISATRICE DE M. LE DRIAN.

PAR BONHEUR, la Bretagne a trouvé son nouveau BATMAN : monsieur  Jean-Yves LE DRIAN. Vous réalisez donc à quel point la victoire est assurée !

(Nota bene : dans une enquête de 2008, Batman a été classé deuxième parmi les meilleurs personnages de comic books).

Il nous vient des Etat-Unis des renseignements sur BATMAN, qui nous prouvent que nous sommes sur des planètes différentes.

BATMAN, est un homme chauve souris : vrai aux Etats-Unis, non (encore) prouvé en Bretagne : personne n’a encore vu M. LE DRIAN, les douze coups de minuit sonnés, voler au dessus des clochers de la campagne bretonne. BATMAN est un super héros, mais dépourvu de tout pouvoir : vrai aux Etats-Unis sur le premier point (Batman est un super héros); mais cela est  faux (en Bretagne ) : on n’a encore signalé AUCUNE action d’éclat de M. LE DRIAN en Bretagne; sur le deuxième point ( = aucun pouvoir) : vrai aux Etats unis ET en Bretagne … BATMAN est un héros solitaire, et cela lui suffit bien. M. LE DRIAN, au contraire, est le produit d’un clan politique, sans lequel rien ne serait possible : nommé, soutenu, élu, appointé, il n’est RIEN sans eux … Il est l’homme du parti qui l’a placé là ou il est.

Mais … ne vous y fiez pas !

…………. A suivre ………………

PIQÛRES DE RAPPEL, pour bien marquer votre reconnaissance à la France pour son action civilisatrice en Bretagne : ré-écouter sur la radio-internet Lumière 101, en famille et avec des amis, les émissions : ” Le bêtisier des langues “, ” L’assassinat de la langue bretonne “, ” La Bretagne assassinée “…… Relire périodiquement le livre Breizh, et l’article ” Les crimes de génocide et les crimes  contre l’humanité perpétrés par la France en Bretagne et en Vendée en 1793 et en 1794  …” (blog mélennec).

Pour en terminer, voyez vous-mêmes les MIRIFIQUES résultats de ce beau régime ……

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE sur la résistance de la Bretagne à la France.

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BONVALLET Yvon, Des contraventions au traité d’union entre la Bretagne et la France, de 1532 à 1715, Paris 1942, éditions Tepac, 243 pages. Tout l’ouvrage est consacré aux violations permanentes par la France des engagements solennels pris par ce pays dans le fameux édit du 13 août 1532. Les réactions des Bretons sont extrêmement fortes, et très souvent suivies d’effet. La mécanique d’extorsion de fonds par la France, aux dépens des contribuables bretons est parfaitement analysée. Certains des moyens utilisés par la France sont littéralement EFFARANTS, notamment la création de postes de fonctionnaires inutiles (dans la langage de l’époque : des ” offices “), vendus à leurs acquéreurs, au bénéfice du trésor royal. Pour empêcher ces sangsues d’entrer en fonction, les Etats de Bretagne doivent verser au roi des sommes d’argent souvent très élevées.

D’ARGENTRE Bertrand

FREVILLE Henri, L’intendance en Bretagne (1689 - 1790), Rennes, 1953, éditions Plihon (” tomes).

LE MOY  A., Remontrances du Parlement de Bretagne au XVIII ème siècle, Paris 1909, éditions H. Champion.

LE MOY A., Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal, Paris 1909, éditions H. Champion.

PlANIOL Marcel, tome 5, pages 29 et sv; 50; 55 et sv., 59, 68, 74 et sv., 80, 90 et sv., 95 et sv. ….

REBILLON Armand, Les Etats de Bretagne de 1661 à 1789.

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(Ce texte - déja publié en 2010 -, sera complété en temps opportun).

LE VOTE DE LA LOI SUR LE GENOCIDE : LA FRANCE VIENT DE FAIRE UNE C …. DE PLUS. LES BRETONS ATTENDAIENT CELA DEPUIS DEUX SIECLES ..

Docteur Louis MELENNEC 

 

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LECTURE RECOMMANDEE : LA COLONISATION DE LA BRETAGNE (article publié sur le blog actualités et politique, par Louis Mélennec, le 31 janvier 2012).

 

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PARIS LE 1 ER JANVIER 2011

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M. l’AMBASSADEUR DE TURQUIE 

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Ambassade de TURQUIE

16 rue de LAMBALLE

PARIS (75016).

 

OBJET : LOI SUR LE GENOCIDE

 

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Monsieur l’Ambassadeur,

 

 

La France, dans les circonstances qui sont maintenant connues dans le monde entier, envisage de faire voter une nouvelle loi sur les génocides.

Bien que ce projet ait un caractère général, qu’il vise tous les génocides « reconnus par la loi », nul n’ignore que l’un des pays visés en premier lieu est la Turquie.

 

Nous n’avons pas, en Bretagne, à prendre position, dans cette affaire, pour ou contre votre pays. Nous sommes avides de paix, et, en toute hypothèse, nous sommes résolument contre les crimes commis contre toute personne humaine.

 

Si nous avons participé aux guerres françaises, c’est malgré nous. Notre pays, la BRETAGNE, puissance européenne respectée et pacifique jusqu’à la fin du 15ème siècle, a été envahi par la France, en 1487, 1488, 1490. nos armées nationales ont été détruites en 1488, nos Institutions séculaires anéanties. Les Bretons qui ont été incorporés dans les armées françaises, à de rares exceptions près, l’ont été malgré eux.

Nous pensons que ce n’est pas aux politiques de faire voter des lois mémorielles. C’est aux historiens, ET A EUX SEULS, d’écrire l’histoire, et aux peuples d’apprécier, à la lumière des principes généraux du droit et de la morale, de porter un jugement sur les évènements du passé, s’il y a lieu.

Dans cette matière comme dans toute autre, NUL N’EST AUTORISE A DONNER DES LECONS AUX AUTRES, s’il n’a lui-même eu une conduite exemplaire.

 

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1 – LA FRANCE A, DURANT TOUTE SON HISTOIRE, ETE EN GUERRE CONTRE TOUS SES VOISINS.

 

Elle ne s’est étendue, en surface et en puissance, qu’aux dépens des pays qui jouxtent ses frontières.

 

Au fil des règnes successifs de ses Rois et de ses Empereurs, elle a mis à feu et à sang toute l’Europe : l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Hollande et les Pays Bas, le Palatinat, la Suisse, la Russie, …. seuls ont été épargnés les pays suffisamment éloignés d’elle pour être à l’abri de sa constante volonté d’étendre son territoire en s’emparant de celui des autres.

 

Du 16ème siècle au 20ème siècle, elle a colonisé par la violence, un empire de 10 millions de kilomètres carrés.

 

 Elle a largement contribué à désarticuler et à désintégrer l’Empire AUSTRO-HONGROIS, l’EMPIRE TURC, à l’issue de la première guerre mondiale, avec un manque de sens politique rare. Les conditions très dures imposées aux pays vaincus par les traités de Versailles, de Trianon, et de Sèvres, ont alimenté des rancoeurs tenaces, dont on s’accorde à dire qu’elles sont pour une large part responsables de la guerre de 1939-1945.

 

Ces faits sont avérés et reconnus. Les haines sont loin d’être éteintes. Les Hongrois, par exemple, ne pardonneront jamais à la France d’avoir amputé leur territoire de 68 pour 100 de son étendue en 1920, par le traité dit de « Trianon », et de les avoir diminué d’un tiers de sa population magyare. Les Bretons n’oublieront jamais qu’ils ont perdu 200 000 de leurs enfants dans la guerre franco-allemande de 1914-1918, qui n’était ni de près ni de loin la leur.

 

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2 – NOUS BRETONS, SOMMES PARTICULIEREMENT CONCERNES PAR CETTE LOI SUR LES GENOCIDES, EN VOIE D’ÊTRE ADOPTEE PAR LE PARLEMENT FRANCAIS.

 

 

Vous allez comprendre pourquoi.

 

La France, à la suite de ce qu’elle dénomme la « révolution de la liberté » (!), imposture sur laquelle elle a construit son roman national aux 19 ème et au 20 ème siècles, a réussi, par une mystification habile, à faire accroire à sa population, aux nations annexées dans la brutalité contre leur volonté, et à un grand nombre de pays dans le monde, qu’elle a joué un rôle essentiel dans l’avènement de ce qu’on appelle aujourd’hui les DROITS DE L’HOMME.

 

Il n’en est rien.

L’histoire des droits de l’homme se confond avec l’histoire de l’humanité. On en trouve les premières traces dans le Code d’Hammourabi. Le grand tournant se situe dans les écrits des grands penseurs de l’Antiquité, puis dans le message du christianisme. Chaque civilisation a apporté sa contribution à cette construction de l’humanité, y compris les Bretons.

Dans cette affaire, la France arrive très loin derrière l’Angleterre, la Hollande, les Etats Unis . Tous les droits énoncés par la déclaration universelle de 1789, se trouvent dans la déclaration d’indépendance des Etats Unis de 1776. La France n’est bénéficiaire du prétendu rôle qu’elle s’attribue dans l’avènement des droits de l ’homme, que par l’effet d’une manipulation mentale d’une grande envergure, rendue possible par le contrôle strict de l’enseignement scolaire et universitaire, et par le rôle international qui a été le sien jusqu’à une période récente.

 

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3 – CE QUE LES BRETONS ATTENDENT DE LA TURQUIE : UNE LOI VOTEE PAR SON PARLEMENT, RECONNAISSANT LE GENOCIDE BRETON ET VENDEEN, PUNISSANT DE SANCTIONS SEVERES LA NEGATION DE CE GENOCIDE.

 

La prétendue « révolution » française, en réalité, n’a été qu’une suite de massacres, d’assassinats, de destructions de toutes natures. Les historiens spécialistes de cette époque, sont aujourd’hui d’accord sur le bilan, littéralement DESASTREUX, de cette période, qui s’est traduite, non par le triomphe des droits de l’homme, mais par deux millions de morts, des destructions d’édifices publics, d’églises, de monastères, d’oeuvres d’art, d’écoles, des exécutions sans jugement, des injustices de toutes natures, en même temps que par une régression importante de l’économie.

 

Nous, Bretons, avons eu à souffrir d’une manière particulièrement dramatique des exactions commises par les armées françaises en Bretagne et en Vendée. Avec Reynald SECHER, je fais partie des historiens qui ont entrepris de porter à la connaissance de tous les souffrances que nous avons endurées par la cruauté de la France . Nous n’avons pas seulement perdu le droit de nous administrer, nos institutions séculaires, le droit de parler notre langue … En 1793 et en 1794, nous avons été victimes de crimes contre l’humanité, d’un véritable génocide au sens ou l’entend le droit international. Les armées françaises, durant cette période, ont déversé sur la Bretagne et la Vendée, se livrant à des carnages abominables, torturant, violant, brûlant, noyant, découpant en morceaux des êtres humains, écrasant sous des pressoirs des femmes enceintes, découpant leurs enfants en morceaux devant elles, arrachant de leur ventre des enfants prêts à naître, faisant fondre dans des fours des corps humains pour en extraire de l’huile …

 

L’oeuvre « civilisatrice » de la France en Bretagne et en Vendée étant ce que je résume ici en quelques lignes, vous comprenez pourquoi nos historiens ayant eu accès aux archives, Internet permettant de faire connaître la vérité au monde entier, ont décidé de passer aux actes.

 

 

 

VOUS TROUVEREZ CI JOINT L’ARTICLE très documenté que je viens de publier sur Internet. Si fertile que soit l’imagination humaine, on ne peut imaginer que des êtres humains aient réalisé des actes d’une telle abomination, et en si grand nombre. Je me propose de vous remettre – ainsi qu’à votre gouvernement – un dossier complet sur cette affaire, dont les pièces principales sont la thèse soutenue à Paris en 1985 devant un jury prestigieux par mon compatriote Reynald SECHER, et le livre admirable qu’il vient de publier aux Editions du Cerf.

 

UN ELEMENT EXTRÊMEMENT IMPORTANT VA LEVER TOUS VOS DOUTES SUR LA REALITE DU GENOCIDE COMMIS PAR LA FRANCE EN BRETAGNE ET EN VENDEE : EN 2007, SEPT DEPUTES ET SENATEURS FRANCAIS ont déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale, une proposition de loi, dont vous trouverez ci-joint copie, visant à faire reconnaître le génocide brito-vendéen (voir ci-après).

 

Le gouvernement français soucieux de son image dans le monde, et de l’effet désastreux que l’adoption de ce texte aurait produit, a fait obstacle à ce projet : il lui semble préférable de faire reconnaître le génocide arménien, car il a oublié – à moins que sa culture historique soit nulle -, que la France a été mêlée à un certain nombre de massacres de masses, non encore prescrits.

 

Nous vous sommes reconnaissant, Monsieur l’Ambassadeur, de vouloir bien porter ces faits et les documents joints à la connaissance de votre gouvernement et de votre Parlement, afin qu’il y soit donné une suite adéquate.

 

En ma qualité de Breton, je me tiens à la disposition de votre pays pour parler devant vos journalistes, vos médias, vos télévisons, s’il y a lieu, votre gouvernement et votre Parlement, bien entendu.

 

Veuillez agréer, monsieur l’Ambassadeur, l’assurance de mes sentiments distingués.

 

 

 

 

 LOUIS MELENNEC, docteur en droit et en médecine, DEA d’histoire contemporaine, ex-consultant près le Médiateur de la République française. 

 

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LE DOSSIER DU GENOCIDE BRETON ET VENDEEN COMPORTE, PRINCIPALEMENT dans l’état actuel du dossier :

1 - La présente lettre adressée à M. l’Ambassadeur de Turquie, aux autorités turques d’Ankara, aux sites bretons et français, aux rédactions des journaux, aux groupes parlementaires …

2 - L’article publié par Louis MELENNEC sur son site (blog mélennec), sous le titre ” Les crimes de génocide et les crimes contre l’humanité, perpétrés en Bretagne et en Vendée par la FRANCE DES DROITS DE L’HOMME en 1793 et en 1794 “.

3 - La proposition de loi n° 387, relative à la RECONNAISSANCE DU GENOCIDE VENDEEN de 1793-1794, déposée en 2007 par Lionnel LUCA, Hervé de CHARETTE et autres … (ce document capital est accessible par Google).

4 - La thèse de M. Reynald SECHER, rééditée par les éditions Perrin en 2006 sous le titre ” LA VENDEE - VENGE “.

5 - L’ouvrage de M. Reynald SECHER, édité par les éditions du CERF en 2011, sous le titre : ” VENDEE, DU GENOCIDE AU MEMORICIDE “.

Ces documents sont plus que suffisants pour que soit votée une loi punissant la négation du génocide brito-vendéen de 1793-1794 (y compris la France, en premier lieu, qui est tenue par sa propre législation).

 

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CONSEIL TRES APPUYE AUX LECTEURS DE CE BLOG, pour transformer la lettre ci-dessus en une BOMBE POLITIQUE.

1 - Aller sur ABP (faire tout simplement dans Google : ABP).

2 - Lire attentivement, sous la plume de Ph. ARGOUARC’H, l’article intitulé : ” LE DOCTEUR MELENNEC demande au Parlement turc de voter une loi  …….”

3 - Lire les commentaires avec attention. Arrêtez-vous sur le commentaire de Louis Mélennec, et sur les conseils simples, d’exécution rapide, pour amplifier phénoménalement l’effet de la présente lettre, qui est une opportunité politique inespérée pour la Bretagne, QUI NE SE REPRESENTERA PAS DE SITÔT.

 

 

 

 

Réf. TURQUIE 11

 

 

 

LA TURQUIE VA-T-ELLE FAIRE VOTER PAR SON PARLEMENT UNE LOI MEMORIELLE RECONNAISSANT LE GENOCIDE BRITO-VENDEEN de 1793-1794, et assortir la violation de cette loi de sanctions très sévères ?

(Article en cours d’élaboration)

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NOTE IMPORTANTE : COMMENT INONDER LA FRANCE ET LA BRETAGNE DE NOTRE HYMNE NATIONAL : “Vieux Pays de nos Pères “, BRO GOZ VA ZADOU.

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Le jour ou nos symboles nationaux auront partout remplacé les symboles étrangers sur nos terres, la partie sera virtuellement gagnée, sans qu’une goutte de sang ait coulé. N’oubliez pas que nous sommes des démocrates, des pacifistes, respectueux des autres et des cultures des autres, à condition qu’elles n’incitent ni à la haine, ni à la violence.

(Sur nos symboles nationaux : voir : ABP, le massacre de Saint-Aubin-du-Cormier doit être proclamé deuil national).

Il existe de nombreuses versions du BRO GOZH VA ZADOU. L’une des plus accessibles et des plus faciles à expédier par mail, est diffusée sur YOUTUBE et DAILY MOTION. Je l’ai mise dans le domaine public il y a plusieurs années : elle est donc destinée à être diffusée largement, sans risque aucun pour ceux qui l’utiliseront, et avec un large bénéfice pour ceux qui l’entendrons : savoir QUE NOUS EXISTONS, QUE NOUS ENTENDONS QUE CELA SE SACHE, d’une manière irrémédiable, ferme, et définitive.

Voici comment procéder :

1 - Tapez dans la case “Google” les mots suivants : bro gozh mélennec youtube, ou encore : bro gozh mélennec daily motion. Cliquez. Vous verrez apparaître la magnifique statue d’Anne de Bretagne, et entendrez notre superbe hymne national.

2 - Cliquez sur la case ” Partager “.

3 - Inscrivez dans la case prévue à cet effet les mails de vos amis (ou de vos ennemis !). Envoyez. Si vous utilisez YOUTUBE, vous pouvez transmettre par un seul mail VINGT EXEMPLAIRES DE VOTRE HYMNE NATIONAL. N’oubliez pas vos élus (y compris les plus mauvais et les plus inefficaces), vos administrations, et surtout les citoyens qui vomissent la Bretagne : peut-être les convertirez-vous ! S’il vomissent, tant mieux: ce sera une purgation : vous leur rendrez donc service.

A ce jour, notre hymne national a été, tous sites confondus, écouté PLUSIEURS MILLIERS DE FOIS.

Songez que dans mon enfance, au GUILVINEC, nous étions réduits à un tel état, que nous ignorions même le titre de cet hymne. Quel chemin parcouru ! Comme l’a dit Jean Luc de CARBUCCIA, en terminant l’émission qu’il a intitulée lui même “La Bretagne assassinée” (cf. Lumière 101) : ” De pareilles horreurs se payeront un jour ! “.

Ce n’est pas assez, loin s’en faut : donc, AU TRAVAIL, et que ça saute !

RESULTATS PARTIELS, CE LUNDI 23 JANVIER 2012.

Grâce à nos efforts conjugués, 200 personnes ont reçu et entendu, EN DEUX JOURS, notre BRO GOZH VA ZADOU. C’est un résultat remarquable. La mélodie est excellente, très belle musicalement. L’orgue sonne admirablement, tenu par Lorenzo Cipriani. J’ai choisi la version la plus solennelle pour l’enregistrement. Elle va progresser régulièrement. Cette version a été écoutée et enregistrée 7000 fois environ : 2000 pour le disque produit par la firme Divina musica Peltier; 2000 environ par le site ABP; 1100 et 1100 pour Youtube et Daily motion; 1000 pour les autres sites, dont un site turc, dont le compteur …. est en panne : de telle sorte que lorsque le chiffre 100 est atteint, il redémarre à zéro, et repart vers le haut : 1, 2, 3  …

Nous devons continuer, et unir nos efforts. Les indices recueillis sont très encourageants. Rappelons nous que nous devons être pacifiques dans toutes nos démarches. La violence est contre-productive, surtout en Bretagne. Les quelques attentats qui eurent lieu en Bretagne, contre les personnes, les bâtiments publics, .. ont eu des résultats psychologiques désastreux dans la population. Ils n’étaient pourtant RIEN à côté des millions de victimes causés par ce pays qui se prétend notre mère tutélaire, qui nous a tondus et ruinés plusieurs siècles durant, et opéré des saignées dramatiques dans notre population. Mais cela a donné à nos “protecteurs” l’occasion de faire des procès spectaculaires, de prononcer des condamnations démesurées, et surtout, pour ces IMPOSTEURS,  de nous désigner comme des terroristes, ce que nous ne sommes ni de près, ni de loin.  Le respect du droit, encore et toujours : le droit international consacre d’une manière solennelle le droit des peuples de proclamer haut et fort leur identité, de pratiquer leur culture, de l’enseigner à leurs enfants, de parler leur langue, et surtout DE SE GOUVERNER EUX-MÊMES. Le droit international interdit aux Pays dont la population comporte ce que l’on dénomme des “minorités” - en réalité des NATIONS numériquement moins importantes que l’ethnie qui détient les commandes, et les oppresse, de violer ces principes fondamentaux.

J’ai entendu dire, jadis, que les Bretons doivent “avancer masqués”, ou encore ” toujours y penser, ne jamais en parler” (!!!!).

C’est très exactement l’inverse que nous devons faire.

L’un de mes correspondants m’écrit : ” En quelques années, TOUT EST DEVENU POSSIBLE EN BRETAGNE “.

En avant, donc ! AFFIRMONS NOUS, AFFIRMONS NOTRE CIVILISATION, NOS VALEURS. Faisons en sorte que les principes qui inspirent nos actes suscitent la sympathie, non l’inverse. L’agressivité ne doit être utilisée que lorsqu’elle est utile. Et c’est le cas lorsqu’on nous attaque. Méprisons les injures : les injuriants sont méprisables.

Louis MELENNEC.

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Le temps est le juge suprême. Il juge les atrocités de l’histoire, la bassesse des hommes, ceux, plus encore, qui se sont couchés sur le sol pour défendre leurs méprisables intérêts personnels.

Les Bretons, après le massacre de Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488, au cours duquel leurs armées nationales furent anéanties par le prédateur français, attendaient que Justice leur soit rendue. Cinq cents vingt quatre ans, c’est long. C’EST FAIT, ENFIN. On a démonté toute la mécanique de l’invasion de la Bretagne, ses tenants et ses aboutissants. Il ne sera plus possible d’y revenir.

Ils ont attendu, avec patience, pendant deux cents dix-neuf ans,  - on ne leur a pas laissé le choix, la vérité a été cachée aux enfants des écoles, en excluant péremptoirement des programmes tout ce qui concerne l’histoire de la Bretagne, pour y substituer l’histoire d’un pays qui n’est pas le leur -, de savoir ce qui s’est passé à Nantes, en Loire Atlantique, en Vendée, très peu d’années après l’admirable ” révolution ” des prétendus droits de l’homme de 1789. C’EST FAIT : quelques savants - au premier rang desquels Reynald SECHER, avaient pu, dans des ouvrages majeurs mais confidentiels par la diffusion, qui leur ont valu d’être persécutés, exposer les évènements, le nombre des victimes, les horreurs de toutes natures qui y ont été accomplies. Mais cette démarche était restée cachée, étouffée par ceux qui y avaient intérêt, et par leurs complices. Depuis l’apparition d’Internet, ces horreurs sont publiques, elles sont connues de centaines de milliers de Bretons. Aujourd’hui, on sait aussi qu’il s’agit DE CRIMES CONTRE L’HUMANITE, PIRE : D’UN GENOCIDE : on peut, en 2011, sans aucune forme de crainte, utiliser ces mots terribles , pour désigner ces abominations perpétrées par  par les armées françaises, avec une férocité qui nous fait honte, à tous, d’appartenir à l’espèce dite “humaine”… Ce sujet était un tabou de la République des Droits de l’Homme : nous sommes quelques uns à l’avoir renversé; d’une manière irrémédiable et définitive.

Bientôt, vous allez y assister, ce sera le tour de JAURES, et de CLEMENCEAU, qui ont magnifié, approuvé, célébré ces crimes, sans aucun pudeur : deux “héros” français vont être descendus de leur piédestal, comme l’abbé SIEYES, jadis, fut extrait avec brutalité du PANTHEON, ou l’on regretta d’avoir enseveli ses cendres.

Quiconque a la fatuité de penser que les Bretons ont oublié ces évènements dramatiques, se trompe lourdement : les Bretons n’oublient rien, leur obstination est connue dans le monde entier : cent mille ans de plus ne changeraient rien à l’affaire.

Notre Conseil régional se serait-il enfin réveillé ? Ses membres éminents ont-ils alerté le gouvernement turc que la France, ce pays qui ose lui parler si haut et si fort a commis des crimes aussi affreux que l’ex-empire ottoman, notamment en Bretagne et en Vendée ?

Certes non ! Savez vous, Bretons, que les ” autorités ” bretonnes en place ont été incapables d’apposer seulement une plaque commémorative à la mémoire des milliers d’innocents noyés avec une sauvagerie inouïe dans la Loire, à Nantes, notre capitale politique pour l’éternité, notre JERUSALEM BRETONNE, par les armées de la Liberté, composées et commandées par des Français, obéissant aux ordres de malades mentaux, gouvernant depuis Paris un pays constitué par la force des armes, rebaptisé ” LA FRANCE “, toutes nations confondues et néantisées, à commencer par la nôtre ?

Pourtant, QUELQU’UN A ALERTE LES TURCS : en matière de génocide, ils ont désormais - sinon par le nombre des victimes, en tout cas par l’horreur des actes accomplis -, un concurrent plus que sérieux : le génocide breton et vendéen de 1793-1794 - que d’aucuns suggèrent d’appeler désormais LA SHOAH BRETONNE - … Réjouissez vous que les Turcs s’intéressent maintenant à notre Pays : nous avons des raisons de penser qu’il en résultera du bien : les voila maintenant en situation de se servir de ces faits horribles qu’ils ne connaissaient pas, de ces évènements nauséabonds, que l’on a tenté de dissimuler pendant plus de deux siècles, et presque réussi à le faire, avec la complicité honteuse des Kollabos.

On devait, tôt ou tard, en arriver là. La sottise conduit à des catastrophes, presque toujours.

Les historiens ont tiré la sonnette d’alarme. Les lois dites “mémorielles” sont d’authentiques stupidités. Elles sont l’oeuvre de politicards de bas étage, qui tentent de tirer parti des circonstances (tout le monde pense, en France, que le pouvoir veut, à la faveur des prochaines élections, attirer à lui le vote des Arméniens français), pire : d’insuffisants mentaux, qui, ne sachant pas ce qu’ils font, ignorent que derrière de toute loi contestable, existent NECESSAIREMENT des effets pervers à distance, dont il faut payer le prix tôt ou tard.

Dans le cas présent, la France ayant, de notoriété publique - peu importe que d’autres pays soient dans la même situation qu’elle - accompli des atrocités au cours des guerres innombrables qu’elle a déclenchées et dont elle est responsable, risque de voir un énorme boomerang se retourner contre elle, avec perte et fracas.

La France s’est érigée de longue date Professeur de Morale Internationale, vilipendant à tour de bras les Etats déclarés par elle comme voyous …  Elle a omis, jusqu’à présent, pour ces crimes dont elle accuse les autres, de battre sa coulpe. Non qu’elle soit plus coupable que les autres, tout compte fait : tous les Etats, tous les pays, toutes les nations ont commis des crimes au cours de leur histoire.

Mais en matière d’impudeur, la France s’est hissée sur les sommets …….

L’HISTOIRE OFFICIELLE, L’HISTOIRE IDEOLOGIQUE, LES LOIS MEMORIELLES.

Si j’en juge par les invraisemblables inepties que l’on trouve encore dans les colonnes de WIKIPEDIA, l’encyclopédie de toutes les erreurs - du moins pour l’histoire de la Bretagne, car il n’est pas question de nier que WIKIPEDIA rend bien des services, en première analyse ..

(A SUIVRE …).

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A LIRE ABSOLUMENT :

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Louis MELENNEC, Les crimes de génocide et contre l’humanité perpétrés en Bretagne et en Vendée par la France des droits de l’homme en 1793 et en 1794 (in : le Blog de Louis MELENNEC, voir ci-après).

Reynald SECHER, Vendée, du génocide au mémoricide (Les Editions du Cerf, Paris, 2011); La Vendée-Vengé, Paris, 1986 et 2006 (PUF et Perrin); La guerre de la Vendée et le système de la dépopulation Paris, Editions du cerf, 2008). Je ne remercierai jamais assez Reynald SECHER de m’avoir honoré de son amitié, et de m’avoir permis de bénéficier de ses recherches. Les Bretons et les Vendéens lui doivent une reconnaissance éternelle. Les livres de SECHER sont d’une importance majeure; ils constituent, à proprement parler LE dossier du génocide breton et vendéen.

Dans WIKIPEDIA : biographies de Reynald SECHER et de Louis MELENNEC.

Louis MELENNEC, Le hachis parmentier perpétré en Bretagne et en Vendée … (in : le blog de Louis MELENNEC; il est question, dans cet article, du génocide arménien et du génocide brito-vendéen).

L’ACCELERATION DE L’HISTOIRE EN BRETAGNE : LA PRISE DE CONSCIENCE DES BRETONS, et la déliquescence de la MANIPULATION MENTALE PAR LE PRETENDU PAYS DES DROITS DE L’HOMME .

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MESSAGE DE NOËL A TOUS LES BRETONS, ET A TOUS LES BRETONS DE COEUR.

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RELIRE, ABSOLUMENT :

- Mélennec : Nation bretonne.

- Mélennec : Mythologie de la Nation bretonne.

- Jules César : La guerre des Gaules (collection folio; 10 euros). Il est fondamental que TOUS LES BRETONS sachent qu’ils sont un peuple - même s’ils sont divisés, à cette époque, comme tout au long de leur histoire - plusieurs siècles avant notre ère. Jules César, qui a effectué deux expéditions dans l’île de Bretagne (la Grande Bretagne actuelle), leur consacre de longs développements. Il n’est plus acceptable de lire - pas seulement chez les auteurs français - qui s’en fichent, d’ailleurs -, mais chez de petits débiles mentaux bretons, dans leurs blogs, que la nation bretonne a été “inventée” par les “folkloristes” du 19ème siècle. Pas davantage chez d’autres ignares, qui ne sont jamais sortis de leur thèse de doctorat, et dont la culture historique générale est voisine de ZERO, continuent à raconter que la Bretagne n’est pas un Etat au moyen-âge, et qu’elle n’est pas souveraine. Nous pensons à l’un d’eux, en particulier, qui, ignorant que les Nations existent même avant ce que nous dénommons “l’antiquité”, que le droit international a existé dès que des groupes humains ont eu à débattre de leurs contentieux, s’est rendu RIDICULE en soutenant que la Bretagne ne peut pas être une nation au moyen-âge, PARCE QUE LES NATIONS N’EXISTENT PAS ENCORE !!!!! Voyez à quoi a conduit la colonisation de la Bretagne par la France !

Rappelez vous qu’en2008, lorsque s’est tenue à Nantes, au château ducal, une exposition sur ANNE de BRETAGNE, c’est ce monsieur qui a été choisi pour la mettre sur pieds, et qu’il a été procédé - la qualité des objets exposés n’étant pas en cause -, à un véritable KIDNAPPING de NOTRE histoire. Honte aux Nantais qui organisent de telles manipulations.

Relire, sur la toile : Errances mélennec anne de bretagne exposition nantes

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L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE EST EN TRAIN DE SUBIR UN COUP D’ACCELERATEUR VIOLENT.

Le réveil des nations se fait toujours de la même manière. Après une phase d’ “assimilation” plus ou moins dure, parfois cruelle ou davantage, sous l’effet des ingrédients qui sont toujours les mêmes dans l’histoire du monde - quiconque s’évade de son propre nombril, et a la curiosité d’aller étudier ce qui se passe - surtout ce qui s’est passé - chez les autres peuples, verra les mêmes phénomènes se reproduire … Nos cousins écossais ont redécouvert les “kilts”, nous avons redécouvert nos instruments traditionnels; les catalans, qui par bonheur n’avaient pas subi, comme nous, un assassinat organisé de notre langue, l’ont rendue obligatoire …

Nous sommes entrés dans cette phase, annoncée ici depuis des années, et qui l’a été ailleurs, là ou la parole était possible : les politiques bretons, qui ont brillé par leur lâcheté et leur inertie, SONT EN TRAIN DE PRENDRE PEUR. Pas pour la Bretagne, mais pour LEUR SURVIE POLITIQUE. Jusqu’à ces toutes dernières années, on coulait des jours heureux à l’ombre de la république des droits de l’homme, que l’on courtisait, en toute impudeur. Il suffisait de bien cirer les chaussures des gens au pouvoir. Humiliant pour qui a de la dignité, facile pour qui n’en a pas. Puis venait l’onction, tant attendue, administrée à Paris … Alors, après s’être bien humilié, après avoir léché quantité de bottes, on vous proposait une bonne circonscription, en forme de sucette pour enfants pas encore adultes. A condition d’être bien sage, et bien docile … Et l’on servait son maître, toute honte bue, jusqu’au prochain tour de manège : roulez, manants, on vous sait doués pour cet exercice : c’est votre métier.

Les voila maintenant, ces merveilleux patriotes, qui réclament à cor et à cri ….. la REUNIFICATION !!!!!! Qui l’eût cru ?

Seul M. le DRIAN hésite encore. Diable ! De quel bord est-il ? Diantre ! N’est-il pas encore un peu trop tôt ? La Bretagne compte-t-elle quatre … ou cinq départements ? Allons, encore un petit effort ! Un, deux, trois, quatre … (ici, une longue pause). Respirons à fond, et recommençons : un, deux, trois, quatre …. et cinq ! BRAVO ! Vous venez de gagner, monsieur Le Drian ! L’agrégation d’histoire permet aussi d’être un éminent mathématicien ! Mes amis, vous allez le savoir avant qu’il soit peu : PARBLEU ! Il est de ceux qui ont TOUJOURS réclamé l’indépendance pour la Bretagne. Vous ne le saviez pas ? Mais, mon bon monsieur Le DRIAN, de QUI, de QUOI avez vous peur ???

LE NOUVEAU BALLET POLITIQUE BRETON : AH ! AH ! AH ! LA QUEUE LEU LEU  …

Dès maintenant, précipitez vous sur YOU TUBE, et offrez vous une incroyable partie de rigolade : tapez : A LA QUEUE LEU LEU, la version qui dure 4′13 : vous verrez là, en avant première de leur nouveau show sur les scènes bretonnes,  vos députés, vos députrices, vos sénateurs, vos sénateuses : vous les verrez tous et toutes, comme dans les clubs de vacances : à la queue leu leu, à la queue leu leu leu,  à la queue leu leu leu leu …. (bis , etc).

La ressemblance est FENDANTE !

Dans quelle auge va-t-on, maintenant, manger son avoine ? Parbleu ! Les Bretons - les jeunes surtout, les autres, pour le grand nombre, ont été si bien formatés  … après tout, ce n’est pas bien difficile : la girouette a tourné, totons nous sommes, totons nous restons, tournons avec elle ! Les Bretons sont si cons, ils n’y verront que du feu. Bientôt, C’EST NOUS QU’ON SERA LES HEROS !

BON VOYAGE, MESSIEURS DUMOLLET.

(Allez maintenant sur daily motion et tapez : bon voyage M. Dumollet : une comptine délicieuse).

Le maire de Nantes et le président de la région dite “des pays de Loire” SAVENT, maintenant, ce qui va advenir : leur départ est  certain, seule l’échéance est inconnue. M. le Président des “Pays de Loire” est désormais informé des rudiments de l’histoire de Bretagne, par quels moyens la France a annexé la Bretagne, et comment se sont comportées les armées de la république des droits de l’homme en Bretagne et en Vendée, en 1793 et en 1794. Cette histoire là, remontée enfin à la surface, ne peut plus être effacée et ne s’oubliera plus. M. le Président de la région dite des Pays de, vous auriez dû être informé de ces horreurs abominables perpétrées par votre pays, qui sont une honte pour l’Humanité entière.

LA REACTION DE L’AMBASSADE DE TURQUIE.

Au fait, savez-vous, Messieurs, que la France est en train de se doter d’une nouvelle loi sur le GENOCIDE ? Une sottise de plus : comme si l’histoire s’écrivait à coups de lois !  Mais les Bretons et les Vendéens vont s’en servir : le piège va peut-être se refermer sur ceux qui voulaient kidnapper les autres.

Je vous ai dit que je prendrai contact avec l’ambassade de Turquie, et qu’on y connaîtrait les horreurs du génocide perpétré en Bretagne et en Vendée. C’était au Conseil régional d’agir. DONC, c’est moi qui l’ai fait.

En politique, on ne dit QUE ce qu’il est possible de dire, et au moment ou il est opportun de le dire.

Vous saurez donc,  qu’à l’AMBASSADE DE TURQUIE, on m’a rappelé - avec la plus grande courtoisie, d’ailleurs -, que la France a mis A FEU ET A SANG TOUTE L’EUROPE, l’Italie, la Hollande, la Belgique, le Palatinat, la Russie, l’Espagne, la Suisse, l’Allemagne (ah ! l’Allemagne ! Nous y avons laissé 200 000 de nos jeunes Bretons) .. On a beaucoup insisté sur les guerres atrocement meurtrières de NAPOLEON Ier, héros national en France, comme ATATURK l’est en Turquie. On y est parfaitement au courant que la France, au nom de sa civilisation universelle,  envahi et conquis avec brutalité 10 millions de kilomètres carrés de pays dans lesquels elle n’avait aucun droit. On a maintenant complété la liste interminable par un autre nom : celui de la BRETAGNE.

De quoi s’agissait-il ? D’apprendre à ces autres variétés de ploucs ce qu’est LA civilisation , LA VRAIE.

Qui a été le plus cruel ? On sait que les deux champions sont maintenant à égalité.

LA FRANCE, a-t-on ajouté, N’A AUCUN DROIT DE DONNER AUCUNE LECON A PERSONNE. Nous n’avons eu aucune difficulté à nous mettre d’accord sur cette analyse : c’est ce que je dis et ce que j’écris depuis de longues années.

Ernest RENAN, l’éminent breton qui a tant apporté à la théorisation de la nation, écrivait avec pertinence : “LA RECHERCHE HISTORIQUE EST UN GRAND DANGER POUR (la survie) DE LA NATION”.

Cette phrase s’appliquait, bien entendu, à cette nation hétéroclite dénommée “LA” France, dont Michel ROCCARD rappelait, il y a peu d’années, qu’elle a été construite MANU MILITARI par ces fous furieux qui furent, non pas les inventeurs de la liberté, mais, pendant de longues années, leurs destructeurs, violant, bafouant dans une débauche de crimes, les magnifiques principes de la déclaration universelle des Droits de l’homme de 1789, qui reste un chef d’oeuvre littéraire de l’affirmation, jamais appliquée, des droits des êtres humains.

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai passé tant de dizaines de milliers d’heures dans nos archives nationales, réparties à Nantes, à Rennes, à Londres, à Paris, à Rome, et ailleurs ….

Un symptôme qui ne trompe pas, identique à celui des pays qui ont, de par le monde, réussi leur renaissance : LES DRAPEAUX FRANCAIS se raréfient, LES DRAPEAUX BRETONS SONT DESORMAIS PARTOUT. Il faut que ce mouvement très hautement symbolique s’accélère … Michel Quéré, qui avait  en son temps fait ressusciter le Club des bonnets rouges, m’avait fait part d’une idée assez géniale : remplacer dans les mairies bretonnes, l’effigie de Marianne, le symbole des cruautés révolutionnaires, par celle…. de qui ? Devinez ! ….

ANNE de BRETAGNE !

Anne de Bretagne, non avec ses sabots - cette grande dame de l’Europe n’en portait pas, contrairement à certains de nos voisins dont la tête est peuplée de boutou coat -, mais avec un bonnet phrygien, de couleur bien rouge, pour narguer ceux que l’on sait ! Ainsi sera-t-elle la nouvelle idole républicaine sur notre territoire national. Puis, notre Dignité étant en cause, nous lui enlèverons  ledit bonnet, et nous couvrirons son chef de sa célèbre cape bretonne, qui fut si en vogue en France, du temps qu’elle était reine, et que vous connaissez tous par ses portrait. (Pour savoir ce qu’est la “cape bretonne”, tapez simplement, dans la case Google, les mots suivants : bro gozh mélennec youtube, ou : bro gozh mélennec daily motion : vous verrez apparaître, sur un fond musical que vous connaissez par coeur,  le beau visage d’Anne de Bretagne,  auquel le sculpteur a su donner une expression si émouvante, et qui pourrait bientôt servir de modèle à toutes nos administrations et à toutes nos mairies).

Aucun maire, pour le moment, n’a osé passer aux actes. Mais on peut penser que cela ne tardera plus.

Je relève, il y a quelques jours, une sottise proférée par (j’ai oublié son nom, il va me revenir) : la récupération par la Bretagne des territoires volés n’est pas un sujet de préoccupation pour les Bretons. Savez vous, mon bon, vous qui avez fréquenté les écoles, que l’histoire est faite par une petite minorité, celle qui agit : moins de CINQ POUR CENT de la population. En Bretagne, ce quorum est assez largement dépassé : le compte à rebours est donc commencé ……

Au fait, savez vous que le mot LEU, en ancien français, signifie LOUP ?  A la queue loup-loup, ce sera bientôt un tube en Bretagne.

VOICI MAINTENANT LE PLUS IMPORTANT : depuis quinze ans, on a tout fait pour faire honte, volontairement, et par stratégie,  aux “politiques” bretons, par TOUS les moyens disponibles, pour les enserrer dans le ridicule et dans l’absurdité. Ils ont servi leurs maîtres de Paris. La force a changé de camp : ils sont maintenant prisonniers  des Bretons, qui sont devenus leurs vrais patrons : ILS NE PEUVENT PLUS RECULER, vous allez, progressivement, les voir aller en cohorte vers ce à quoi on voulait les amener. Mais ne vous laissez pas gruger : ce ne sont pas des héros, ils sont nécessaires à cette grande oeuvre qui se déroule sous nos yeux en Bretagne : ils sont des instruments, rien d’autre.

Poussez-les comme des brouettes devant vous : la solution de la Bretagne, son statut international, sa constitution, la reconstruction - totale - de son arsenal juridique (surtout : se débarrasser à tout prix du foutoir juridique français, un véritable bordel inextricable, et revenir aux fondamentaux), relèvent du DROIT. Mais la politique est nécessaire, rien ne se fera sans elle. Ne leur faites pas de platitudes (comme j’ai pu le lire ces derniers jours) parce que, plus que tardivement, ils se mettent en route - avec quelle timidité : on dirait des pucelles montant au bûcher pour faire le sacrifice de leur corps ! -  : rappelez leur, sans cesse, que notre statut actuel dans le cadre d’une république bananière, l’état lamentable de notre langue, de notre économie, nous qui avons tant de ressources naturelles et humaines, SONT LE RESULTAT DE LEUR INERTIE. Depuis 2001, ou je suis monté à la tribune du ministère des moyennes entreprises  pour admonester publiquement Marylise LEBRANCHU, nous avons perdu, peut-être, 200 000 locuteurs (20 000 par an !!!!). Rappelez leur aussi que certains d’entre-eux ont voté contre la révision de la constitution, visant à rendre possible l’usage du breton, que leurs querelles mesquines empêchent toute évolution sérieuse du statut politique de la Bretagne, que leur incapacité, par leur intolérance à s’allier avec leurs adversaires, à mettre au point une plate-forme unique sur les principes fondamentaux sur lesquels nous devons reconstruire notre pays … qu’en 2008, pas un n’a protesté de l’absence totale de traitement médiatique des magnifiques manifestations de Nantes, du vide SIDERAL de la presse méprisable aux ordres sur ces réunions remarquables.

Dites leur bien que si nous en sommes là, C’EST ENTIEREMENT DE LEUR FAUTE…..

Et comment expliquer leur inertie face au génocide brito-vendéen, maintenant que la vérité est connue ? Sur ce chapitre là, le dégoût est irrépressible.

ON MEPRISE CE QUI EST MEPRISABLE. POUR ETRE RESPECTE, IL FAUT MERITER LE RESPECT : LES DEPUTES DE BRETAGNE ECRASES SOUS LES TALONS DE FRANCOIS FILLON. QUE VONT-ILS FAIRE : RIEN, RIEN, RIEN ! ! !

D’ailleurs, dans l’Etat actuel des choses, leur influence sur la gouvernance du pays dénommé LA FRANCE, est NULLE : à Paris, les décisions se prennent à l’Elysée, certaines à Matignon. François FILLON l’a rappelé, dans des termes MEPRISANTS : les gesticulations d’un quarteron de députés bretons en faveur de ce qu’ils dénomment la ” réunification administrative (!) de la Bretagne ” - là ou il s’agit pour les voleurs de RESTITUER ce qu’ils ont volé -,  n’aboutiront A RIEN. En France, les députés, les sénateurs reçoivent des consignes de vote, c’est à dire, pour TOUTES LES AFFAIRES, petites et grandes, des ORDRES. Au moins à l’UMP. Ce n’est pas pour rien qu’on les nomme les GODILLOTS. Si des textes arrivent, malgré tout, à “passer” la barrière législative, ne vous leurrez pas : l’administration ne rédigera ni ne publiera les décrets d’application. La France, on l’a assez répété, N’EST PAS UNE DEMOCRATIE.  (Cette dictature n’existe pas, je le souligne, au MODEM, dont je suis membre, comme je fus membre de l’UDF dès 1994, PARCE QUE CE PARTI EST LE SEUL OU L’ON PUISSE S’EXPRIMER LIBREMENT, à condition de respecter la liberté des autres).

C’est pourquoi, vous le comprenez maintenant, la future République-Duché de Bretagne devra faire une large place, non pas au référendum, solidement tenu en mains par par ce qu’on dénomme ” le pouvoir central “, mais AUX VOTES D’INITIATIVE POPULAIRE, pour que le peuple breton décide LUI-MÊME des problèmes qui doivent  être soumis à son suffrage, des grandes options qui commanderont son destin,  à lui et non à des irresponsables. Continuer à laisser des incompétents décider à sa place nous a placé dans la situation de catastrophe dans laquelle nous sommes immergés. Les problèmes tels que l’Europe, la mondialisation, les flux migratoires incontrôlés, l’insécurité, le système fiscal, la protection de nos côtes, la réorientation volontariste de notre économie …. relèvent, non de carriéristes, mais de gens compétents et désintéressés : à côté d’un grand nombre d’individus stériles, nous possédons aussi une matière grise considérable, sans vouloir aucunement nous flatter.

Le potentiel de la Bretagne, avec cette situation géographique exceptionnelle, une agriculture extrêmement productive, des richesses sous marines non encore répertoriées ni évaluées,  une population qui, dans l’ensemble, est restée fidèle à ses valeurs - dont la valeur TRAVAIL -,  est CONSIDERABLE. Mais il est inexploité, stérilisé.

Pas de couronnes, donc, pas de remerciements. Sauf à quelques uns, qui ont essayé d’agir (M.M. LE FUR, TROADEC …)….. SANS AUCUN RESULTAT, est-il besoin de le dire, jusqu’à présent. Avis aux blogs bretons : ne chantez pas victoire, nous n’y sommes pas encore : il faut que que tous les acteurs, électeurs et élus, ingurgitent encore des milliers de tonnes de vitamines, et cessent de pleurnicher auprès d’un Etat qui nous a tout volé, et auquel nous n’avons rien à demander, si ce n’est de nous restituer ce qui nous appartient. Est-ce si difficile à comprendre ?

UNE PARTIE IMPORTANTE DU CHEMIN A MAINTENANT ETE PARCOURUE  au sein de la population bretonne : LA PRISE DE CONSCIENCE des Bretons de ce qui leur est arrivé dans l’histoire, de ce qu’est leur véritable identité, est de plus en plus forte. Je le dis et le redis : le sort des Bretons est entre leurs mains : les politiques suivront derrière, comme ces dames qui suivaient jadis les armées : n’attendez pas qu’ils prennent les devants, ce n’est pas leur fonction, ils en ont toujours été incapables.

Comment donc croyez-vous que la Catalogne, l’Ecosse, le Canada français, le Pays de Galles, sont parvenus au stade ou ils se sont hissés ? PAR LEUR FERME VOLONTE de ne jamais plier, et par une masse énorme de travail : rien ne vous sera donné, parce que la France est est un pays politiquement immature, archaïque et anachronique.

EN CE DEBUT DE L’ANNEE NOUVELLE, JE VOUS LE DIS : PRENEZ PATIENCE, UN CAUCHEMAR DE CINQ SIECLES  EST EN TRAIN DE SE TERMINER.

Souvenez vous de ceci : chaque fois que vous brandissez un drapeau breton, chaque fois que vous affichez nos symboles nationaux, nos couleurs, chaque fois que vous faites entendre notre hymne national breton (une version au moins a été mise dans le public, libre de tous droits : tapez dans Google : bro gozh mélennec youtube (ou daily motion)), ou que ce soit, vous agissez pour votre pays. Chaque fois que les mairies - dans le cadre des lois encore actuellement en vigueur sur notre territoire national breton -, en feront autant, la solution sera plus proche.

Et personne ne pourra rien dire, parce QUE NOUS AGISSONS  DANS LA LEGALITE. Pas de dégradation, pas la moindre atteinte aux biens publics ou privés : vos adversaires seraient trop heureux de vous désigner comme des terroristes, pour la moindre peccadille, et de vous condamner avec FEROCITE. N’oubliez jamais que, du pays au delà de nos frontières, là ou prospèrent des dizaines de voyous qui ont perçu sur les fonds dits “secrets” ( = de l’argent volé aux contribuables) des sommes importantes en espèces, non déclarées au fisc, on peut requérir contre vous des peines de prison parce que vous avez inscrit un “tag” inoffensif sur une clôture. Veillez donc à ne rien faire qui se retournerait contre vous, et EXCLUEZ les provocateurs.

Le droit international est pour vous : surtout, N’EN SORTEZ PAS, c’est votre allié le plus précieux !

Joyeux Noël ! Nous sommes le 24 décembre 2011.

RELIRE : ” Mélennec de la trouille bretonne et de l’autocensure “.

” Mélennec  voeux Marylise Lebranchu “.

 

LE PROCES DES INSTITUTIONS FRANCAISES : JACQUES CHIRAC CONDAMNE : UNE EXCELLENTE NOUVELLE, MAIS QUI ARRIVE HONTEUSEMENT TARD ..

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DERNIERES NOUVELLES : LA BRETAGNE DOIT, SEULE, PRENDRE EN CHARGE LA PROTECTION DE SES CÔTES ET DE SON LITTORAL. PUIS, PEU A PEU, SE CHARGER DE TOUT LE RESTE, DIPLOMATIE COMPRISE.

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Ce n’est pas l’affaire du cargo maltais échoué sur la plage du Morbihan qui motive la présente note. Ni l’affaire de l’Erika, et autres navires échoués sur les côtes bretonnes. Pas davantage l’insuffisance chronique de quelques épaves politiques bretonnes, qui s’obstinent à faire du sur-place pour mieux avancer. Je ne suis pas de ceux qui disent “prenons de l’avance pour ne pas courir le risque d’être en retard” : DU JOUR OU LA FRANCE A PRIS PIED EN BRETAGNE, celle-ci a commencé a prendre du retard. Aujourd’hui, faites le décompte : 2011 - 1491 (invasion de la Bretagne) = 520 ANS !!!!! Un demi millénaire ! Sommes nous des mutants, incapables de relever les défis ? Certes non ! Les esclaves-nés héréditaires ne sont pas toute la population !

Porter plainte, comme vient de le faire le Conseil régional (contre qui ? contre quoi ? avec quelles chances de succès ? avec une solution dans combien d’années ?) est un cauthère sur une jambe de bois.

L’appareil étatique français est déliquescent. Il ne contrôle plus RIEN. Le pays - Bretagne comprise, hélas - est endetté jusqu’au cou. Il est en faillite depuis quelque temps : le premier ministre FILLON est passé aux AVEUX il y a plusieurs années : le chef de l’ “Etat” lui a tapé sur les doigts, il a du avaler sa salive,et se taire. Cela par la faute de “gouvernants ” totalement incompétents, et irresponsables, qui ont déversé sur le pays, AVEC DE L’ARGENT QU’IL NE POSSEDE PAS, à des fins électoralistes. Qui est responsable de cet état de choses ? Les démagogues qui se sont succédés au pouvoir, vivant de promesses mensongères et de distributions de fonds inexistants.

Le dernier scandale est monstrueux : des sommes extrêmement importantes ont été distribuées aux syndicats et aux comités d’entreprises. M. PERRUCHOT, membre du nouveau centre, a présidé aux travaux d’une commission …

La Cour des comptes, de son côté ..

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A suivre …

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JACQUES CHIRAC : ENFIN CONDAMNE !!!! IL ETAIT TEMPS !

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Cette chronique sera brève. Probablement. C’est toujours mon intention lorsque je commence un nouvel article. Mais la plume a cette vertu étonnante : comme le furet, elle court, elle court …. Chaque idée en apporte dix autres, et cela n’a plus de fin.

LES ” DYSFONCTONNEMENTS ” DE LA JUSTICE FRANCAISE SONT MAINTENANT CONNUS ET PUBLICS.

On se doute que je suis parfaitement au courant de ce qui se passe dans l’appareil judiciaire français.

C’est en octobre 1966, alors que je terminais la rédaction de mon épaisse thèse de doctorat en médecine - soutenue à Nantes en janvier 1967 - , que j’ai franchi pour la première fois la porte du ministère des Affaires sociales. Depuis, je n’ai cessé d’avoir des contacts, de plus en plus étroits, avec les pouvoirs publics.

J’ai été membre d’un tribunal social en 1978 (le tribunal du contentieux de l’incapacité de Paris), puis, en 1984, jusqu’en 1992, je suis, quelques mois après ma nomination par le ministère, devenu premier rapporteur de la Cour nationale de l’Incapacité, à la demande unanime des présidents des chambres (qui portent le nom de “sections” à la Cour nationale).  A ce titre, si incroyable que cela paraisse, j’instruis, je rapporte oralement devant cette juridiction, MILLE affaires par an, soit cent affaires par mois ouvrable, soit vingt cinq affaires chaque semaine. Au total : CINQ MILLE AFFAIRES CONTENTIEUSES, jugées en appel. De surcroît, à l’époque, le rapporteur - celui à qui les dossiers sont confiés plusieurs semaines avant les audiences de la Cour, avec mission de les “éplucher”, de rédiger un rapport écrit à commenter oralement devant la juridiction nationale, de recommander une solution à la cour pour chaque dossier, présidée par un Conseiller d’Etat, un Conseiller à la Cour des comptes, ou un Conseiller à la cour de cassation -, rédige de surcroît de sa main les décisions judiciaires - plus précisément les MOTIFS (les arguments, en quelque sorte), qui ont conduit la Cour à se ranger aux recommandations et opinions faites par le rapporteur, qui, dans tous les cas, propose à la juridiction d’adopter telle solution plutôt que telle autre. Cela permet de voir, d’entendre, de commencer à comprendre un certain nombre de choses.

Ce n’est pas seulement là, malgré les contacts multiples, notamment avec les hauts magistrats, l’administration, le ministère de tutelle, que j’apprends ce qui se passe dans certaines affaires jugées par l’appareil judiciaire, et les turpitudes effarantes de l’administration, en particulier sur les dizaines de milliers de personnes employées au noir par l’Etat, l’inexécution des décisions de justice, le refus de l’Etat (français) de verser leurs retraites à des agents publics, malgré les décisions prises par les tribunaux administratifs en leur faveur.

Il a fallu de longues années de persévérantes observations - surtout lors de mes fonctions de Consultant près le Médiateur de la république -, de confidences feutrées, de procès personnels intentés contre l’Etat français (en particulier contre Martine AUBRY et Jean Claude GAYSSOT; confere : Mélennec, Aubry, Gayssot), les entretiens avec les députés, les sénateurs, les chefs des groupes parlementaires, que j’ai reconstitué, “débricolé” le fonctionnement pervers de toute la machine. Tout cela était un tabou absolu. Même les magistrats avec lesquels j’étais le plus en confiance, ne livraient rien, ou presque rien : prudence, intérêts de carrière, lâcheté, soumission à la hiérarchie obligent (tout cela est rangé dans le fourre-tout dénommé cocassement : OBLIGATION DE RESERVE !).

Mais un chercheur qui cherche, avec obstination, et qui veut à toutes forces savoir la vérité, trouve.

MADAME EVA JOLY, PRECURSEUR ET HEROÏNE FRANCAISE.

Puis, ont commencé à paraître des livres, dont ceux de madame JOLY, chargée des affaires Elf, Tapie, Dumas (Notre affaire à tous); SCHEIDERMANN (Les juges parlent; Ou vont les juges); SOULEZ-LARRIVIERE (La justice à l’épreuve), … et une multitude d’autres. Je pense que madame JOLY est peu douée pour la politique; le réalisme lui fait totalement défaut : la politique est l’art du possible, et les opinions des autres méritent aussi, assez souvent, d’être prises en considération. Apprendra-t-elle ? Comme magistrat, elle a été et restera  un exemple pour les générations futures.

J’ai conservé tous ces livres, mes correspondances avec les pouvoirs publics, ainsi que les articles parus dans la presse (le Monde notamment, journal éminemment partial, nostalgique de Trotskysme, avec les excès effrayants que cette doctrine a entraînées),  mais admirablement documenté pour les affaires de justice). Je n’ai donc aucune surprise, lorsque vient enfin le moment, de voir étalés au jour les scandales mettant en cause, principalement, ces hommes vertueux que sont les ministres, les premiers ministres, puis, au moins, un président de la république (française).

En 1996 et en 1997, on apprend - sans aucune sorte d’étonnement, précisons-le, que le siège social du Crédit Lyonnais, à Paris, est anéanti par un gigantesque incendie; l’année suivante, le 19 août 1997, ce sont les bâtiments du même établissement, au Hâvre, qui sont dévorés par le feu. Pas une personne de mon entourage qui ne sache de quoi il s’agit : des preuves compromettantes - pour les gens du système - s’y trouvent : il fallait les faire disparaître. Il en coûte, pour les contribuables 1,6 milliards de francs. Les experts ont démontré que ces incendies étaient criminels.

Pendant ce temps là, madame Joly enquête.

LA CORRUPTION DE TOUT LE SYSTEME.

Tout le monde apprend, avec HORREUR et une REPULSION irrépressible, que François MITTERAND, garant de la Justice, intervenait très fréquemment pour en détourner le cours ! (Le Monde, Des archives dévoilent comment François MITTERAND abusait des interventions individuelles, mercredi 23 juin 1999, page 9). A quand le transfert des cendres de ce héros au Panthéon ????? On dit que M. LANG, qui lui doit tout, milite pour cela. Justement, il est en recherche d’un emploi : rarement présent dans ses circonscriptions successives, toujours présent, en revanche, dans les médias et dans les cocktails mondains, il est à la recherche d’un point de chute pour les prochaines élections (le parti socialiste voudrait qu’il s’en aille, mais il se cramponne : ah ! Ou donc est le bon temps du pélerinage de la roche de Solutré, ou on le voyait, collant aux basques de François MITTERAND, toujours sous l’angle utile des caméras, parfois même couché à ses pieds !)

Pour certains, il y a prescription pour le passé, et incertitude pour les autres, les dossiers étant cachés, détruits, édulcorés, et surtout protégés par des lois iniques, détournées de leur but, en particulier celle dite du “SECRET DEFENSE”. Mais ce n’est qu’un début. Le jour ou les gens du parquet ( = les procureurs), se verront ôter la qualité de magistrats, ce que beaucoup demandent aujourd’hui ouvertement, les choses iront beaucoup mieux. Dès 1997-1998, alors que je préparais ma candidature à la succession de Jacques PELLETIER, Médiateur de la République, je travaillais avec acharnement à un vaste projet de la réforme judiciaire. Les procureurs, simples avocats de l’Etat, y étaient, en tant que subordonnés au ministre de la justice - donc au Président de la République -, exécutant leurs ordres, devaient être déchus, et réduits au rôle - d’ailleurs honorable ) de SIMPLES AVOCATS DE L’ETAT, sans aucun autre pouvoir que de plaider aux audiences comme les avocats des autres citoyens, à égalité avec eux. PLUS : avec une déontologie STRICTE, leur interdisant de mentir, même dans ce que l’Etat considérait comme étant son intérêt.

LA MAFFIA GOUVERNEMENTALE FRANCAISE.

Passons. J’ai dit, publiquement, à une époque ou cela n’était pas courant, devant les micros des rares radios qui avaient le courage de recevoir des gens comme Claude REICHMANN (alsacien), le commandant Pierre GUILLAUME (le célèbre “Crabe-tambourg”, breton par sa mère), moi-même, et d’autres - que le gouvernement fonctionne comme une maffia …. Tout ce milieu se recrute par clientélisme, complicité dans le même système, adhésion à la même valeur : l’argent, l’égo. (Il y, il faut le dire, des exceptions, j’en ai connu quelques uns, tant chez les politiques que dans la haute administration; les membres des cabinets ministériels - les énarques, si critiqués -, je tiens à apporter mon témoignage sur ce point -, sont d’un niveau technique très élevé, et, si ambitieux soient-ils, très majoritairement dévoués à l’intérêt général; cela a été pour moi, le plus souvent, de m’entretenir avec eux, un vrai bonheur; ce sont des mécaniques intellectuellement formatés à tout comprendre, même si les politiques qu’ils servent ne leur arrivent pas à la cheville). Chaque mois apporte maintenant la preuve que cette analyse était vraie.

Les discours publics, principalement lors des élections, comportent une cinquantaine de mots, pas davantage : le progrès social, les réformes, l’intérêt général, l’équité, et, bien sûr …. LA JUSTICE (!!!!!). Le pays est “gouverné” avec une incompétence inouïe, dans le désordre, la lâcheté, la précipitation, l’un des baromètres étant la rue et ses manifestants.

Aujourd’hui, les scandales ayant éclaté à partir des années 1990- 1995, on sait tellement ce qu’est la vérité, que cela est devenu banal, voire lassant. Confessons-le : plus d’une fois, je me suis mis en danger, et j’ai même conçu des craintes à plusieurs reprises, notamment dans les affaires des emplois au noir, et des pensions indues, financées par les contribuables (bretons et français) pour DES MALADIES INEXISTANTES (Ce scandale a donné lieu à un rapport rédigé par mes soins, remis au Médiateur de la république, en 1995. Il a été publié dans le Canard Enchaîné, grâce aux bons offices de Hervé MARTIN, le 1er novembre 1995, sur la base des informations puisées dans mon rapport. Jacques PELLETIER, Médiateur de la République, a siégé dans mon jury de thèse de doctorat en droit, à Nantes, en 1996).

LA CORRUPTION, en France, atteint des dimensions que le public ignore. En 2011, dans le classement des pays vertueux, ce pays arrive …. à la 25 ème place, autant dire le dernier des pays occidentaux, ou presque.

Dans le présent blog, le 5 septembre dernier, j’ai redit pourquoi il est scandaleux que Jacques CHIRAC et tant d’autres aient réussi à se moquer des citoyens, et à échapper aux condamnations qu’ils méritent, AVEC LES COMPLICITES QUE L’ON SAIT. C’est chose faite, pour Jacques CHIRAC, au moins pour l’une des malversations perpétrées par ce politique nul : il est condamné. Les autres réfléchiront peut-être davantage, il est permis de l’espérer. C’est de lui que Dominique de VILLEPIN a dit : ” Ce type n’a rien dans la cervelle “.

C’est dans cet état d’esprit que j’écris mes articles sur l’histoire de la Bretagne : la vérité est maintenant connue, le jour ou les bretons cesseront de se comporter en esclaves, la justice sera au bout du chemin. Il leur reste à faire comme POPEYE : manger des épinards. Des tonnes d’épinards.

Que sera l’indice de vertu de la Bretagne, lorsqu’elle réapparaîtra sur la scène internationale ? J’en frémis à l’avance. Je l’ai souvent répété : notre constitution devra être exemplaire, prévoir des sanctions d’une extrême sévérité pour tous ceux - président de la République-duché de Bretagne, premier ministre, ministres, députés, MAGISTRATS, fonctionnaires …-, qui, investis de la confiance des citoyens bretons, trahissent leurs fonctions. L’expérience - lamentable - de notre voisin de l’Est nous fournira des contre- exemples précieux sur ce qu’il ne faudra pas faire. Nous avons en nous tout ce qu’il faut pour que soit assuré le respect de nos compatriotes, mais la pratique française nous servira de contre-épreuve et de repoussoir.

J’ai, malgré tout, un sentiment de compassion pour l’ex-président de la république (française). Je ne suis pas de ceux qui se réjouissent de la douleur des autres, même si, comme dans le cas présent, la justice (française) nous a fait attendre. Beaucoup trop longtemps : je sais de quoi je parle.

LA BONNE MARTINE AUBRY : UNE ANTI-HEROÏNE TYPE.

A quand le procès de Martine AUBRY, pour les sommes perçues en espèces pendant toute la durée de ses fonctions de ministre ? TOUT LE MONDE EST AU COURANT DE CETTE AFFAIRE. Personne ne bouge. Aura-t-elle la pudeur de rembourser aux contribuables, ce qu’elle a empoché, en espèces, sans rien déclarer au fisc ??? Et de se taire, enfin, sur ce qu’elle prétend exiger sur ” le partage équitable de la richesse nationale, entre les riches et les pauvres ?” Sur cette affaire importante, lire l’article du juge THIERRY JEAN-PIERRE dans le Monde du 26 juin 2001, page 21, ainsi que, par Google, les articles sur les fonds secrets et les fonds spéciaux : vous serez édifiés.

Louis MELENNEC.

LES CRIMES DE GENOCIDE et les CRIMES CONTRE L’HUMANITE perpétrés en BRETAGNE et en VENDEE par la FRANCE DES DROITS DE L’HOMME en 1793 et en 1794 .

NOTRE PHOTOGRAPHIE. Anne de BRETAGNE, dernière duchesse régnante du Duché Souverain de Bretagne, assiste dans son enfance à la destruction des armées nationales de son Pays, envahi par la France (28 juillet 1488, Saint-Aubin-du-Cormier). A la suite d’une nouvelle invasion française, en 1491, quoique déjà mariée à Maximilien d’Autriche, roi des Romains, futur Empereur - à ce titre, elle s’intitule elle même, dans ses actes officiels, Reine des Romains et duchesse de Bretagne -, elle est contrainte, contre son gré, de convoler avec le roi de France Charles VIII, fils de Louis XI : les armées françaises d’invasion ont détruit le pays, et sont maîtresses du terrain. La Bretagne subit une première annexion, extrêmement dure. Charles VIII a le bon goût de mourir en avril 1498. De son plein gré, cette fois, la jeune Duchesse épouse son parent Louis XII de France, car ce mariage rétablit toutes les Institutions bretonnes. Anne règne à nouveau en souveraine jusqu’à sa mort qui survient en janvier 1514. Toute son action est marquée par sa volonté, FEROCE, de rétablir la souveraineté de la Bretagne, d’une manière DEFINITIVE. Elle meurt, trop jeune, à 37 ans, sans avoir le temps d’achever son oeuvre. La France prédatrice, à nouveau, s’infiltre, pénètre, achète, corrompt, menace, use de chantages, et s’empare de toutes les commandes. Jusqu’à nos jours, qui voient resurgir un sentiment national d’appartenance extrêmement fort, dont la seule issue possible est connue : la réapparition de la Bretagne sur la scène internationale, en qualité de puissance SOUVERAINE, aux côtés des autres pays du monde. La culture et la langue ont été détruites, mais non les esprits : la greffe a échoué, elle est rejetée : il y a incompatibilité génétique; les artifices anti-rejet, cruels, n’ont pas eu plus d’effet que des cautères sur des jambes de bois.

Les Bretons vouent un véritable culte à leur héroïne nationale, qui, n’eût été la culture de soumission de la classe politique bretonne, et son attachement pour ses intérêts matériels,  devrait être déjà un symbole mondial de lutte contre l’oppression.

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QUELQUES CITATIONS ELOQUENTES POUR INTRODUIRE LE PROBLEME DU GENOCIDE PERPETRE EN BRETAGNE ET EN VENDEE.

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SAINT-JUST : ” Il faut gouverner par le fer ceux qui ne peuvent l’être que par la justice “.

ROBESPIERRE : “ Le gouvernement révolutionnaire ne doit aux ennemis du peuple que la mort “.

CARRIER, le boucher de Nantes et de la Vendée : ” Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon”.

Michel ROCARD, ancien premier ministre de François MITTERRAND : “ La France s’est créée par LA DESTRUCTION DE CINQ CULTURES : bretonne, occitane, alsacienne, corse, flamande. NOUS SOMMES LA SEULE NATION QUI SOIT UNE CREATION MILITAIRE d’un Etat non homogène “.  (Déclaration faite à l’ambassadeur des Etats Unis en 2005 (source : Wikileaks).

Camille DESMOULINS, exprimant son aversion pour ces être méprisables que sont les Bretons et les Vendéens : “ De tels hommes déshonorent la guillotine, comme autrefois la potence était déshonorée par ces chiens qu’on avait pris en contrebande, et qui étaient pendus avec leurs maîtres. Je ne conçois pas COMMENT ON PEUT CONDAMNER A MORT CES ANIMAUX A FACE HUMAINE “; on ne peut que leur courir dessus, NON PAS COMME DANS UNE GUERRE, MAIS COMME DANS UNE CHASSE “. (Source : son Histoire des Brissotins).

CARRIER : ” C’est par principe d’humanité que je purge la terre de la liberté DE CES MONSTRES “. (in Gracchus BABEUF, page 189).

Reynald SECHER : ” Les bourreaux sont devenus des héros. Ils ont leurs noms sur l’Arc de triomphe, sur des lycées, des stations de métro … Pire : ceux qui nient ce génocide ont droit à tous les honneurs : ils sont enseignants, ils ont la Légion d’honneur … La France continue à rendre hommage à ceux qui nient ce crime contre l’humanité ” (Interview, La Baule, novembre 2011).

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La vérité gagne chaque jour du terrain. La république française n’est pas née d’actes glorieux, comme on l’a enseigné dans les écoles et dans les facultés, à l’égal d’un précepte religieux, pendant plus d’un siècle et demi : SES ACTES FONDATEURS SONT DES CRIMES CONTRE L’HUMANITE.

La présente chronique traite d’un thème TERRIFIANT. Depuis six ans, époque à laquelle j’ai eu accès à Internet, et donc la possibilité de m’exprimer publiquement, autrement que dans des radios estimables mais assez confidentielles,  je vous ai entretenus de faits que vous n’avez pas lu dans vos manuels, que vos enseignants vous ont caché; quelques uns étaient de bonne foi : ayant appris un catéchisme historique fallacieux, ils ne pouvaient que le répéter. On vous a pourvus d’une identité qui n’est pas la vôtre, d’un passeport qui n’est pas celui du pays auquel vous appartenez …..

LA BRETAGNE N’EST PLUS UN OSSUAIRE. ELLE EST REDEVENUE UNE NATION VIVANTE, QUI REPREND PROGRESSIVEMENT CONFIANCE EN ELLE MÊME.

Ce dont il est question ici, ce sont des crimes de masse dont s’enorgueillit le pays qui prétend avoir apporté au monde le culte de la liberté : le GENOCIDE des populations concernées, les CRIMES CONTRE L’HUMANITE.

De nombreux auteurs ont travaillé la matière, du plus haut niveau, et d’une morale intransigeante. Les révélations les plus importantes sont dues à l’un de nos compatriotes, Reynald SECHER. Né à Nantes en 1955, voilà trente ans qu’il étudie le sujet sous tous ses aspects. M. SECHER vient de publier son dernier livre aux éditions du Cerf ( Vendée, du génocide au mémoricide, Paris 2011, Cerf politique, 24 euros ). C’est un ouvrage majeur. Tout breton en quête de son identité, et de la vérité doit le lire. Outre la version falsifiée qui lui a été enseignée par l’école de “LA” république, il comprendra que tout ce qu’on lui a dit sur la période ducale - qui se termine à la mort d’Anne de Bretagne, en janvier 1514 -, est à prendre avec des pincettes, et que ses anciens professeurs doivent eux-mêmes retourner sur les bancs. Maître Gilles-William GOLDNADEL, et Stéphane COURTOIS apportent à ce livre un concours précieux, le premier en le préfaçant, le second dans une post-face remarquable (M. Courtois, ancien communiste, initiateur et coordinateur du fameux ” Livre noir du communisme “, est un spécialiste respecté des techniques de falsification de l’Histoire, de l’histoire de France en particulier). Un chapitre intéressant est rédigé par Hélène Piralian, psychanalyste, spécialiste des génocides et des effets psychiques que leur déni entraîne, même de longues générations plus tard, tant sur les descendants des victimes que sur ceux des bourreaux. En particulier, elle développe la notion de deuil impossible chez les héritiers des victimes; ce que nous, Bretons, connaissons bien, certains d’entre nous restant inconsolables de ce qui nous est arrivé depuis les invasions françaises, ce qui explique notre inlassable énergie à faire réapparaître notre pays sur la scène internationale, comme puissance à part entière (confere : mélennec, le syndrome breton).  Ce qui finira par se faire, sans aucune sorte de doute.

La France a eu ses Trotsky, ses Staline, ses Lénine, ses Pol Pot, ses Hitler. Ils s’appelaient Robespierre, Marat, Barère, Saint-Just, Fouquier-Tinville, Lazare Carnot, Couthon, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois, Fouché l’abominable, les généraux-bouchers Westermann et Kléber …. Il ont vécu au temps de la grande ” révolution “, dite des droits de l’homme. La France, le pays culte, le pays phare, le pays qui dit avoir apporté la liberté au monde,  a fait semblant de les oublier. De cette époque sanguinaire, dont les historiens actuels font un bilan lucide, elle a réussi, par un tour de passe-passe incroyable, à faire la base de sa religion nationale, au seul motif que des idéalistes ont proclamé, en 1789, treize ans après les Etats-Unis d’Amérique, une Déclaration des droits dont elle s’est frauduleusement attribué la paternité, mais QUI N’A JAMAIS ETE APPLIQUEE, ni pendant ladite révolution, (surtout pas !), ni après par les régimes autoritaires qui se sont succédés après elle. Il existe encore en France - pire : en Bretagne -, des rues baptisées des noms des malades mentaux délirants cités ci - dessus, considérés comme tels par les psychiatres, et dont le sort normal eût été d’être enfermés, sous camisole de force, dans des asiles.

Dans le prolongement de ces individus malades, doit-on citer ceux des ” hystoriens ” qui prétendent encore défendre leur oeuvre terrifiante de mort et de désolation, en plein 21ème siècle ?

(Relire : Mélennec, psychiatrie. Et encore : mélennec paranoia. Et encore : mélennec névroses).

Par quelle opération maléfique la France a-t-elle pu transformer les atrocités commises en 1789 et durant les années suivantes, en des exploits glorieux, célébrés par des ” universitaires ” que l’ont croyait honnêtes, mais qui se sont révélés d’authentiques idéologues menteurs, manipulateurs, ou, si l’on veut être plus indulgents à leur égard, manipulés eux-mêmes, en tous cas inintelligents.

I - COMMENT ON ECRIT L’HISTOIRE ” CONVENABLE ” AU PAYS DES DROITS DE L’HOMME : EN SACRIFIANT TOUT A LA HIERARCHIE EN PLACE, ET A SA PROPRE CARRIERE.

La ” mécanique “, pour être agréé comme ” historien ” patenté par le système en place, qui détient le pouvoir a à un moment donné, est admirablement décrite dans un ouvrage bien écrit, par deux historiens qui, précisément, en font partie :

” Pour franchir les degrés de la pyramide, il faut satisfaire à des rites de passage : l’agrégation, la thèse de troisième cycle, le thèse de doctorat, ensuite, publier des travaux ” remarqués ” (c’est à dire conforme à l’idéologie dominante). L’auteur de ces travaux leur dénie toute valeur en eux-mêmes, et ne leur reconnaît qu’une seule fonction : ils permettent seulement QUE JOUE LA COOPTATION PAR LE HAUT. L’exercice de celle-ci appartient à UN PETIT NOMBRE DE MAÎTRES DE LA CORPORATION ……. De véritables propriétés se définissent en histoire, imposant à chaque chercheur de se ” domicilier ” dans un secteur précis. Les RAPPORTS DE POUVOIR entre historiens ont ainsi une influence directe sur le configuration du savoir historique ….”

Ce n’est évidemment pas le public ( = les lecteurs des livres d’histoire) qui influe sur la qualité, la valeur, la véracité des travaux de l’historien : ce sont les mandarins qui détiennent le pouvoir dans les milieux fermés de l’ “Histoire”- en premier lieu ceux qui enseignent dans les facultés, ceux qui dirigent et composent les comités de rédactions des revues, ceux qui dirigent les collections chez les éditeurs connus -, qui commandent et imposent le discours qu’il est CONVENABLE de tenir :

” Ce sont les pairs qui apprécient la ” conformité ” du produit aux ” lois du milieu “, avant de lui conférer le label de la corporation, et de permettre à son auteur d’accéder au rang de locuteur habilité “.

(Guy BOURDE et Hervé MARTIN, Les Ecoles historiques, Paris, 1983 et 1997, Editions du Seuil, pages 352 et suivantes).

Je confirme, en ma qualité d’ancien universitaire, que cela est vrai : manier la brosse à reluire avec talent et assiduité, ne pas s’écarter du discours convenu et convenable, sont des conditions indispensables pour accéder à la carrière, et pour gravir  les barreaux de l’échelle. La médiocrité intellectuelle, dans cette sorte d’exercice, est un atout souvent considérable, la “hiérarchie ” étant par là assurée, en accueillant en son sein préférentiellement cette sorte de personnages, de ne pas introduire dans le ” système ” des concurrents dangereux. C’est ainsi que la carrière de Reynald SECHER fut massacrée avant que d’être commencée. Il en fut prévenu par son maître le professeur MEYER., avant même de soutenir sa thèse en Sorbonne. Cet homme honnête et droit ne pouvait se plier à ces règles hypocrites. Il en a beaucoup souffert, ayant une réelle vocation d’universitaire, et l’espérance de rendre de grands services à ses futurs élèves. Qu’il se console, s’il le peut : pour les gens intègres, il est UN HISTORIEN MAJUSCULE. Ceux qui se sont opposés à ses travaux, et qui l’ont persécuté, SONT DES NAINS. Il est tout de même effrayant, lecteurs qui n’avez jamais soupçonné cela, que des êtres humains tombent plus bas que la bassesse imaginable : massacrer la carrière d’un historien jeune et brillant PARCE QU’IL A OSE DIRE LA VERITE ! Le jour ou j’aurai le temps - ou le désir -, de raconter ma vie, j’aurai maintes histoires à raconter sur la matière, car, étant de ceux qui ont apporté quelques idées, inventé quelques concepts dans les disciplines que j’ai exercées, on se doute que je connais par coeur ce milieu souvent putride, que j’ai côtoyé un certain nombre d’années, avant de lui tourner définitivement le dos. Parmi les procédés méprisables utilisés par ceux qui détiennent la ” bonne parole ” : la fermeture à quadruple tour des revues ” orthodoxes “  pour ceux qui professent des opinions ” dissidentes “; l’interdiction de prendre la parole dans les congrès et colloques; l’exclusion péremptoire des comités de rédaction; l’exclusion des médias ” dominants “. En bref : l’impossibilité de s’exprimer NULLE PART, une ” neutralisation ” stricte, voire la diabolisation. Le plus ridicule et le plus mesquin : ignorer lesdits auteurs ” dissidents ” dans la bibliographie qui clôt les articles, les livres, les communications de ceux qui tiennent le ” système ” : on ne cite ni leurs noms ni leurs travaux, on fait comme s’ils n’existaient pas : voila à quoi on s’abaisse, car à dire vrai, lorsqu’on est minable dans sa tête, on n’a aucune peine à utiliser des procédés minables, on est même condamné à le faire.  Ceux qui sont payés avec les deniers des contribuables, se comportent ainsi, très souvent, d’une manière lamentable. Mais tôt ou tard, ILS SONT BALAYES, car la vérité ne peut être brimée indéfiniment. C’est ce à quoi nous assistons en Bretagne, le discours historique ayant cessé d’être la propriété des héritiers du totalitarisme.

(Reynald SECHER raconte, avec une douleur qui touche le lecteur, comment il a été victime de ce ” système ” qui l’a exclu - dans son petit livre remarquable sur la Désinformation autour des guerres de Vendée …, voir ci après, pages 37 et suivantes. Quant à moi, ayant très jeune fait le diagnostic précis de ces procédés mesquins, leurs tenants et leurs aboutissants, pour en avoir subi les effets pendant quelques années, et ayant réalisé qu’ils procédaient de sentiments bas, j’ai pris rapidement le parti de ne plus jamais fréquenter leurs réunions,  de me moquer joyeusement de ceux qui les pratiquent, de me payer leur tête et de les rendre ridicules, sans qu’ils puissent m’atteindre jamais : mon parcours a été très varié, très riche, et m’a mis en contact avec des milieux plus qu’intéressants, dont ils ne soupçonnent pas même l’existence. Sans jamais changer ma manière d’être, depuis mon départ de Bretagne, à 18 ans. Et sans jamais cesser de dire ce que j’avais à dire, comme on s’en est aperçu. Cela m’a valu quelques ennemis, beaucoup d’adversaires, mais, dans la distance, beaucoup d’estime de la part de beaucoup de gens.

C’est ainsi, je l’ai dit un grand nombre de fois, que fut écrite ” l’histoire ” de la Bretagne : fausse et falsifiée, non pas certes en totalité, mais sur des points essentiels, selon ce que les scribes qui falsifiaient cette histoire attendaient de leur complaisance, en récompense de la part de ceux qui détenaient le pouvoir, ou emportés par leurs fantasmes : les jacobins de Paris, centralisateurs à outrance, puis les marxistes, qui ont eu le vent en poupe jusqu’à leur destruction finale …. (Voir Mélennec, Mémoire de DEA, publié dans la site Errances, le trajet de nos grands historiens, qui ont dû ” composer ” avec le système, avec habileté, mais sans jamais sacrifier leur honneur de Bretons, au moins jusqu’à la Borderie. Et encore, sur la perversité du ” système ” qui détient le pouvoir en Bretagne.

NOTRE PHOTO : le tombeau de FRANCOIS II de Bretagne (cathédrale de Nantes). Ce magnifique monument funéraire, l’un des plus beaux d’Europe, a été érigé par Anne de Bretagne (1477 - 1514) en l’honneur de ses parents. Le dernier Duc souverain de Bretagne, François II, a eu le chagrin de voir son pays envahi par la France en 1487 et en 1488, dans des conditions inacceptables, après une longue préparation, machiavélique, de Louis XI et de son fils Charles VIII. Il a assisté à la destruction des armées nationales bretonnes, à Saint-Aubin-du-Cormier, lieu désormais sacré pour les Bretons. Il est mort quelques semaines plus tard.

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Par le fait de la France, surtout de l’écrasement des cerveaux, le décervelage opéré par ce pays à partir de 1789 (relire : la névrose bretonne), la Bretagne, dans sa quasi-totalité, est atteinte d’une étrange maladie, qui s’apparente à la TREMBLANTE DES MOUTONS ET DES BOVINS. Ceux qui sont chargés de défendre la vérité en Bretagne, et la Dignité des Bretons - ceux qu’on dénomme ” les élus ” - ne le font pas. Pierre LEMOINE, cet homme remarquable qui a consacré TOUTE SA VIE à défendre la vérité, opération dans laquelle il a investi une énergie considérable, l’a rappelé dans une récente interview diffusée sur la télévision de l’Agence Bretagne Presse, laquelle, avec des moyens dérisoires, sans subvention d’aucune sorte, essaie de faire avancer les choses - avec une dose de maladresse, il faut en convenir, qui dépasse la moyenne. Ces élus ” bretons “ne sont élus QUE PARCE QUE LE POUVOIR PARISIEN le veut bien, et parce que leur élection leur procure salaires, prébendes, avantages en nature et en espèces plus que confortables.Tout ce qui suit a été impitoyablement ignoré par manuels d’enseignement français, à plus forte raison par les manuels bretons, très étroitement contrôlés, censurés, ligotés par la capitale de notre voisin qui jouxte nos frontières du côté de l’Est.

(Relire : Louis MELENNEC, De la trouille bretonne et de l’autocensure).

Les malheureuses victimes d’Oradour sur Glane (642 au total, exécutées par les armées allemandes, voir Google) sont l’objet, à juste titre, d’un culte; leur sacrifice est présent dans toutes les mémoires. Les mêmes manuels français sont prolixes sur les invasions arabes (Ah ! Ce brave Charles Martel, qui a (qui aurait, car le mythe est faux) arrêté les Arabes à Poitiers!), les invasions des Vikings, les guerres franco - anglaises, les guerres franco - allemandes. Sous la pression populaire, la colonisation est maintenant enseignée, sous forme de repentance, dans les lycées. Mais la France - ni aucun autre pays, à cause d’une désinformation féroce - ne parle JAMAIS des 6000 soldats tués à Saint-Aubin-du-Cormier, des milliers de Bretons massacrés par les troupes de Louis XIV en 1675,  des 115000 Bretons et Vendéens, qui n’avaient rien demandé à personne, qu’à vivre leur foi et leurs croyances, assassinés par le pays autoproclamé ” des Droits de l’homme ” dans des conditions ignominieuses.

Cela procède d’une manipulation mentale d’une grande envergure… Nous nous dispenserions volontiers de rapporter les faits qui suivent. Mais la Bretagne ne sera elle-même que si elle a connaissance de son histoire, surtout dans ce qu’elle a de plus répugnants. Les Bretons ne sont pas français. Maintenant, ILS EN SONT CONSCIENTS. Nos voisins, toujours convaincus de leur très éminente supériorité, ne le savent pas encore, à l’exception d’une faible minorité (je ma flatte d’avoir agi, depuis des années, en faveur de cette prise de conscience).

Ce qui est relaté ici fait partie des affrontements d’une extrême cruauté qui les ont opposés à leurs adversaires au cours de leur long périple, avant d’avoir failli être dissous dans un peuple qui n’est pas le leur. C’est un devoir pieux que nous accomplissons ici, qui rendra l’ émancipation totale de notre Pays inéluctable, lorsque ce travail de mémoire, véritable psychanalyse collective, aura achevé ses effets.

Le présent article est essentiellement composé de citations, convergentes, indiscutables, émanant des acteurs de ces massacres, des témoins oculaires, des victimes échappées par miracle …… Ceci est voulu : il s’agit, cette fois,  de rendre IMPOSSIBLE toute contestation par le très grand nombre de faits cités, par l’extrême diversité, par la qualité des auteurs ….

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II - DE LA NECESSITE DE REBAPTISER LES FAITS QUI SE SONT DEROULES DANS L’OUEST : LES GUERRES DE BRETAGNE ET DE VENDEE.

Il n’est plus admissible, aujourd’hui, de désigner les faits perpétrés dans l’Ouest de la France par les armées du Pays des ” droits de l’homme “, sous leur appellation traditionnelle de ” GUERRES DE VENDEE “. Ce terme est tout à fait inexact et réducteur.

Réducteur, parce qu’il donne à penser que ces guerres n’ont concerné que le département de Vendée, et seulement les habitants de ce département, alors qu’il n’en est rien.

1 - Les atrocités perpétrées par les armées du pays dit ” des droits de l’homme ” se sont déroulées dans un quadrilatère d’environ 10000 klm carrés - soit un peu plus de 700 paroisses -, délimité :

- Au nord, par la Loire, de Saint Nazaire aux Ponts-de-Cé, ce fleuve traversant d’est en ouest la partie sud de la Bretagne.

- Au sud, par une ligne reliant Parthenay à Saint-Gilles-Croix-de-vie.

- A l’est, par une ligne reliant les Pont-de-Cé à Parthenay.

- A l’ouest, par l’océan atlantique.

La Bretagne est donc d’autant plus partie prenante dans ces atrocités, qu’une partie très importante de cette guerre a directement concerné la ville de Nantes, capitale historique de notre Pays, et que QUATRE DEPARTEMENTS sont concernés :

- La Loire Atlantique, au sud de la Loire.

- La Vendée, dans sa partie nord.

- Le Maine et Loir, dans sa partie sud.

- Les Deux-Sèvres, dans sa partie nord.

Il faut ajouter que certaines localités de la rive droite de la Loire ont été concernées par cette guerre (lettre de Turreau datée du 18 janvier 1794, in Les colonnes infernales, page 139) : ” Les brigands qui étaient répandus sur la rive droite de la Loire sont anéantis; il ne reste plus qu’à PURGER le premier théâtre de leur fureur “), et que le massacre de Savenay, l’un des plus exécrables de l’histoire de France, perpétré au nom de la République Sainte et Sacrée, ou de nombreux Bretons trouvèrent la mort, se déroule en pleine Loire Atlantique, à 31 klm au nord de Nantes, et à à 87 klm de Rennes.

2 - Outre ces considérations géographiques, un second élément, de première importance doit être souligné. Ceux que l’on dénomme à Paris les ” Vendéens “, ne sont en aucun cas exclusivement originaires du département de Vendée. Ils désignent TOUS LES INSURGES de cette région révoltée contre la terreur que font régner les paranoïaques qui se sont emparés du pouvoir à Paris. Les habitants des quatre départements ci-dessus sont donc des ” Vendéens “, selon la terminologie de cette époque.

Ceci est tellement vrai, que si le mouvement a effectivement été dirigé par des personnages dont certains sont originaires du département de la Vendée ( …..), il est non moins vrai que la résistance des populations a aussi été animée par d’authentiques patriotes Bretons de Bretagne. CHARETTE DE LA  CONTRIE, breton, né à Couffé, près d’Ancenis, mort fusillé à Nantes en 1796, surnommé le ” Roi de la Vendée “, fut l’âme de cette guerre, ce qui démontre combien nous avons joué un rôle primordial dans la résistance au pouvoir tyrannique des malades mentaux de Paris. Si l’on en croit Las Cases, qui lui prête ces propos, Napoléon a dit de lui que son action portait la marque du génie.

Dupuy, dans son ouvrage publié dans la collection Pluriel (Paris, édition de 2008, page 259) souligne cette étroite imbrication des combattants du sud et du nord de la Loire, de ceux qu’on a dénommé les Vendéens et les Chouans :

” La chouannerie ne peut se penser à côté et en dehors de la Vendée. La guerre civile concerne le grand Ouest tout entier. Il y a là un ensemble géographique et culturel qui …. a engendré une protestation armée qui n’a pas manifesté partout la même durée ni la même intensité …VENDEE ET CHOUANNERIE FORMENT UN TOUT “.

Sur la délimitation de la région dénommée ” Vendée militaire “, voir, en particulier : Gaborit, pages 9 et 10; Reynald SECHER, La Vendée - Vengé, page 31; carte reproduite pages 26 et 27.      …………………………………………………

III - LES ATROCITES COMMISES EN BRETAGNE ET EN VENDEE SUR LES ORDRES REPETES DU POUVOIR CENTRAL FRANCAIS.

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LES VIOLS, LES VIOLENCES, LES MEURTRES  PERPETRES PAR LES SOLDATS DES ARMEES FRANCAISES, sur les femmes, les enfants, les jeunes filles, les religieuses ….

Les viols se font sur une grande échelle. Ils touchent un très grand nombre de femmes : les mères, les filles, les femmes âgées, les enfants, les religieuses.

Les conditions en sont ignobles : le viol se fait en public, chaque fois que cela est possible : les femmes sont prises devant leurs maris et leurs enfants; les jeunes filles sont violées devant leurs parents, leurs frères, leurs soeurs. Certaines femmes ou jeunes filles s’offrent, pour tenter d’échapper à la mort : elles sont violées, puis tuées, parfois pendant l’exécution même de l’acte. Pire : certaines femmes ” patriotes ” sont violées également, pour le plaisir, ou parce qu’il n’y en a pas d’autres à proximité, ou parce que le ” contingent ” disponible est épuisé. On a signalé des cas de viols sur des cadavres encore chauds, ou sur des femmes en train d’expirer.

” Si toutes les femmes prises ne sont pas brûlées, elles trouvent, en tous cas, un emploi : les plus vulgaires appartiennent aux soldats, les plus belles aux officiers; moins raffiné, le général Commaire marque une préférence pour les vivandières … Dans les métairies, les femmes sont prises devant leurs maris expirants … Une citoyenne est la conquête commune de l’état-major de l’armée; une autre appartient à trente soldats ….. Des malheureuses, qui espèrent par le déshonneur subi avoir évité la mort, sont fusillées nues … DES FEMMES SONT SOUILLEES DANS LEURS CADAVRES … Le viol est la récompense du soldat ” (Gabory, pages 350 et 351).

” Le général Huché, monomane du crime, toujours à demi ivre, se repaît des spasmes d’agonie … Il se donne le passe temps ” de voir rouler jusqu’au bas d’une côte escarpée des femmes fusillées sur la pente, pour rire des accidents de leur chute “. Ses soldats portent des enfants embrochés sur leurs baïonnettes; ils en brûlent d’autres dans leurs berceaux “ (Gabory, pages 350 et 351).

” Un délire de et de sadisme s’empare des soldats : ils se réservent comme butin de guerre les femmes les plus distinguées et les religieuses. Ils dépouillent les cadavres de leurs vêtements, et les alignent sur le dos …. Ils appellent cette opération : ” mettre en batterie …” ” Ils vont, raconte Béjary, jusqu’à introduire dans le corps des victimes des cartouches auxquelles ils mettent le feu “. (Gabory, page …)

” Le soussigné déclare qu’en suivant l’armée dont je fais partie, j’ai vu entre Venansault et Ayzenay, au moins cent personnes, toutes femmes et enfants, massacrés et coupés en morceaux ; dans le nombre était un enfant, qui palpitait encore auprès de sa mère …” (Témoignage du gendarme Charrier, de la brigade de Palluau; contresigné par le juge Rouvière, du tribunal de Challans; cité in Les colonnes infernales, page 202).

“  Le jour qu’on mit le feu à Venansault, il vit tuer sept femmes, seules trouvées dans la commune, que l’une d’elle tenait son nourrisson dans les bras, et qu’on eut le raffinement et la barbarie de percer du même coup de sabre la mère et l’enfant … cette infâme action reçut les applaudissements du commandant ” (Témoignage du 14 février, 26 pluviôse, cité dans Les colonnes infernales, page 202).

” Cinq cents brigands ont été taillés en pièces, parmi lesquels un grand nombre de femmes, car les femmes s’en mêlent plus que jamais …” (lettre du général Huché, A.G., liasse B5 8 des Archives de guerre, in les colonnes infernales, page 205).

” Le viol et la barbarie la plus outrée sont représentés dans tous les coins. On a vu des militaires républicains violer des femmes rebelles sur les pierres amoncelées le long des grandes routes, ET LES FUSILLER OU LES POIGNARDER EN SORTANT DE LEURS BRAS “  (Témoignage du commissaire LEQUINIO, in Graccchus BABEUF, page 61).

” J’ai vu brûler vifs des femmes et des hommes …. J’ai vu cent cinquante soldats maltraiter et violer des femmes, des filles de quatorze et quinze ans, les massacrer ensuite et jeter de baïonnenette en baïonnette de tendres enfants restés à côté de leurs mères étendues sur le carreau ….” (Témoignage du chirurgien Thomas, in la Vendée-Vengé, page 164).

” On n’a conservé dans la Vendée que les généraux qui ont commis le plus de scélératesses, ceux QUI ABUSAIENT DES FEMMES APRES QU’ELLES ETAIENT MORTES, ceux QUI LES ENVOYAIENT A LA MORT APRES EN AVOIR JOUI, ceux qui faisaient fusiller les citoyens qui venaient demander justice “… (Le Moniteur, 11 vendémiaire 1794, in Gracchus BABEUF, page 69).

” Il n’ y a plus de Vendée. Elle est morte avec ses femmes et ses enfants dans les marais et dans les bois de Savenay. J’AI ECRASE LES LES ENFANTS SOUS LES SABOTS DES CHEVAUX, massaccré les femmes qui, au moins, pour celles-là, N’ENFANTERONT PLUS DE BRIGANDS “ (Général Westermann, lettre au Comité de salut public, après la boucherie de Savenay).

………… A compléter ……….

LE MEURTRE DES FEMMES ENCEINTES.

Les femmes enceintes, épargnées pendant un temps, sont mises à mort. On tue d’un seul coup deux êtres vivants : la ” République ” est doublement gagnante. Certaines sont violées avant d’être exécutées, d’autres éventrées, d’autres transpercées par les armes. Par un raffinement de cruauté, les armes sont enfoncées dans le ventre même de la mère.

” Ayant reçu l’ordre de la Commission militaire d’aller constater la grossesse d’un grand nombre de femmes détenues à l’Entrepôt, je trouvais une grande quantité de cadavres épars ça et là; je vis des enfants palpitants noyés dans des baquets pleins d’excréments humains …. Je constate la grossesse de trente d’entre ces femmes; plusieurs étaient grosses de sept à huit mois. Quelques jours après, je reviens voir ces femmes, que leur état devait sauver; ces malheureuses avaient été noyées “. (Témoignage de Chaux, in La guerre de la Vendée, page 71).

” J’ai vu massacrer des vieillards dans leur lit, égorger des enfants sur le sein de leur mère, guillotiner des femmes enceintes, MÊME LE LENDEMAIN DE LEURS COUCHES …. Les atrocités qui se sont commises sous mes yeux ont tellement affecté mon coeur, que je ne regretterai jamais la vie …” (Témoignage du général de brigade Danican, Archives historiques de l’armée déposées au fort de Vincennes, lettre du 20 octobre 1793 adressée de Saint-Brieux à Bernier).

” Des femmes enceintes étaient étendues, et écrasées sous des pressoirs. Une pauvre femme, qui se trouvait dans ce cas, fut ouverte vivante au Bois-Chapelet, près de Maillon ” (Peigné, Histoire du Loroux-Bottereau, Archives paroissiales du Loroux-Bottereaux; Secher, in Le livre noir de la Révolution, page 239).

” Des soldats ouvrent le corps des femmes enceintes, y mettent de l’avoine, et y font manger leurs chevaux ” (Revue de la Révolution, 1887, Journal de l’abbé Pierre Cormier. Gabory, pages 351 et 352).

“  Une jeune fille de la Chapelle fut prise par des bourreaux qui, après l’avoir violée, la suspendirent à un chêne. Chaque jambe était attachée séparément à une branche de l’arbre, et écartée le plus loin possible l’une de l’autre. C’est dans cette position QU’ILS LA FENDIRENT AVEC LEUR SABRE JUSQU’A LA TÊTE, ET LA FENDIRENT EN DEUX “  (Le livre noir, cité par SECHER, page 239).

L’ELIMINATION DES ENFANTS.

Les enfants font l’objet d’un traitement spécial : attendu que ce sont de futurs ” brigands “, selon la terminologie usitée, et qu’il constituent, par cela même, un danger pour la ” République “, il FAUT LES TUER. TOUS. La politique d’extermination est donc systématique. Aucune pitié n’est de mise : on les tue devant leurs parents, ou mieux, avec leurs parents. Tous les moyens sont bons : on les coupe en morceaux, on les perce de coups de baïonnette, on les embroche, on les jette dans des brasiers, on les noie. Les cris de mort des mères ne sont d’aucun effet sur les bourreaux. Malheur à qui les protège : le bourreau Lamberty, ” pour en avoir dérobé à la noyade “, est mis à mort (Reynald SECHER, in Le livre noir, page 233). De même, pour empêcher les ” Vendéens ” de se reproduire, on leur coupe le sexe, on en fait des boucles d’oreilles ou des trophées que l’on arbore à sa ceinture; ce n’est qu’un macabre prélude à leur mise à mort (mêmes références).

J’avais engagé plusieurs de mes amis à élever chez eux plusieurs de ces petits innocents; le lendemain, allant à l’Entrepôt pour les prendre, ces malheureux n’existaient plus : ils avaient tous été noyés; et j’assure en avoir vu la veille dans cette maison plus de 400 ou 500″. ( Témoignage de Chaux, membre du comité révolutionnaire, in La guerre de Vendée, page 71).

Le 28 février 1794, 110 enfants âgés de moins de 7 ANS des LUCS sur BOULOGNE, SONT MASSACRES par les troupes des Droits de l’homme. Une demande de la population est adressée  au Pape pour qu’ils soient béatifiés. Quoique je ne sois pas croyant, je m’associe aux catholiques dans cette demande (Livre de Auguste HUCHET, 1983, Le massacre des Lucs sur Boulogne; il y a contestation sur la date du 28 février, mais ceci ne change rien à l’abomination de ce massacre).

L’un des cas les plus horribles est celui de ce soldat qui, ayant embroché plusieurs nourrissons sur la baïonnette de son fusil, s’est ensuite promené devant la troupe pour se flatter de son exploit.

LES ARMES CHIMIQUES (Voir Secher, La Vendée-Vengé, pages 155 et suivantes).

LES NOYADES DE NANTES ET DE LA LOIRE.

On a cru, pendant longtemps, que seule la ville de Nantes a été concernée par les noyades ordonnées par Carrier. A Nantes, on en a dénombré 23 au moins, dont l’une de 1200 personnes, selon Reynald SECHER. Le nombre des noyés, pour la seule ville de Nantes, est estimé, selon les auteurs, entre 4000 et 5000.  En réalité, plusieurs villes le long du fleuve sont concernées : Les Ponts-de-Cé, Angers, Le Pellerin. Une noyade au moins est identifiée dans la baie de Bourgneuf.

Les témoignages sont innombrables.

“  Comme en les fusillant c’est trop long, et qu’on use de la poudre et des balles, on a pris le parti d’en mettre un certain nombre dans de grands bateaux , de les conduire au milieu de la rivière …. (In La Vendée - Vengé, page 152 …)

“  Deux gabarres chargées d’individus s’arrêtèrent à un endroit nommé la Prairie au Ducs. Là, moi et mes camarades, nous avons vu le carnage le plus horrible que l’on puisse voir : plus de 800 individus, de tous âges et de tous sexes, furent inhumainement noyés et coupés en morceaux ….. Les gabares ne coulaient pas assez vite au fond; on tirait des coups de fusil sur ceux qui étaient dessus. Les cris horribles de ces malheureuses victimes ne faisaient qu’animer davantage leurs bourreaux. J’observais que tous les individus qu’on a noyés dans cette nuit furent préalablement dépouillés, nus comme la main …… (Témoignage de Wailly, in Le livre noir, page 237).

” Vous voyez ces femmes, ces mères malheureuses précipitées dans les flots avec leurs enfants …. L’enfance, l’aimable enfance …. devient l’objet de la plus incroyable rage …. Des enfants de dix, de cinq, de deux ans, des enfants à la mamelle sont massacrés et noyés …. Je vois encore le fleuve rapporter sur ses bords une femme tenant encore son enfant mort sur son sein, une fille entrelacée autour de sa mère “. (Avocat Tronson-Ducoudray, in Le livre noir, page 237).

” Nous fîmes une boucherie horrible; très peu échappèrent; partout on ne voyait que des monceaux de morts … tous furent noyés ou taillés en pièces …”  (Général Westermann, rapport envoyé au Comité de salut public après la boucherie de Savenay; in Les colonnes infernales, page 139).

Les mariages ” républicains ” et les ” déportations verticales (Sécher, pages 154 et 155).

LA RECUPERATION DE LA GRAISSE HUMAINE POUR DES USAGES DIVERS.

Dans l’échelle des horreurs, on atteint ici presque le sommet.

Les techniques sont simples : on met à mort ceux que l’on dénomme les ” brigands “. Parfois, pour agrémenter le plaisir, on taille à vif la peau, et l’on découpe les victimes. On peut aussi placer les corps sur des barres métalliques, des ” grills ” pour humains,  sans les découper. A partir de là, plusieurs procédés sont utilisés :

- le plus simple consiste à jeter les morceaux humains dans des fours - comme ceux dans lesquels on cuit le pain -, et l’on place un feu ardent en dessous. La chair se désèche, mais le précieux nectar se met à couler, en tout cas à dégouliner. On le recueille dans un récipient, et on le livre là ou l’on en a besoin.

- un deuxième procédé s’apparente à la cuisson d’un volatile dans un four de cuisine : le corps est placé sur le ” grill ” fabriqué à cette fin; une plaque métallique placée sous le cadavre recueille la graisse devenue liquide : regardez cuire votre poulet dans votre four, vous verrez comment les soldats des Droits de l’homme, sur les ordres de leurs généraux, ont utilisé cette technique simplissime pour recueillir la sauce humaine.

La comtesse de la Bouëre recueille le témoignage, en 1829, d’un ancien soldat ” républicain “, qui affirme avoir fait fondre cent cinquante femmes pour en récupérer la graisse :

” Nous faisions des trous en terre pour placer des chaudières, afin de recevoir ce qui tombait. Nous avions mis des barres de fer dessous, et puis les femmes dessus. Puis, au dessous encore était le feu “.

L’opération, d’après les dires du témoin, aurait eu lieu près de Clisson - c’est à dire en Bretagne. L’opérateur dit en avoir dirigé dix barils vers Nantes. Le même dit avoir vendu dix pantalons fabriqués avec de la peau humaine. (In Emile GABORY, page 351).

” (Le général) Amey fait allumer des fours, et lorsqu’ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants …. D’abord, on a condamné ce genre de mort… mais aujourd’hui, les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats de TURREAU, qu’ils ont voulu continuer ces plaisirs. ” (Témoignage de l’officier de police GANNET, in Gracchus BABEUF, page 62).

L’HORREUR ABSOLUE : LE DEPECAGE DES VICTIMES. LE TANNAGE DE LEUR PEAU POUR EN FAIRE DU CUIR HUMAIN.

Nous sommes ici en plein cauchemar. Au point qu’Emile GABORY, l’un des auteurs qui a connu le mieux la question, ne veut pas croire, NE PEUT PAS CROIRE qu’une chose aussi horrible ait pu être commise par des êtres humains ( ” l’imagination la plus complaisante, écrit-il, a peine à accepter de tels récits”; page 351). Ce fut aussi notre premier réflexe, tant cela provoque le dégoût et l’horreur. Les preuves, hélas pour le pays des tortionnaires, sont accablantes. Elles concernent le haut et le bas de l’échelle, et ne sont pas limitées à la Vendée ni à la Bretagne. Des études médicales, notamment celles du professeur Raoul MERCIER, ont donné des détails surréalistes sur les méthodes employées et sur leurs résultats.

” Trois tanneries de peaux humaine, aux Ponts-de-Cé (près d’Angers), à Etampes, à Meudon, ont été identifiées. A la fête de l’Être Suprême (en 1790), plusieurs députés en portèrent des culottes ” (Aimée de COIGNY, Journal, chapitre sur la Convention, cité par MAUNY, ci-après).

” Les bons et beaux cadavres des suppliciés étaient écorchés et leur peau tannée avec un soin particulier. La peau des hommes avait une consistance et un degré de bonté (sic) supérieur à la peau de chamois; celle des femmes présentait moins de solidité, à raison de la mollesse du tissu. “ (Témoignage de l’abbé de Montgaillard dans le tome 3 de son Histoire de France depuis la fin du règne de Louis XVI jusqu’en 1825; il affirme avoir vu la tannerie de Meudon).

” J’avais l’âge de 13 à 14 ans. Je puis affirmer avoir vu, sur les bords du fleuve ( = la Loire), les corps de malheureux Vendéens, dont les cadavres avaient été écorchés. Ils étaient écorchés à mi-corps, parce qu’on coupait la peau au-dessous de la ceinture, puis le long des cuisses jusqu’à la cheville, de manière qu’après son enlèvement, le pantalon se trouvait en partie formé. Il ne restait plus qu’à tanner et à coudre “. (Témoignage de Robin, Angevin, le 31 mai 1852, in Mauny, ci-après).

Plusieurs auteurs témoignent du cas du vertueux SAINT - JUST, défenseur des pauvres, des orphelins, des malheureux, l’un des inspirateurs de la déclaration des droits de l’homme de 1793 :

” Une demoiselle jeune, grande et bien faite, s’était refusée aux recherches de Saint - Just. Il la fit conduire à l’échafaud. Après l’exécution, il voulut qu’on lui présentât le cadavre, et que la peau fût levée. Quand ces odieux outrages furent commis, il fit préparer la peau par un chamoiseur, et la porta en culotte. Je tiens ce fait révoltant de celui-même qui a été chargé de tous les préparatifs, qui a satisfait le monstre. Il me l’a raconté avec des détails accessoires que je ne peux pas répéter en présence de deux autres personnes qui vivent encore “. (Témoignage du conventionnel Harmand, de la Meuse; Anecdotes relatives à quelques personnes et plusieurs évènements remarquables de la Révolution. Consultable par Google : Mauny, 16 mars 2009, Les tanneries de peau humaine …).

De cet homme admirable, considéré comme un quasi-Dieu par les admirateurs de la prétendue révolution française :

” La peau qui provient d’hommes est d’une consistance et d’une bonté supérieure à celle du chamois. Celle des sujets féminins est plus souple, mais présente moins de solidité ” (Saint Just, dans son rapport du 14 août 1793 à la Commission des moyens extraordinaires. Une double expertise, donc, celle de l’abbé de Montgaillard et de l’honorable Saint Just.

LA PEAU HUMAINE EXPOSEE AU MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE DE NANTES.

Pendant longtemps, le Museum d’histoire naturelle de Nantes a exposé une relique infâme : la peau d’un être humain. La photographie de cette ” relique ” est reproduite par plusieurs sites sur internet (par exemple : Mauny, 16 mars 2009, Les tanneries de peau humaine sous la révolution française).

J’ai jugé utile, il y a un an, d’avoir une conversation téléphonique avec la personne qui avait en charge ce ” dossier ” éminemment français. Elle m’a confirmé - très courtoisement -, que cette peau humaine a été soustraite à la vue des visiteurs. J’ai réitéré mon appel téléphonique pendant la rédaction du présent article. Le conservateur du museum, très aimable, m’a précisé qu’à la suite de manifestations et démarches répétées d’associations et de partis, ladite défroque humaine a été retirée des vitrines, et mise à l’abri, sous clé, dans les réserves. Un fragment a été confié pour analyse au laboratoire de génétique du CHU de Nantes. Les résultats de cette analyse, si elle a été faite, ne sont pas revenus au musée. J’ai suggéré que cette relique soit placée en sécurité - comme le linceul de Turin -, afin qu’en temps utile, on la sorte de sa tanière, et qu’elle soit exposée publiquement devant les élèves des écoles bretonnes et vendéennes. Faisant partie intégrante de notre histoire, j’ai suggéré que les visites guidées soient conduites, alternativement, par M. le maire de Nantes, et par M. le président de la région dite ” des pays de Loire “, ce dernier s’étant signalé, il y a peu d’années, par l’énorme sottise - si j’en crois le presse - , que ” LES BRETONS VEULENT RECOLONISER LA LOIRE ATLANTIQUE ” (!). Ainsi verra-t-on qui est le colonisateur dans le Comté de Nantes, qui est chez lui en Bretagne, et qui doit EVACUER LES LIEUX, le plus rapidement possible.

(Pour ceux qui ne le savent pas, lors de l’invasion de 1487, la France avait déjà envisagé de dépecer (je dis : DE DEPECER) la Bretagne, d’en séparer le Comté de Nantes, et d’en faire cadeau à la soeur du roi Charles VIII de France, la vénale et corrompue Anne de BEAUJEU. Voir, en particulier, Alain BOUCHARD…. PELICIER, Essai sur le gouvernement de la dame de BEAUJEU, Chartres 1882 et Genève 1970, page 146).

LA BATAILLE DE SAVENAY.

Il est inutile de poursuivre plus avant ces citations épouvantables. On pourrait en faire un volume de plusieurs centaines de pages.

Il faut donc terminer par deux textes - si nos lecteurs ont eu le courage de lire jusqu’ici les exploits phénoménaux de la france révolutionnaire en Bretagne et en Vendée -, émanant de deux généraux envoyés sur les lieux par le Comité de salut public : KLEBER et WESTERMANN.

Au lendemain du massacre épouvantable de Savenay, à 31 klm an nord de Nantes, à partir du 21 décembre 1793, le général français WESTERMANN, qui a accompli scrupuleusement les ordres de Paris, écrit ces phrases terrifiantes, passées à la postérité :

” Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. ELLE EST MORTE SOUS NOTRE SABRE LIBRE, AVEC SES FEMMES ET SES ENFANTS. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, J’AI ECRASE LES ENFANTS SOUS LES PIEDS DES CHEVAUX, MASSACRE DES FEMMES qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. JE N’AI PAS UN PRISONNIER A ME REPROCHER, j’ai TOUT EXTERMINE …”

Le général KLEBER, autre boucher d’une cruauté inimaginable, commente, après la bataille de SAVENAY :

” On traverse Savenay …. Le carnage devient horrible. On ne voit partout que des piles de cadavres…. Une grande partie va se noyer dans le marais de Montoir ….” (à terminer).

C’est épouvantable. La littérature mondiale, quoique les génocides aient existé à toutes les époques de l’histoire de l’humanité,  offre peu d’horreurs d’une telle sauvagerie …….

WESTERMANN et KLEBER périssent d’une mort méritée. Le premier est décapité à Paris le 5 avril 1794 : même s’il a pris un plaisir sadique à accomplir son ” oeuvre “, il n’a, à tout prendre fait qu’exécuter les ordres clairs, précis, réitérés des malades mentaux de Paris : il est  le ” lampiste “,  il est donc, par la force des choses, appelé à mourir. Le second, alors qu’il participe à l’invasion d’Egypte, sous le commandement de Napoléon Bonaparte, est poignardé au Caire par un jeune syrien, nommé Soliman (ou Soleyman), en 1800. L’armée française est une armée d’invasion. KLEBER s’est signalé par les actes d’atrocité abominable dont il est familier. Dans la langue française, un jeune homme qui poignarde l’un des chefs les plus cruels d’une armée d’invasion, cela s’appelle un héros. Le commandement militaire français ne partage pas cet avis. Quoique rien ne l’oblige à appliquer le droit pénal local, bien qu’elle ait le pouvoir de le faire décapiter, de le faire fusiller, de le faire pendre - c’est à dire à se comporter seulement d’une manière humaine -,  le jeune homme est condamné à la peine la plus cruelle : le pal. On lui élargit l’anus au moyen d’un couteau, on lui introduit par cette voie un fort pieu en bois, qui traverse son corps de part en part, jusqu’à la bouche, par laquelle il sort du corps; le pieu est enfoncé par sa base dans le sol, de manière à dresser le malheureux verticalement vers le ciel. Il ne décède, dans d’atroces souffrances, que quatre heures plus tard. Cela est tout à fait digne des admirables exploits commis par la France des droits de l’homme en Bretagne et en Vendée : l’armée française d’Egypte, la quintescence du pays des Droits de l’homme, n’a pas dépassé le stade de la civilisation que celui-ci incarne avec tant de brio.

La révision des manuels d’enseignement de l’histoire de France est à l’ordre du jour : voila des faits édifiants qui méritent d’être portés à la connaissance des jeunes élèves, tant Bretons que Français, et qui remettent bien des structures mentales en place.

NOTRE PHOTO : MAXIMILIEN ROBESPIERRE. Admiré par les thuriféraires de la ” révolution ” dite des droits de l’homme,  ce grand criminel contre l’humanité est un malade mental avéré, classé par les psychiatres dans la catégorie des paranoïaques délirants. Il est l’un des grands responsables du génocide brito-vendéen, et compte à son actif plusieurs dizaines de milliers de morts. Il est ” raccourci “, à son tour, en 1794, son oeuvre criminelle étant devenue intolérable à tous, et ses adversaires - guère plus recommandables -, assez puissants pour l’éliminer. (A dire vrai, c’est une course de vitesse qui se joue entre eux : si l’un est guillotiné avant l’autre, cet autre vivra, par le fait même, au moins un peu plus longtemps; jeu très élevé, on le voit, que pratiquent entre eux nos grands révolutionnaires). Il existe encore, en 2011, des sectes ” robespierristes “, qui étudient religieusement ses écrits, et rêvent (sans doute), de remettre en honneur les bonnes recettes du Maître : les arrestations arbitraires, l’emprisonnement et la décapitation sans jugement, sans avocats, sans aucun moyen de défense, les massacres de masse … Tout cela au non de la ” Liberté “, tant il est vrai que ” Le gouvernement révolutionnaire ne doit aux ennemis du peuple que la mort “. La propagande de masse opérée sous la troisième, la quatrième, la cinquième républiques ont transformé ce (petit) Pol Pot français en héros, de sorte que de nombreux lycées, collèges, rues, avenues …. portent son nom glorieux : la France, en effet, a inventé les Droits de l’homme, le français est - et reste -, LA LANGUE DE LA LIBERTE. Autres paranoïaques célèbres : Hitler, Staline, Mao Tse Dong (champion toutes catégories : nombre de victimes estimé : 70 millions), Pol Pot (beaucoup moins performant : seulement 2 millions), Kim il Sung … Pour savoir ce qu’est la psychose paranoïaque lire l’article de Louis Mélennec sur la paranoïa).

IV - QUELLES SANCTIONS INTERNATIONALES ET NATIONALES POUR LA FRANCE ???? CRIME DE GENOCIDE ? CRIMES CONTRE L’HUMANITE ? LES DEUX A LA FOIS?

Dans son livre récent intitulé ” La désinformation autour des guerres de Vendée ” (Editions l’Etoile du Berger, Anet, 2009), dans lequel Reynald SECHER expose les persécutions dont il a été victime de la part du ” système ” malhonnête qui tient alors l’opinion sous sa coupe - faute de quoi la France aurait repoussé avec HORREUR la ” commémoration “du bi-centenaire de la prétendue révolution française -, l’auteur, encore interrogatif, intitule l’un de ses chapitres : ” Y-a-t-il eu génocide en Vendée ? “.

I - LA DISTINCTION ENTRE LES GUERRES CIVILES, LES MASSACRES DE MASSE, LES GENOCIDES a donné lieu, chez les historiens non juristes, à des combats oratoires, dont il ne sort rien de clair. Dans l’ordre des atrocités commises par les hommes, les génocides se situent au sommet de la pyramide des horreurs. Le fait d’avoir enseigné le droit pénal pendant des années, d’être titulaire du diplôme d’études supérieures de sciences criminelles, d’avoir été pressenti pour l’agrégation de droit pénal par les maîtres de la discipline de l’époque (le doyen Pierre Bouzat et le professeur Georges Levasseur, voir ces noms dans Google), ne me confère - heureusement ! - aucune science infuse, mais me donne les instruments intellectuels et techniques pour qualifier juridiquement les abominations commises par la France en Bretagne et en Vendée en 1793 et en 1794. A ce stade, j’ai suffisamment consulté les textes et la jurisprudence internationale pour émettre une opinion claire.

Le constat est accablant non pas seulement pour la France, mais pour tous les auteurs qui, sciemment, volontairement, possédant les mêmes textes, les mêmes archives que les autres, les ont volontairement écartées, falsifiées, réinterprétées à la lumière de leurs délires intérieurs, ou de leurs fantasmes ou, ce qui est pire, par lâcheté ou par intérêt, pour ménager leurs carrières …

Plusieurs auteurs, beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit, ont cru utile de tenter de justifier ces abominations. Il serait trop long de les citer ici, et d’égrener leurs arguments, misérables au regard des atrocités commises. Le mépris que l’on ressent pour eux mérite-t-il que l’on cite leurs noms ? On les citera un peu plus tard. Soboul a fait partie, en son temps, des admirateurs et des défenseurs fervents de la ” révolution ” (voir la note concernant cet auteur dans la bibliographie ci-dessous). L’illustre Georges CLEMENCEAU, que la République range parmi ses héros, a approuvé ces crimes, dans des termes violents (hélas, ses méfaits ne peuvent être exposés ici, faute de transformer la présente chronique en un gros volume, ce qui n’est pas notre but).

Tout le monde sait que les crimes contre l’humanité ne peuvent être prescrits. Les crimes nazis ont été jugés à Nuremberg. Les crimes communistes n’ont présentement donné lieu à aucun procès, ce qui est un chagrin quotidien pour ceux qui défendent les droits et la Dignité des êtres humains. Plusieurs tyrans sanguinaires font l’objet présentement de poursuites devant les juridictions pénales internationales. …

Je réserverai un article entier à ce problème, pour ne pas surcharger le présent article, et ne pas décourager le lecteur par sa longueur.

Lors de la soutenance de la thèse de Reynald SECHER, de nombreux ” hystoriens “, politiques et journalistes ont contesté avec véhémence le terme de ” génocide ” utilisé par l’auteur : ceux-là mêmes qui avaient justifié ou minimisé l’atrocité des crimes commis en Bretagne et en Vendée. Il suffisait, selon eux, de décrire les monstruosités commises, à condition encore, prétendaient-ils, de les prouver….. Il existe,  en Bretagne, en France et ailleurs, des individus qui trouvent des justifications aux crimes de Lénine, Staline, Trotsky, Mao Zedong, et surtout Pol Pot : la vermine doit s’éliminer - surtout si l’on combat, par ailleurs la peine de mort -, par des méthodes radicales et définitives. Plusieurs lycées portent le nom de Robespierre. On me dit qu’à Lanester, en plein coeur de la Bretagne, il existe ….. une rue Lénine, consacrée à la gloire de l’un des plus grands criminels de l’humanité.

Le crime de génocide, les crimes contre l’humanité sont définis par l’article 6 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (voir ce statut dans Google). L’article 211-1 du Code pénal français est encore plus large (voir dans Google).

AU PLAN JURIDIQUE, l’analyse est désormais CLAIRE :

- L’ELEMENT MATERIEL du crime est très amplement démontré : il y a eu des meurtres en série, des atteintes graves à l’intégrité physique et mentale des victimes, des mesures visant à entraver - et même à empêcher les naissances au sein du groupe, des mesures visant à exterminer les individus ….

- L’ELEMENT MORAL est désormais surabondamment prouvé : les autorités étatiques du temps ont donné des ordres clairs, impératifs, répétitifs, non ambigus, en vue d’exterminer la totalité du groupe désigné par eux. Les textes de l’époque établissent d’une manière IRREFUTABLE qu’il y a bien eu un plan CONCERTE, PENSE ET VOULU pour que cette extermination soit effective, et rapidement exécutée. Fait gravissime : la population visée devant, selon les criminels de Paris, être anéantie TOTALEMENT, la volonté a été très clairement exprimée, par écrit, de remplacer la population détruite par des “colons” provenant d’autres régions du territoire dénommé “La France”. Les archives retrouvées par SECHER - après des recherches qui s’étalent maintenant sur une trentaine d’années - ne laissent planer aucun doute à cet égard.

Il y a donc eu, de la manière la plus indiscutable qui soit, CRIMES DE GENOCIDE ET CRIMES CONTRE L’HUMANITE perpétrés par les autorités étatiques de la France contre les populations bretonnes, vendéennes, du Maine et Loire, des Deux-sèvres, en 1793 et en 1794.

La France est passible d’une action dirigée contre elle devant la COUR PENALE INTERNATIONALE.

CETTE ACTION EST IMPRESCRIPTIBLE.

Les interventions récentes de M. Nicolas SARKOSY, président actuel de la République française - qui est tout ce qu’on veut, sauf un imbécile ou un couard -, aux fins de reconnaissance de la pleine et entière responsabilité de la Turquie dans le génocide arménien, ont paru à certains courageuses et louables. La Turquie dans son action de colonisation, a, sans aucun doute, comme un certain nombre d’atrocités dans son histoire; non pas seulement à l’égard des Arméniens, mais aussi des Grecs, des Serbes, des Egyptiens et bien d’autres peuples.

Mais il va sans dire que de telles démarches à l’encontre d’un pays déterminé, ne peuvent être unilatérales, partiales ou partielles.

La France a été en guerre contre tout le monde au cours de son histoire; elle a conquis, par les armes, des territoires immenses. Elle DOIT, IMPERATIVEMENT, reconnaître elle aussi les atrocités qu’elle a commises, avec une CRUAUTE au moins aussi condamnable que celle des Turcs,  sur des territoires qu’elle affirme être les siens, mais qui appartiennent à l’héritage millénaire de nations qui n’ont RIEN DE COMMUN avec elle.

La France N’A AUCUNE LEGITIMITE à donner des leçons de morale aux autres, certainement pas en matière de génocides ni d’assassinats de masses : dans ce domaine, la vérité étant maintenant connue, ELLE FIGURE AU BANC DES ACCUSES : ce sont des excuses qu’elles doit solliciter. Il n’est pas sûr du tout qu’elles soient acceptées par les Bretons : là, je sais de quoi je parle. Pour ma part, les crimes étant trop monstrueux, je ne donnerai pas l’absolution à la France, quoique je ne reproche rien aux Français eux-mêmes, qui ne sont pour rien dans les atrocités commises par leur pays.

2 - MAÎTRE GILLES - WILLIAM GOLDNADEL, président d’Avocats sans frontières (voir ce nom par Google), avocat connu pour plaider des causes difficile, juif d’origine polonaise,  qui a vécu dan son sang l’horreur de la Shoah, allié  précieux pour les Bretons, confirme mon analyse, dans des termes au moins aussi intransigeants que les miens - sinon davantage -, dans la remarquable préface du dernier livre de Reynald SECHER, récemment paru aux éditions du Cerf (Paris 2011, 29 boulevard La Tour-Maubourg, 75340, Paris Cedex 07; prix : 24 euros). Bien entendu, à ce jour, aucun ” hystorien ” breton n’ose utiliser le vocable de génocide, pour notre honte à tous. Il est absent du livre de M. Joël CORNETTE, pourtant breton et professeur d’université (voir la brève note consacrée à cet auteur ci-dessous).

Voici quelques phrases extraites de la préface de maître GOLDNADEL :

” La Vendée est bien un génocide. Le génocide de la Révolution française …… L’incroyable, l’impensable, l’inimaginable est que ce génocide est le fruit de ceux qui disaient agir au nom de principes nouveaux, de droits universels : les droits de l’homme. Ce génocide est bien un crime légal. Ce génocide est ABSOLU ET TOTAL; il regroupe les trois critères de génocide cernés à ce jour, et reconnus par le droit international ….

” A chaque fois, je me suis posé la même question : POURQUOI PERSONNE, avant SECHER, ne s’était posé la question de la véritable nature de ce qui s’était passé en Vendée ?… N’EST-CE PAS CELA QUE L’ON APPELLE LE NEGATIONNISME ? Si HITLER a été jugé et condamné, si les lieutenants de POL POT sont en cours de jugement …. ROBESPIERRE, TALAAT PACHA, LENINE, STALINE, MAO … sont vierges de tout jugement .”

 ( Ces phrases seront incluses dans un article sur le concept de génocide, sur la définition juridique du crime de génocide, et sur le génocide perpétré en Bretagne et en Vendée par la France, pays auto-proclamé PATRIE DES DROITS DE L’HOMME ).

3 - LES AUTORITES TURQUES SONT INFORMEES QU’IL Y A EU UN GENOCIDE EN FRANCE, EN 1793 et en 1794, et qu’il est temps que LA TURQUIE REAGISSE AVEC VIGUEUR : LA FRANCE SE TROUVE DANS UN SITUATION IDENTIQUE A LA SIENNE.

J’ai pris contact avec les autorités turques. J’ai écrit à l’ambassadeur de Turquie en France, et au chef de l’Etat Turc, pour leur faire savoir que si la Turquie est coupable de ne pas reconnaître ses crimes, la France l’est tout autant.

Ce pays a à son actif des guerres nombreuses, au cours desquelles il ne s’est pas mieux comporté que les Turcs, tant en France (la croisade dit ” des Albigeois “, qui reste très présente dans le sud de la France, la Saint Barthélémy, les massacres de septembre, les dizaines de milliers d’innocents spoliés et assassinés lors de la prétendue révolution des Droits de l’homme …), qu’en Bretagne (les 6000 soldats massacrés au champ d’honneur, à Saint Aubin du Cormier, en juillet 1488, après une invasion strictement sans aucune justification; les milliers de Bretons assassinés en 1675 à la suite d’un soulèvement légitime contre le pouvoir tyrannique étranger de Versailles, les 115 000 Bretons et Vendéens assassinés en 1793 et 1794 …), que dans les pays colonisés (plusieurs dizaines de milliers de morts lors des révoltes de Madagascar en 1947 et en 1948; on attribue à l’invasion et aux guerres d’Algérie la perte DES DEUX TIERS DE SA POPULATION …).

Ma démarche se fait dans une TRANSPARENCE ABSOLUE : M. Nicolas SARKOSY, dont la famille n’est française que de fraîche date, n’est pas au courant de ce qui s’est passé en Bretagne, et doit en être informé, d’une manière claire, loyale, complète. Ce ne sont certes pas les ” élus ” bretons, reçus à l’Elysée à déjeuner il a peu, impressionnés et tremblants, qui l’ont fait : on me dit qu’ils n’ont pas pratiqué le baise-main, mais le baise-pied, pratique disparue même en Chine, et à la Cour du Pape; je souligne que je ne rapporte qu’une rumeur, n’ayant pas eu le déshonneur d’assister à la chose.

Aucun des Bretons invités au palais de l’Elysée n’a osé dire en face au président de la république, que s’il est honorable que la Turquie reconnaisse les cruautés à l’égard des Arméniens, des Kurdes et autres peuples, il est indispensable que la France  en fasse autant, pour les civilisations qu’elle a détruites, dans l’hexagone, comme l’a souligné Michel ROCCARD, ancien premier ministre socialiste de François MITTERAND,  pour les Bretons, les Basques, les Corses, les Alsaciens.

Quant à moi, j’ai écrit au chef du gouvernement turc qu’il est maintenant en mesure de demander à son Parlement, dès qu’il le jugera opportun, de faire voter une loi, comme la France l’a fait pour les  juifs et les Arméniens, RECONNAISSANT OFFICIELLEMENT LE GENOCIDE FRANCAIS EN BRETAGNE ET EN VENDEE. J’ai souligné que, bien avant le régime nazi, la France a eu ses EINSATZGRUPPEN, passées à la postérité, et qui font partie de la HONTE de l’histoire de l’humanité (voir ce mot dans Google), sous le nom sinistre de COLONNES INFERNALES, commandées par le général français TURREAU, qui mourut dans son lit. Avec cette précision près que si les nazis tuaient leurs victimes par balles, puis par le gaz, les armées françaises, elles, tuaient les innocents par les procédés atroces exposés ci-dessus (voir ci-après le livre de Louis-Marie CLENET, publié chez Perrin en 1993).

4 - LES LETTRES AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET AU CHEF DU GOUVERNEMENT TURCS, sont également adressées à M. Nicolas SARKOSY.

Je souligne que mes relations avec les cabinets ministériels français,  avec lesquels je reste en rapport pour des projets techniques, relatifs, notamment, au droit social réactionnaire et discriminant de la France (voir : mélennec, la loterie du handicap, l’Express du 2 novembre 1995 …), sont excellentes puisque, comme je l’ai souvent souligné, j’ai toujours pu dire en France ce que je pense, même si les médias aux ordres m’ont toujours été fermés.

M. Nicolas SARKOZY, qu’on partage ou non ses options politiques, EST REPUTE UN HOMME OUVERT, capable et digne d’apprendre ce qui s’est réellement passé en Bretagne. Son rôle n’est sans doute pas de conduire la Bretagne à faire sa réapparition sur le scène internationale - C’EST A NOUS, BRETONS, DE LE FAIRE, AVEC L’AIDE DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES, nous n’attendons et ne voulons RIEN de la France -, mais il est hors de doute qu’il prendra connaissance de ce qu’on a à lui dire avec le plus grand intérêt. S’il en était indigne, ce serait son devoir élémentaire de le faire, puisqu’il est le chef de ce pays qui a notre sang sur la conscience.

5 - LA PROPOSITION DE LOI RELATIVE A LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE VENDEEN DE 1793-1794, déposée par M. Lionnel LUCA, M. Hervé de CHARETTE, Madame Laure de LA RAUDIERE, M.M. Alain MOYNE-BRESSAND, Jean-Frédéric POISSON, Jacques REMILLER, Francis SAINT-LEGER, en 2007.

Le caractère épouvantable des massacres perpétrés par la France en Bretagne et en Vendée en 1793 et en 1794, l’impossibilité absolue de les dissimuler davantage - ce que ” LA ” république a réussi à faire, au moins en partie, avec la complicité de ” son ” université et de certains de ses parlementaires -, le fait que la version officielle des faits est désormais détruite - une rébellion interne contre la république Sainte et Sacrée, poignardant celle-ci dans le dos, tandis que l’étranger se pressait aux frontières -, la parfaite connaissance de la qualification juridique des ces crimes - qui ne sont pas une guerre civile, mais un GENOCIDE -, ont conduits sept députés courageux …..

(Voir le texte de cette proposition de loi sur Internet).

La France fait la sourde oreille : donner suite à ce projet, serait - enfin -, reconnaître publiquement l’opprobe qu’elle mérite.

Le plus honteux de toute cette affaire, est l’attitude des élus ” bretons “, qui se prétendent des hommes et de femmes d’honneur. D’après SECHER, 14000 ouvrages ont été publiés sur les ” guerres ” de Bretagne et de Vendée (Gracchus Babeuf, page 35). C’est un déshonneur collectif, que rien n’effacera, que les ” élus ” bretons  se soient tus sur ces évènements, et n’ont RIEN TENTE POUR INFORMER leurs malheureux compatriotes. Cette honte restera inscrite dans nos mémoires.

Je ne vous dirai pas que les “élus” bretons, le “Conseil régional de Bretagne” se préparent à changer d’attitude. Vous sauriez, les connaissant, qu’on veut vous prendre pour des pélicans ( = pour des cons, autre manière de dire les choses).

CONCLUSIONS PROVISOIRES. FINALITE DE LA PRESENTE CHRONIQUE.

- INTERDIRE DEFINITIVEMENT A LA FRANCE DE MENTIR, DE NIER DES CRIMES qui sont plus horribles, par LEUR FEROCITE, que ceux de la Shoah, et du génocide arménien, ….. S’il est vrai que le peuple juif et le peuple arménien ont souffert d’un nombre beaucoup plus élevé de victimes, NOUS REVENDIQUONS, NOUS BRETONS, d’avoir été victimes d’atrocités infiniment plus cruelles que les juifs et les Arméniens. IL FAUT MAINTENANT QUE LE MONDE ENTIER soit mis au courant de ce qui, s’est passé en Bretagne pendant la prétendue révolution qui a ” apporté la liberté au monde “, selon les fanfarons qui nous ont enseigné dans nos écoles les programmes falsifiés à Paris, comme sont falsifiés en Turquie l’ “histoire ” du génocide arménien, et les horreurs qui se déroulent quotidiennement au Tibet, au Kurdistan, et autres pays colonisés …..

- DONNER AUX BRETONS L’AUDACE DE SE REGARDER EN FACE, DE CESSER DE RAMPER SUR LE SOL, VISAGE COLLE CONTRE TERRE, et de reconnaître leur propre responsabilité. Les Bretons SONT LA CAUSE DE LEUR SORT. Ils n’ont pas été capables de produire UN SEUL GRAND FILM sur aucun des thèmes de leur histoire ! Là ou les Juifs produisent tous les soirs une émission de télévision  sur la Shoah, ont produit des centaines de films, publié des milliers de livres, les Bretons ne font RIEN, si l’on excepte les pionniers qui essayent de sauver la langue menacée de mort imminente, et qui manifestent pour ce qu’ils dénomment la ” réunification “. LA RE-U-FI-CA-TION !!!!!!!! : réalisez vous le ridicule de la chose ???

- FAIRE HONTE AUX DEPUTES, AUX SENATEURS, AU PRESIDENT ET AUX MEMBRES DU ” CONSEIL REGIONAL DE BRETAGNE ” ????

Impossible. Dans quelle auge iraient-ils brouter leur avoine si les états-majors parisiens, dont ils sont les clients, leur ôtaient l’onction, gravée sur le front, pour se faire élire, au terme de simulacres d’élections, qui leur permet de se partager alternativement les plantureux gâteaux reçus en récompense ?

L’un d’eux a osé demander QUE LA FRANCE RECONNAISSE OFFICIELLEMENT LE PEUPLE BRETON ! ! ! ! ! (ABP, 30 octobre 2011). Pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas vous traîner à genoux, les mains jointes, devant ceux qui nous ont envahis, ont détruit nos institutions, volé nos impôts et nos richesses pendant plusieurs siècles, envoyé notre jeunesse aux premiers rangs de leurs armées pour se faire décimer, anéanti notre prospérité économique, tué notre langue et notre culture, nous ont humilié aux yeux de l’Europe et du monde, transformé jusqu’à une époque récente notre pays fier et combattif en trou du cul de l’Europe ?

Puisque vous ne le savez pas, apprenez que le peuple breton existe plusieurs siècles avant l’invasion de l’Ile de Bretagne par Jules César, qu’il s’est battu victorieusement en Bretagne armorique pendant MILLE ANS contre ses ennemis. Ne proférez plus ces paroles sacrilèges : nous sommes plusieurs millions de personnes, non pas à solliciter QUOI QUE CE SOIT de qui que ce soit - surtout pas de nos voisins de l’Est -, mais à être très déterminés à reprendre possession des DROITS QUI NOUS ONT ETE VOLES. C’est aux Français, qui ont créé une nation artificielle par des violences inouïes, en écrasant les identités de leurs voisins, qui selon Mirabeau et d’autres auteurs autorisés ne sont rien d’autres, en 1789, QU’ ” UN AGREGAT INCONSTITUE DE PEUPLES DESUNIS “, de solliciter de la Bretagne si elle condescend à leur reconnaître la qualité de ” nation “. LES BRETONS, en tant que peuple, existent avant l’ère chrétienne : ILS N’ONT PAS A ÊTRE ” RECONNUS ” : ils existent, depuis plus de 2000 ans !

Il y a pour tous UN IMPERATIF CATEGORIQUE : à l’égard de la France, vous devez ABSOLUMENT parler le langage de la fierté, non celui de l’abaissement. S’il y a une chose à faire voter par le parlement français, c’est la reconnaissance du génocide breton et vendéen de 1793 et de 1794 : vous devez vous associer aux députés qui ont déposé cette proposition de loi en 2007; vous feriez là une oeuvre hautement symbolique et utile : accrochez vous, et entrainez dans votre sillage tous vos compatriotes. ILS N’ONT PLUS LE DROIT, DE CONTINUER A SE COMPORTER COMME DES CLOPORTES : les Bretons sont-ils lâches à ce point, alors que les massacres de 1793 et de 1794 sont connus depuis plusieurs dizaines d’années, de ne pas réagir avec une extrême vigueur ? En attendant, complétez votre formation historique, manifestement encore lacunaire, en lisant dans son entier l’ouvrage irremplaçable de Jules CESAR, dans lequel vous apprendrez que votre peuple - NOTRE PEUPLE -, existe de très longs siècles avant qu’il ne soit question de ” Francs “, et bien sûr de ” France “, ce pays si tard venu, devant lequel IL VOUS EST INTERDIT, STRICTEMENT, ABSOLUMENT, DEFINITIVEMENT, de vous abaisser.

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FRANCE, NOUS T’AIMONS D’AMOUR TENDRE, ET NOUS SAVONS QUE C’EST RECIPROQUE. Voila pourquoi nous avons ” sollicité ” d’être ” réunis ” à toi jusqu’à la fin de l’Eternité, en 1532, LE CANON DANS LE DOS, sous la menace de tes armées, réunies autour de Vannes, ou notre Parlement général avait été contraint de se rassembler, sur l’ordre du roi étranger François Ier de France. Lorsqu’on voit, il y a seulement quelques années, un auteur oser écrire dans un livre qui a eu un certain retentissement, que ” la Bretagne et la France se sont unies d’un mariage d’amour “, combien a été gravissime la dissimulation de ses crimes par la France, et combien mon analyse (livre Breizh) et celle de Reynald SECHER se rejoignent : la France est coupable du crime de mémoricide (Secher), elle a failli réussir à maculer totalement ses crimes (livre Breizh). On ne peut prétendre écrire l’histoire de la Bretagne - même en l’intitulant ” Roman de la Bretagne “- en cultivant, à Paris et ailleurs, les relations mondaines et le dilettantisme. C’est incompatible. Le sujet est beaucoup trop grave pour être traité avec désinvolture. Et il est plus grave encore que certains sites bretons se fassent l’écho de ces sottises, qui intoxiquent les jeunes consciences.

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

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Chacun des livres cités contient des centaines de références. Nous n’avons mentionné que les ouvrages les plus accessibles, qui tous confirment L’ABSOLUE EXACTITUDE des citations retenues, SI INVRAISEMBLABLES qu’elles soient. Contrairement à nos habitudes, nous avons jugé indispensable de mentionner les titres des auteurs, qui tous sont des SPECIALISTES de haute envergure, qui savent de quoi ils parlent, et dont la morale rigoureuse est connue.  Ainsi, l’autorité qui s’attache aux lignes ci-dessus est la leur, non la nôtre.

ACTES DU TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE, Paris,1968 et 1986. Les ” procès ” instruits par le ” tribunal révolutionnaire “, préfigurent, en pire probablement, les ” procès ” Moscou, véritables mises en scène initiées par le criminel Staline.

CESAR Jules, La guerre des Gaules, Paris, Les belles lettres, 1950; Paris, Gallimard, 1981. A lire absolument par tous les Bretons qui doutent de leurs origines : ils verront, là, que la civilisation dont ils sont issus existe plusieurs siècles avant Jésus-Christ.

CHIAPPE Jean François, Grand prix Gobert de l’Académie française 1983, La Vendée en armes, Paris, 1993, Librairie académique Perrin, 3 tomes.

CHIAPPE Jean-François, prix Bretagne 1971, Georges CADOUDAL, ouvrage couronné par l’Académie française, Paris 1971, librairie académique Perrin.

CLENET Louis-Marie, docteur en histoire, agrégé de sciences sociales, diplômé de sciences politiques, originaire de Vendée, Les Colonnes infernales; Paris, 1993, Librairie académique Perrin.

CORNETTE Joël, professeur à l’université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis, Histoire de la Bretagne et des Bretons, Paris, 2005, éditions du Seuil. Ce n’est pas un livre de référence, mais il faut, si faire se peut, tout lire. Pour M. Cornette, les travaux de SECHER n’existent pas : ils ne sont pas même cités ! C’est ainsi que s’écrit l’histoire : mal.

COURTOIS Stéphane, Directeur de recherches au CNRS, initiateur et coordinateur du Livre noir du communisme, directeur de la revue universitaire Communisme,  Communisme et totalitarisme, Paris, 2009, éditions Perrin, collection Tempus.

RENAUD-ESCANDE Fr. Le livre noir de la Révolution française (sous la direction de), avec de nombreux auteurs, parmi lesquels Pierre Chaunu, Emmanuel Le Roy-Ladurie, Reynald Secher, Jean Tulard … Paris 2008, éditions du Cerf.

CITRON Suzanne, agrégée d’histoire, docteur en histoire moderne, Le mythe national, Paris 1789, Les éditions ouvrières. Un livre fondamental pour comprendre comment se ” fabrique ” l’histoire. Lecture aisée, à la portée des ” sçavants ” qui opèrent sur la blogosphère bretonne.

DAVID EL KENZ, Le massacre, objet d’histoire, Paris 2005, collection folio histoire. Introduction importante de Eric WENZEL, docteur en droit et docteur en histoire. L’histoire du monde est riche en massacres de masse et en génocides. Celui perpétré en Bretagne et en Vendée est particulièrement abominable, par sa cruauté exceptionnelle, par la dissimulation quasi totale des faits par la France, par la prétendue philosophie qui l’a inspiré (LA DEFENSE DE LA LIBERTE !!!!!),  par les mensonges enseignés dans les écoles françaises, par les complicités universitaires dont ce mémoricide a bénéficié, par l’incroyable fatuité du pays criminel à donner des leçons au Monde, en particulier à la Turquie. Même si celle-ci s’est signalée, elle-aussi, par massacres aussi cruels que ceux de Bretagne et de Vendée.

DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN (La), présentée par Stéphane RIALS, Paris 1988, collection Pluriel, 771 pages. L’ouvrage est assez remarquable. Il vaut par l’historique de l’élaboration de la Déclaration, mais surtout par les notes et les commentaires. Le dossier, très épais (pages 477 à 749), est particulièrement précieux; il contient des textes qui vont de la Grande Charte de 1215, accordée par le roi d’Angleterre à ses sujets, aux différents projets élaborés en 1789 (plus d’une dizaine). Les auteurs n’ont pas remonté au delà de 1215, ce qui est dommage. (Comme je l’ai écrit souvent, les droits de l’homme se confondent - presque - avec l’origine de l’humanité). La lecture de ce livre très documenté démontre que LE RÔLE DE LA FRANCE DANS L’ELABORATION DES DROITS DE L’HOMME est NUL, et que c’est par l’effet d’une supercherie que cela a été inculqué aux jeunes élèves dans les écoles. L’ouvrage est particulièrement recommandé aux jeunes ” sçavants ” bretons, qui connaissent tout sans avoir rien lu (au pays des Saints bretons, les miracles existent : qu’on se le dise !). Et à certains universitaires, de France, de Navarre et d’ailleurs, dont les connaissances se limitent (parfois, hélas), au sujet de leur thèse; et qui croient que l’histoire commence  …. en 1789 (d’autres situent l’an I de l’Humanité à la révolution russe de 1917 !). Pour les jeunes ” sçavants ” ci-dessus, le livre sera un excellent exercice de lecture, de grammaire, de stylistique, d’histoire; peut-être, pour les plus doués, d’humilité.

DUPUY Roger, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Rennes II, Les chouans, Paris 1997, Hachette littérature. Sauf erreur de ma part, M. DUPUY ne cite jamais M. SECHER. Ce qui signifie, non pas qu’il ne le connaît pas, mais qu’il ne le connaît que trop bien. Vous avez lu l’effroyable phrase du général-boucher WESTERMAN, au lendemain du massacre de SAVENAY, les 22 et 23 décembre 1793, qui appartient désormais à ce que l’humanité compte de plus ignoble. (voir plus haut). Les Vendéens et Bretons battus à Granville puis à Cholet se dirigent ensuite vers Savenay. Commentaire philosophique bref de M. DUPUY : ” (Ce qu’il en restait, fut) SABRE A SAVENAY, le 23 décembre 1793 ” (page 33). Point final. Admirable. Vive la Bretagne !

FURET François, Le passé d’une illusion, Paris 1995. Furet fait partie de ces hommes estimables qui jettent un éclairage nouveau sur le caractère monstrueux des thèses totalitaires du communisme, voué à l’écrasement de l’être humain, en aucun cas à son épanouissement. Sur le tard, ayant démissionné du parti communiste en 1959 (c’est en 1956 que KROUCHTCHEV présente son fameux rapport devant le Comité central, dévoilant publiquement les crimes de STALINE), avec beaucoup d’autres intellectuels, il réalise qu’il s’est trompé. Il le dit, en rupture avec ses anciens amis : la révolution ne commence pas en 1789, mais en …. 1774, avec l’arrivée sur le trône du jeune roi Louis XVI. Celui-ci, en effet, dans le prolongement du large mouvement d’idées qui agite toute l’Europe, et des graves difficultés que connaît le royaume, a l’audace de nommer comme Premier ministre (comme ” Contrôleur général “, car tel est son titre), le réformateur TURGOT, qui met en oeuvre, avec le consentement du monarque, des réformes extrêmement hardies, révolutionnaires, peut-on dire, notamment fiscales. Bien sûr, elles se heurtent à une cabale, et le roi, encore très jeune, n’a pas la force de braver l’orage. Mais le mouvement est lancé du côté de la monarchie. D’autres réformateurs suivront, sous la pression des événements : NECKER, CALONNE … La prétendue révolution française se situe dans le prolongement de ces réformes : tôt ou tard, la monarchie se serait réformée, elle n’avait pas le choix de faire autre chose. Mais sans les effroyables dégâts, dont la France paiera les conséquences pendant plusieurs générations. Louis XVI était faible de caractère, mais il était foncièrement bon, et bien loin d’être l’imbécile que ses détracteurs ont décrit. Les réformes effectuées sous son règne ont certes été insuffisantes, mais ont tout de même été importantes. Tout cela a été volontairement ” gommé ” par ceux qui ont voulu déifier les évènements sanguinaires de ce qu’on a baptisé ” LA ” Révolution française, dont les ” dérapages ” ont été désastreux.

GABORY Emile, archiviste départemental de Loire-Inférieure de 1911 à 1937, Grand prix Gobert de l’Académie française,  Les guerres de Vendée, Paris, 1989 et 2009, éditions Robert Laffont.

GIRARDET Raoul, Le nationalisme français, Anthologie (1871 - 1914), Paris, Editions du Seuil,1883.

GOLNADEL Gilles-William, Préface à l’ouvrage de Reynald SECHER, Vendée, du génocide au mémoricide (Paris, éditions du Cerf, 2011. Texte très important.

LUCA Lionnel et de CHARETTE Hervé, Proposition de loi relative à la reconnaissance du génocide vendéen de 1793-1794. Texte majeur, très bien rédigé, accessible sur Internet.

MAUNY, Les tanneries de peau humaine sous la Révolution française (publication accessible sur Internet).

MARTIN Hervé et BOURDE Guy, Les écoles historiques, Paris, 1983 et 1997, éditions du Seuil. L’ouvrage est excellent. Il mérite d’autant plus d’être cité que Hervé MARTIN est breton, qu’il a enseigné l’histoire médiévale à Rennes, et que le même auteur a aussi publié un livre excellent sur la Bretagne indépendante, sous le titre ” Fastes et malheurs de la Bretagne ducale”, à Rennes, en 1982 (éditions Ouest France). La production historiographique bretonne contient donc également des ouvrages autres que ceux falsifiés par l’idéologie.

MELENNEC Louis, nombreuses chroniques dispersées sur la toile.

MEYER Jean, professeur à l’Université de Paris - IV Sorbonne, Préface de l’ouvrage de Reynald SECHER, La Vendée - Vengé (Paris, 1986 et 2006).

MIQUEL Pierre, Ancien professeur à la Sorbonne,  Les mensonges de l’histoire, Paris, Perrin, collection tempus, 2007, pages 250 et suivantes.

NEMO Philippe, Histoire des idées politiques aux temps modernes et contemporains, Paris, 2002 et 2003, PUF. Ce livre  remarquable est désormais publié dans le collection de prestige Quadrige. Quiconque lira cet énorme ” pavé ” de 1428 pages - qui est très recommandé à tous ceux qui se mêlent de l’histoire de Bretagne, se rendra compte que l’apport de la ” Révolution française ” aux droits de l’homme EST NON SEULEMENT NUL, mais que cette période sanguinaire a marqué une période de nette régression, les droits de l’homme fleurissant alors dans les écrits des hommes de lettres européens, dans certains pays comme l’Angleterre, les Etats Unis, en Hollande … Et que, de surcroît, la révolution est DEJA COMMENCEE SOUS LE REGNE DE LOUIS XVI, par des tentatives de réformes hardies, et par quelques réformes effectives, quoiqu’encore timides, appelées à s’amplifier, par l’évolution naturelle des choses. Ce que reconnaissent des auteurs comme FURET, ancien communiste, qui passe pour savoir de quoi il parle. Voir son excellente vidéo sur internet … Mauvaise nouvelle dans certains foyers réactionnaires bretons, qui sont, au stade ou nous sommes rendus, en train de se rendre compte qu’ils ont été manipulés, comme des marionnettes, et qu’ils n’ont été que les propagandistes d’idées fausses.

OZOUF Jacques, Nous les maîtres d’école, Paris, 1983, éditions Gallimard-Julliard, collection archives. Recueil précieux de témoignages honnêtes d’anciens instituteurs, qui enseignent - de bonne foi -, les ” valeurs ” de la troisième république (française) : la nécessité de coloniser les peuples sauvages et sous développés d’Afrique et d’ailleurs, la haine des Allemands, la nécessité d’une politique militariste et revancharde, l’éminente supériorité de la France dans tous les domaines …. Au regard de nos valeurs actuelles, ces témoignages sont TERRIFIANTS : c’est l’instillation dans les jeunes cervelles friables, par l’école républicaine, d’un catéchisme qui va constituer la RELIGION NATIONALE FRANCAISE, de même nature que toutes celles des Etats totalitaires : le Japon de l’ère Meiji, la Russie marxiste, l’Allemagne de l’entre-deux guerres. Un volume d’une toute autre envergure que celui de Tante Mona, intitulé ” Composition française ” (Paris, 2009, éditions Gallimard), qui a réussi à gruger tant de naïfs bretons, blessés par un héritage effrayant, en mal d’un peu de poudre de Perlimpinpin, qu’il ont confondu avec une pommade antalgique. Nos parents et grands parents bretons ont été victimes de ce lavage des cerveaux, dont nous ne sortons qu’avec beaucoup de peine, nombre de nos compatriotes se croyant encore français.

SAND SHLOMO, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv,  Comment le peuple juif fut inventé, Paris, Editions Fayard, 2008. Ouvrage majeur : l’histoire du peuple juif, comme les autres, repose largement sur des mythes. Cet auteur courageux et honnête ne vaut à son auteur, dans son pays, que des sympathies limitées.

SECHER Reynald, docteur en sciences historiques et politiques (Paris IV - Sorbonne), docteur es lettres et sciences humaines (idem), La Vendée - Vengé, le génocide franco - français, Paris, Editions des PUF et Perrin, 1986 et 2006. Cet ouvrage, tiré de la thèse de doctorat de l’auteur, est essentiel.

SECHER, Le livre noir de la Révolution française, Paris 2008, Editions du Cerf, chapitre La guerre de Vendée, guerre civile, génocide, mémoricide, pages 227 et suivantes.

SECHER Reynald, Gracchus Babeuf, La guerre de Vendée et le système de la dépopulation, Paris, 2008, Editions du Cerf.

SECHER, La désinformation autour des guerres de Vendée, Collection l’Etoile du Berger, Anet, 2009.

SECHER Reynald, Vendée, du génocide au mémoricide, Paris 2011, Le Cerf, 24 euros. Indispensable.

SEDILLOT René, économiste, ex-directeur de la Vie Française, Le coût de la Révolution française, Paris, 1987, Librairie académique Perrin.

SEVILLIA Jean, Le terrorisme intellectuel, Paris, Editions Perrin, 2004

SEVILLIA Jean, Historiquement correct, Paris, Editions Perrin, 2006

SKOL VREIZH, Toute l’histoire de la Bretagne, ouvrage collectif, coordonné par Jean-Jacques MONNIER et Jean-Christophe CASSARD, auquel ont participé des universitaires de qualité. Le chapitre consacré à la révolution et à l’Empire est intellectuellement honnête, les citations bien choisies. Morlaix, 1996.

SOBOUL Albert, La révolution française, Paris 1996, éditions Gallimard, colection Tel gallimard, 606 pages. Né en 1914, mort en 1982, Albert SOBOUL, comme presque tous le jeunes élèves de son temps, a été formé - et contaminé - par l’enseignement falsifié de l’histoire de France, réécrite par la troisième République. Pour lui, le début des temps, c’est 1789. La ” révolution ” est la période phare de l’histoire de France, elle a un rôle ” fondateur ” (fondateur de quoi ?). Il aurait pu faire sienne l’incroyable phrase de MICHELET :” Qu’est-ce que la révolution ?……. C’est l’avènement de la Loi, la résurrection du Droit, la réaction de la Justice …. la réaction de l’équité, l’avènement tardif de la justice éternelle “.

Il fut titulaire de la Chaire de l’histoire de la révolution française, celle-ci étant considérée par la troisième république comme le fondement de la société française toute entière …

Pour les admirateurs de l’ ” oeuvre salvatrice ” de la révolution française, la démonstration pourrait reposer sur le syllogisme suivant :

La majeure est le postulat fameux de l’abbé Grégoire : ” Les rois sont dans l’ordre moral ce que les monstres sont dans l’ordre physique; les cours sont l’atelier du crime, le foyer de la corruption, et la tanière des tyrans; l’histoire des rois est le martyrologe des nations”.

La Mineure peut être exprimée ainsi : tous les “contre révolutionnaires” (aucune définition n’est proposée pour cette expression, comme en Russie, au Cambodge et ailleurs), en particulier les royalistes, participent de la même nature que les rois : ce sont des monstres.

La conclusion est la suivante : tous les monstres doivent être éliminés de la société, ils n’ont pas le droit de vivre.

Les Bretons et les Vendéens, qui avaient adhéré avec enthousiasme, dans leur ensemble, à la charte des Droits de l’homme proclamée en 1789 - comme les Américains 13 ans plus tôt, comme tous les citoyens du monde qui, aujourd’hui, ont connaissance des principes qui y sont énoncés - eurent le tort de ne plus être d’accord sur les meurtres, les assassinats, les exactions effroyables des gens qui s’étaient emparés du pouvoir à Paris, de la corruption hallucinante des ” révolutionnaires ” que l’histoire de France continue à nous présenter comme des héros : dès lors, il fut décrété qu’ils étaient des monstres, et qu’ils n’avaient plus le droit de vivre.

VEYNE Paul, Comment on écrit l’histoire, Paris, 1971 et 1978, éditions du Seuil, collection histoire.

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FIN PROVISOIRE.

MAIS QUE FONT DONC DES FRANCAIS DANS LES FONCTIONS DE “PREFETS” EN BRETAGNE ? ? ?

RENTREZ CHEZ VOUS, MESSIEURS : EN BRETAGNE, vous êtes EN TERRE ETRANGERE : VOUS N’ÊTES PAS CHEZ VOUS, VOUS N’Y ÊTES PAS SOUHAITES.

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ABP-TV. A écouter, à ré-écouter, à faire entendre et réentendre. LE GRAND PIERRE LEMOINE, l’un de nos héros vivants, vient de dire haut et fort ce que la majorité d’entre nous savent. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est un homme ” de droite ” pour récuser son témoignage : serait-il de gauche ou de l’extrême gauche que CELA NE CHANGERAIT RIEN à la qualité exceptionnelle de son expérience et de son courage; ce sont des considérations de cette nature, infantiles et puériles, qui empêchent les Bretons de s’unir sur l’essentiel, pour dépenser le principal de leur temps pour se vomir les uns sur les autres.

TOUS LES GOUVERNEMENTS ONT EU PEUR DE LA BRETAGNE; II N’Y A AUCUNE DEMOCRATIE EN FRANCE NI EN BRETAGNE.

Les “politiques ” bretons - ce qu’on dénomme tels - sont des marionnettes : comme en Sicile, leur Maître, de Paris, tire les ficelles de ces pantins désarticulés, et les fait danser. A volonté. On les nourrit d’avoine, de foin, quelques rubans à leur boutonnière, et hop ! UNE, DEUX, UNE, DEUX, UNE, DEUX, etc. Les voila en route, au pas cadencé. TERRIFIANT. VRAI. Voila des années que nous l’écrivons dans ces colonnes, voila des dizaines d’années que nous le savons : enfin,on peut parler librement.

Vous qui lisez cette chronique, VOUS MERITEZ CELA, car c’est VOUS qui votez pour eux. Ce sont vos divisions, votre incapacité à vous unir, qui sont la cause principale de notre situation depuis tant de siècles.

Réjouissez vous : on annonce que le procureur de Nanterre est menacé d’être mis en examen !!! La France va être accusée, avant qu’il soit peu, D’AVOIR, en BRETAGNE et en VENDEE, en 1793 et en 1794, d’avoir commis des crimes INFINIMENT PLUS CRUELS QUE LES CRIMES NAZIS ET COMMUNISTES réunis.

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Les Bretons se sont toujours résolument OPPOSES à la nomination de gouverneurs français en Bretagne, dont ils ne voulaient EN AUCUN CAS, pas plus qu’ils ne voulurent des armées déversées sur leur pays à partir de 1487 à 1491, pas plus qu’ils ne voulurent d’un roi de France pour souverain..

On se souvient (relire notre chronique dans ABP, Mélennec, les massacres perpétrés en Bretagne ..), que lors du soulèvement de Rennes, en 1675, le duc de CHAULNES, gauleiter imposé en 1670 en Bretagne par la France prédatrice, fut agoni d’injures - dont la plus aimable fut de l’appeler de sa vraie qualité de ” gros cochon” -,  tandis que madame son épouse recevait en cadeau dans son carrosse un chat crevé, châtiment à dire vrai très doux, pour une personne qui, comme son mari recevait des pots de vin considérables, prélevés sur les deniers bretons. Si l’on en croit la marquise de Sévigné et La Borderie, une partie au moins des Bretons massacrés par ordre de ce gouverneur, le furent par basse vengeance pour ces affronts mérités (La BORDERIE, La révolte du papier timbré, Paris, 1975, collection 10/18, page 129). La France a toujours fait peu de cas de notre sang. C’est une chose accablante que de rappeler cet acte barbare de vengeance privée, perpétré par ce Français sur des Bretons.

La monarchie louis-quatorzième a du attendre UN SIECLE ET DEMI après l’annexion honteuse de 1532 pour pouvoir imposer un Intendant en Bretagne (plus précisément : 1689), alors que toutes les provinces du pays voisin ( celles du royaume de France, la Bretagne, rappelons-le, ayant toujours été considérée comme ” Province étrangère “, jusqu’en 1789; voir Google, en tapant : fichier, carte des traités 1732) étaient pourvues depuis longtemps de ce que l’on dénomme aujourd’hui des ” super-préfets “, véritables ” vice-rois ” dans leurs généralités (Fr. OLIVIERMARTIN, Histoire du droit français, Paris, éditions du CNRS, 1992, 1995, 2005, pages 569 et suivantes. P.C. TIMBAL et André CASTALDO, Paris, Précis Dalloz, 1993, pages 320 et suivantes).

Les Bretons s’opposèrent avec la plus extrême fermeté, à la nomination, chez eux, de cette sorte de personnages, venus du pays honni; une première tentative, en 1647, se termina mal pour le sieur de Méjussaume, un breton très lié avec avec le pouvoir royal, probablement un ” collabo “, et pour la monarchie étrangère : le parlement de Bretagne lui INTERDIT de prendre la qualité d’Intendant, l’obligea à se désister de son titre, puis de ses fonctions, enfin fit révoquer sa nomination par la monarchie française étrangère (Marcel PLANIOL, tome 5, page 51). C’est en 1689, les Bretons ayant été massacrés en 1675 par milliers par les troupes françaises, à la suite de la révolte - oh combien légitime - du ” papier timbré - contre les impôts iniques imposés par la France d’une manière totalement illégale, dans le but de financer ses dépenses somptuaires, et la guerre injuste menée contre la Hollande en 1672, le Parlement de Rennes ayant été exilé à Vannes, qu’il fallut accepter cette institution, faute de posséder des troupes pour les refouler de là ou ils venaient (LA BORDERIE, tome 6, page 537. Pomereu, premier intendant, est remplacé par Béchameil de Nointel, qui reste en fonctions de 1692 à 1705). Jamais la Bretagne n’aurait accepté cette offense si, comme du temps de nos Ducs, elle avait pu jeter à la rivière, bastonner d’abondance, voire menacer de faire passer de vie à trépas les fonctionnaires français qui osaient, sans autorisation de notre gouvernement souverain, franchir nos frontières, pour les polluer de leur présence (Marcel PLANIOL, tome 3, pages …; Laurence MOAL, L’étranger en Bretagne au Moyen Âge, pages 285, 286, 287 …).

Les gouverneurs français, comme les intendants, furent honnis, comme tout ce qui est imposé, depuis que le monde existe, par les pays occupants : cette loi est universelle, même nos brillants universitaires devraient la connaître; mais ils font la bête …

A la veille de la ” révolution “, les Bretons ayant, à force d’obstination et de résistance féroce, reconquis une grande partie de leurs prérogatives, les Intendants, méprisés depuis l’origine, sont REDUITS A RIEN. Ils sont quasi inexistants, on ne les voit plus, ils s’abstiennent de paraître et d’agir. Les Etats de Bretagne ont créé - et imposé - une ” Commission intermédiaire ” qui est devenue, peu à peu, un agent indépendant du pouvoir royal (Armand REBILLON, Les Etats de Bretagne de 1661 à 1789, Paris 1932, Editions Picard, pages 461 à 513). Le pouvoir de Versailles a abandonné de nombreuses compétences aux Etats de Bretagne; la commission intermédiaire des Etats est l’instrument d’une autonomie pleine et entière, dans les domaines que le pouvoir central a abandonnés  (Sur cette époque, lire, entre autres, l’excellent ouvrage, très documenté, de Jean QUENIART, professeur à l’Université Rennes 2, Editions Ouest-France, 2004, en particulier les pages …..).

La Bretagne pré-révolutionnaire ne tourne absolument pas les yeux vers la France, dont elle n’a récolté que des malheurs, et QU’ELLE MEPRISE, fondamentalement, mais vers elle-même : va-t-on, enfin, être débarrassé des Français ???

Voila ce que furent les Intendants, les prédécesseurs de nos modernes ” préfets ” : des corps étrangers, résolument non désirés dans notre Pays, imposés par le gouvernement étranger de Versailles, et dont on espérait bien se défaire. Le dernier Intendant français, Bertrand de MOLLEVILLE ( …) fut particulièrement malmené par les Bretons (Henri FREVILLE, L’intendance de Bretagne (1689-1790), Rennes, Editions Pilhon, 1953, tome 3, pages 129 et suivantes. Jean QUENIART, ouvrage cité plus haut).

La barbarie de la révolution française dite ” des droits de l’homme ” fait que les Intendants d’ancien régime sont encore là. Seul leur titre est changé. La France, dont les malversations et les crimes sont aujourd’hui connus, est aussi toujours là. Pour combien de temps ??

N’est-il pas scandaleux que la France ne nomme dans ces fonctions que des français, témoignage résiduel du régime colonial imposé à notre Pays ? Et que des ” députés “, des ” sénateurs “, des ” conseillers régionaux “, pour notre honte, acceptent cela ???

Tous les auteurs (sauf les marxistes de l’Université bretonne, pour qui l’histoire commence en 1789), sont d’accord sur un point : avec les rois de France, quelque pesante que fut la tutelle qu’ils exerçaient sur la Bretagne, il y avait au moins une faculté de discussion, la possibilité d’entretenir à Versailles des ” députés en cour “, qui représentaient les intérêts bretons, d’obtenir la suppression de certains impôts abusifs, de faire rapporter des mesures illégales, de présenter des ” remontrances “, parfois d’un extrême dureté (dans le fond, sinon dans la forme, toujours respectueuse) (Sur ce point, consulter : Marcel PLANIOL ……. Pour le royaume de France, en général : Fr. OLIVIER-MARTIN, Histoire du droit français, Paris, 2005, pages 397 et suivantes)… (Je me promets, depuis longtemps, de vous livrer quelques unes de ces remontrances, colligées par A. LE MOY, dans son remarquable ouvrage : Remontrances du Parlement de Bretagne au XVIIIème siècle, Paris, Librairie H. Champion, 1909). La spécificité bretonne était reconnue, absolument, et nul ne nous fit querelle  - si ce n’est quelques scribouilleurs français comme l’abbé VERTOT, voir ce nom -, de revendiquer HAUTEMENT nos antécédents, notre magnifique Histoire nationale, et NOTRE QUALITE DE NATION. Avec quelle émotion vous allez pouvoir lire les textes recueillis par Loeiz Le Bec, sous le titre ” Protestations adressées au roi et au public “, par monsieur de BOTHEREL, Procureur Général Syndic des Etats de Bretagne : en 1789, avant le cataclysme de la révolution des droits de l’homme, les Bretons N’ONT JAMAIS CESSE D’ÊTRE UNE NATION, il n’est question pour PERSONNE de prétendre le contraire, pas davantage de contester ses droits sacrés ….(Editions AN HERE, Ar Relecq Kerhuon, 2000)

(Quelques extraits du célèbre discours du comte de BOTHEREL sont reproduits dans le mémoire de DEA de Louis MELENNEC, publié dans le site ” Errances “).

La ” Révolution “, au nom des prétendus droits de l’homme, a détruit tout cela, en même temps que massacré notre Dignité d’hommes (Voir la terrifiante chronique de Louis MELENNEC, dans le blog, sur la ” ploukisation ” monstrueuse des Bretons par la France, à partir de 1792, ainsi que le ” bêtisier ” publié par ABP., le site maintes fois cité de Jean Pierre LE MAT, et le LIVRE BREIZH, publié sur le site Yann Fouéré Actualités, pages 31 et suivantes).

Le pire : vos enseignants (ceux que j’appelle ” LES HONORABLES “, par dérision), vous ont trompés, jusqu’à ces toutes dernières années, en vous faisant accroire, dans vos jeunes années, que la France a ouvert une ère de Lumière et de Liberté, grâce aux monstrueux assassinats et destructions de l’année 1789 et des années qui ont suivi. On vous a fait accroire aussi que ” l’intégration ” de la Bretagne dans le France s’est faite d’une manière harmonieuse, pacifique et désirée, LA OU IL N’Y A EU QUE CONFLITS, CONTENTIEUX ET OPPOSITION FAROUCHES. C’est à vous, maintenant, qu’il appartient d’exiger qu’ils rétablissent la vérité.

NOTA. Lorsque j’utilise le terme ” collabo “, rien ne vous interdit de penser aussitôt à madame Morvan, qui apporte régulièrement son concours à des actions anti-bretonnes, qui apprécient fort cette collaboration, même si ses ” publications ” politiques sont d’un niveau plus que médiocre (En quelques années, le terme ” collabo ” a radicalement changé de signification, en Bretagne en tous cas).  Si vous le faites, je ne vous ferai aucun procès. ( ” Le Monde comme si ” : quelle poisse ! Quelle médiocrité que ces petites histoires insignifiantes enfilées comme des perles fausses, chacune sans intérêt aucun : à supprimer, par le mortel ennui qui s’en exhale, des rayons des bibliothèques).

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La Bretagne n’avait aucun besoin de la France pour instaurer des institutions respectueuses des individus. Nous avons dit ailleurs qu’elle possédait déjà, sous ses Ducs, avant les invasions françaises, une monarchie constitutionnelle, que ses lois et ses impôts étaient votés par le ” PARLEMENT GENERAL DE BRETAIGNE “, que le gouvernement ducal n’avait aucun droit ni aucune possibilité de prélever des impôts non consentis par le Parlement, et que l’annexion par la France, en 1532, a fait reculer le pays, quant à ses Institutions, de PLUSIEURS SIECLES AU MOINS. Triste vérité pour la France, qui se croit encore le nombril du monde, voire de l’Univers.

Il est donc FAUX que les Bretons, depuis longtemps convertis à la nécessité de réformes du gouvernement, au point d’adresser au roi étranger de Versailles des remontrances souvent extrêmement dures, aient rien attendu de la révolution venue de Paris, qui a fait tant de ravages. Les Institutions bretonnes ont été DETRUITES par la France, en 1789, contre la volonté générale du Pays; les “départements” nous été imposés, en 1790; le Comté de Nantes nous a été VOLE en 1941.

Messieurs les Préfets, qui avez l’honneur insigne de résider en Bretagne, sans aucune utilité pour nous, car les initiatives prises par Paris pour la Bretagne relèvent pour l’essentiel d’une gouvernance DESASTREUSE, dont votre pays, DANS SA TOTALITE, subit les effets,   maintenant que nous avons accès A NOTRE HISTOIRE, jugez de la métamorphose qui s’opère sous vos yeux dans le pays ou vous êtes en fonction. Croyez bien que dans nos têtes, rien n’a changé, et que plus vite nous auront repris la direction de nos affaires, mieux cela sera. Votre qualité de français ne vous vaut  aucune haine de la part des Bretons, qui sont un peuple foncièrement pacifique. Quels que soient les crimes commis par la France en Bretagne, ils refuseront toujours de considérer que le peuple français - pas plus qu’aucun autre peuple - soit leur ennemi. Nous n’imiterons jamais votre exemple, d’avoir toujours été en guerre contre vos voisins pendant toute votre histoire, en particulier les Allemands, dont nous sommes, nous, si proches par nos qualités de travail, de sérieux, de respect d’autrui. Nous n’oublierons jamais que vous avez conditionné mentalement nos enfants à les haïr, pendant si longtemps, en se servant de l’école, et de vos doctrines nationalistes absurdes, et à les placer aux premières lignes de vos armées pour les combattre. Nous leur ferons un jour des excuses officielles : nous n’avions aucune raison de prendre fait et cause pour les raisons qui ont conduit votre pays à leur faire la guerre : les 200000 jeunes bretons morts sur les champs de bataille de 1914 à 1918, ne sont pas morts pour l’honneur, MAIS A CAUSE DE LA FRANCE, parce qu’on les a utilisés là ou ils n’avaient rien à faire. Ces jeunes gens ont aussi tué des Allemands. Tout cela est un carnage dont les uns et les autres sont les victimes innocentes : c’est ce que nous pensons tous en Bretagne, nous avons maintenant le devoir de le dire haut et fort, à vous comme aux autres.

Nous sommes enfin LIBRES de nous exprimer, et de dire à la France qu’il est grand temps que le Droit International soit appliqué CHEZ NOUS : l’échéance est largement dépassée. Préparez vous à retourner chez vous.

Quel bonheur pour moi de pouvoir dire et écrire la vérité sur notre histoire ! Je sais que de nombreux lecteurs suivent et approuvent aujourd’hui mes travaux, et me l’écrivent, enfin. Que ceci vous donne l’envie de lire enfin ce qu’a été NOTRE histoire, puisque, j’en suis sûr, cela n’a pas été pour vous une préoccupation jusqu’à ce jour.

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LA FRANCE, PAYS CORROMPU, VIOLATRICE DES DROITS HUMAINS ELEMENTAIRES.

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L’éclaboussement du pays d’à côté (ar bro C’hall : traduisez : le pays étranger), est enfin arrivé. Il y a des années nous attendions cela ! Mieux : NOUS SAVIONS que cela était inéluctable.

Nul n’a été épargné : trois présidents de la République; plusieurs premiers ministres (Edouard Balladur, Jacques Chirac, Dominique de Villepin … ), une foultitude de ministres, des députés, des sénateurs, des maires, des élus de tous acabits …… Parmi les heureux lauréats distingués ces derniers jours par l’appareil judiciaire : Thierry GAUBERT, ex-conseiller de Nicolas SARKOSY, mis en examen; Nicolas BAZIRE, ex-directeur de la campagne d’Edouard BALLADUR; Brice HORTEFEUX est mis en cause … Jacques CHIRAC, éternel fuyard judiciaire, est en train, une fois de plus, d’échapper à la comparution au palais de justice.  Mais la presse, désormais, proclame les noms des procureurs et des magistrats qui se sont déshonorés en classant les affaires qui le concernent. Incroyable mais vrai : SUR ORDRE DE L’ETAT, les procureurs de Paris …. viennent de plaider en sa faveur !!! Selon eux, il n’y a pas eu d’emplois fictifs, mais seulement …. des emplois flexibles !!!  Ce  début est très prometteur. Mais il y aura une suite. Et pas seulement pour Jacques CHIRAC.

TOUS LES BRETONS savent maintenant ce qu’est la France : un pays CORROMPU, qui sue la corruption par tous ses orifices, résolument non démocratique, dans lequel le pouvoir est confisqué par deux ou trois clans, qui déversent leurs faveurs sur leurs clientèles. Une corruption malodorante affecte tous les étages de l’Etat, de bas en haut, mais surtout le haut plutôt que le bas, car la France d’en bas compte une quantité de braves gens, celle d’en haut, fort peu.

Un pays dans lequel la Justice, à laquelle les Bretons aspirent tant, comme faisant intrinsèquement partie de leur psychologie - même si, je le répèterai sans jamais me lasser, les Français sont infiniment plus ouverts et plus aptes au dialogue que nos compatriotes  -  manipulée d’en haut, est littéralement ” bouclée ” par ceux qui ont reçu mission de s’en porter las garants, de la défendre, en vertu du mandat qui leur a été confié par le vote populaire. Au moment ou nous écrivons, fait sans précédent depuis que la cinquième république a été instaurée,  QUATORZE PROCUREURS GENERAUX (sur trente cinq), vont être remplacés; en France, si le Conseil supérieur de la magistrature a la faculté d’émettre un avis sur les nominations, celles-ci sont A LA DISCRETION DU SEUL GOUVERNEMENT. Les affaires WOERTH-BETTENCOURT sont désormais instruites, non à Paris, mais à Bordeaux. Qui va être le nouveau procureur général de Bordeaux ???

Un pays qui ment, qui trompe constamment.

Voici une accusation terrible, que j’assume ENTIEREMENT : les Bretons n’ont jamais cessé d’être trompés, floués, volés, malmenés de toutes les manières depuis depuis les invasions scandaleuses de 1488 et de 1491. Sauf durant l’interlude durant lequel Anne de BRETAGNE, de 1498 à 1514 a repris en mains - avec une fermeté exemplaire -, les commandes du Pays.

Qu’on ne vienne plus JAMAIS nous dire que la Bretagne a ” sollicité ” sa ” réunion ” avec la France, que les deux pays ” s’aimant d’amour tendre “, étaient inéluctablement destinés à tomber dans les bras l’un de l’autre - comme a osé l’affirmer Emile GABORY, pourtant excellent historien (Anne de Bretagne, duchesse et reine, Paris, Librairie Plon, 1941, pages II à IX, et pages 280 à 282), et Barthélémy POCQUET, successeur de LA BORDERIE dans la rédaction de sa monumentale Histoire de Bretagne.

Ce ne sont pas des fables, mais des mensonges, dont le déshonneur rejaillit sur nous tous.

Louis MELENNEC, breton.

L’ INCROYABLE ROMAN D’AMOUR DES BRETONS ET DE LA FRANCE : LES BRETONS DOIVENT, D’URGENCE, SE RETIRER D’UN PAYS CORROMPU, AU DELA DE CE QUI ETAIT IMAGINABLE .

A SUIVRE ABSOLUMENT : REICHMAN TV. Cette télévision a été créée et animée par un seul et même homme, d’une intégrité absolue. Ses invités sont toujours de très haut niveau. Cela va vous changer des chaines débiles auxquelles les Français sont condamnés. Ecouter en particulier les interview de Reynald SECHER, et de Philippe NEMO, deux très grandes pointures, honnies des médias contrôlés.

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LE SALAIRE DE LA BONNE MARTINE : DIX MILLE EUROS AU MOINS.

Celle qu’on dénomme à Lille “LA SOURIS”, a annoncé son intention de diminuer le salaire du Président de la République (française). La cause : c’est un nanti, qui se sert de sa fonction pour engranger de l’argent. Ah la brave femme ! Je fais partie de ses admirateurs inconditionnels. Au point d’avoir déposé plainte contre elle en 2002 (si je me souviens bien), devant la Cour de justice de la République, chargée - prière de ne pas même sourire - de poursuivre (et de condamner) les ministres coupables de crimes et de délits dans l’exercice de leurs fonctions. Je vous raconterai cela, et comment je fus reçu en audience, avant de déposer ma plainte, par deux présidents successifs, qui se trouvent être nés en Bretagne, l’un à Auray, l’autre à Douarnenez (ces entrevues sont des souvenirs forts dans ma vie). Du premier, qui se définit lui-même comme un “tâcheron du droit” - ce que je ne démens certes pas -, le journal Le Point (6 février 1999, voir dans Google) fait un portrait désopilant (selon le journaliste, il “ne refusait pas systématiquement de rendre des services”; selon les propos rapportés par le même, un magistrat aurait dit de lui : “il savait être très consensuel” (sic); il a été Directeur des affaires criminelles et des grâces, au ministère de la justice, le “saint des saints”, à l’époque des grandes interventions politiques dans le fonctionnement de la justice (française). Deux entretiens d’une courtoisie extrême, qui m’ont confirmé dans mes opinions. Du second, je garde un excellent souvenir.

C’est ainsi que la Bretagne a, parfois, contribué à l’oeuvre Universelle de Justice de notre grand voisin, l’Inventeur des Droits de l’homme. J’en frémis d’horreur, je vous dirai pourquoi quelque jour.

(La Cour, précisons le, est “ultra sélective” dans ses procès : de 1993 à 2010, 1050 plaintes; nombre de procès effectifs : QUATRE ! Nombre de condamnations à des peines de prison : DEUX !!! Avec sursis, il est utile de le préciser. Les “personnalités” concernés par ces lourdes peines : Michel GILLIBERT, et Charles PASQUA. Voir dans google : Le JDD, 13 novembre 2010).

Allez vite dans la case Google. Tapez les quatre mots suivants : “salaires de Martine Aubry”. Une longue liste s’affiche. Vous apprendrez que la souris de Lille perçoit plus de 10 000 euros de salaires - par MOIS, pas par an -,  sans compter divers avantages. Une vraie misère, une pauvresse qui mérite la compassion générale. Je ne nourris ni de près ni de loin la moindre envie à l’égard de ceux qui gagnent de l’argent, lorsqu’il est mérité. Je suis favorable, au contraire, à un très large éventail des rémunérations, à la condition expresse que la Société permette aux plus démunis de vivre d’une manière décente, et de s’élever dans l’échelle sociale, en y mettant l’énergie qu’il faut, c’est à dire en prouvant leur mérite par leur travail, leurs aptitudes morales, leur utilité pour la collectivité : l’assistanat doit être réservé à des situations temporaires, ou aux cas d’infirmités graves et définitives.

Mais l’HYPOCRISIE : JAMAIS.

(J’ai de bonnes raisons de penser que je vais trouver dans mes archives sonores une émission à laquelle j’ai longuement participé en 2003. Il y est question de “la” AUBRY, et de la manière dont la justice fonctionne, au moins dans cette sorte d’affaires. Vous allez suffoquer, sans aucun doute, si elle est rediffusée).

Complétez l’exercice de la recherche des rémunérations pour François HOLLANDE, et son ex-douce compagne : deux “pôvres” eux aussi : cela suffira pour cette fois.

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J’ai lu, jadis, que sous CYRUS LE GRAND, en Mésopotamie, un magistrat convaincu d’avoir trahi ses fonctions - la plus noble est de rendre la justice - était mis à mort. Il était dépecé. Sa peau, comme l’ont su si bien faire les Français envoyés à Nantes, en Loire Atlantique et en Vendée,  par la République des droits de l’homme, en 1793 et en 1794, était tannée, pour en faire un cuir très résistant - à l’égal de ces culottes confectionnées pour les officiers français avec la peau des Bretons et des Vendéens assassinés -, afin d’en revêtir un fauteuil confectionné spécialement pour cela : le fils du magistrat qui avait failli, était condamné à rendre la justice dans le même tribunal que son père, assis au vu de tous, sa vie durant, sur ce trône d’infâmie.

Ne rêvez pas, Bretons : ce type de sanction n’est plus appliqué de nos jours.

LA CORRUPTION, LA DELINQUANCE DE L’ETAT et de l’administration français étant maintenant étalées partout, au delà de ce que même les plus audacieux ont pu imaginer, on voit maintenant à quoi tendaient  mes articles, mes interventions dans les rares radios qui ont accepté de me recevoir (AUCUNE RADIO BRETONNE, je n’arrêterai jamais de le dire), mes chroniques sur la toile …. Il n’est plus question que de détournements de sommes énormes, au bénéfice des hommes du pouvoir, de gros billets qui craquent entre les doigts sales, d’enveloppes circulant entre des mains répugnantes, d’hommes au sommet de l’Etat (français) comptant devant témoins des billets pour en subtiliser une grosse partie, de “coulage” au bénéfice des intermédiaires ministres ou autres, de “rétro-commissions” fort juteuses, bref de turpitudes insensées, dans le magnifique pays qui, jusqu’ici s’était permis, avec une insolence aussi vulgaire que grossière, de donner des leçons de morale au monde entier. Entendu il y a quelques jours à la télévision française, dans la bouche d’un de ces “préposés” à l’acheminement des sommes volées : ayant demandé au vertueux François MITTERRAND à qui confier l’argent, le grand homme aurait répondu : ” passez par CHARASSE, ce sera plus sûr; évitez DUMAS, avec lui il y a trop de coulage (!)”. Ce qui est SÛREMENT FAUX, puisque ce bon M. Dumas a occupé les fonctions prestigieuses de Président du Conseil constitutionnel, et a été blanchi par la justice. N’a-t-il pas été choisi par François MITTERAND, pour figurer au premier rang des “fidèles” (j’écris  “fidèles” au lieu et place d’un  mot plus clair), qui se sont avancés au premier rang des  complices qui se préparaient à dévorer la République, en montant à l’assaut du Panthéon rose à la main, pour n’en faire qu’une bouchée ????

Tant pis pour la morale. Tant mieux pour les naïfs Bretons, qui ont une aptitude congénitale à “gober” tout ce qu’on leur dit, mais qui réalisent maintenant qu’ils doivent ouvrir les yeux, et agir en conséquence, sans jamais plus faire de concessions à l’égard des bandits qui les mènent par le bout du nez.

LE BEAU PARCOURS DES BRETONS ET DE LA FRANCE : UN SACRE ROMAN D’AMOUR.

La France a tellement réussi dans son entreprise de manipulation des esprits - jusqu’à ces dernières années - qu’un auteur comme Gilles MARTIN-CHAUFFIER, mentalement intoxiqué comme tant d’autres, a cru pouvoir reprendre à son compte cette incroyable sottise : la Bretagne et la France se sont unies, jadis, par un mariage D’AMOUR. Son livre, intitulé ” Le roman de la Bretagne “, a été publié en 2008. C’est dire combien les idées fausses ont la vie dure.

Mon travail, depuis que j’ai eu accès à quelques radios, puis à Internet a consisté à démontrer, au prix d’une réflexion et d’un travail colossaux, dont l’origine remonte à 1970, approximativement, que s’il y a eu roman, en effet, il est d’une NOIRCEUR épouvantable. Je l’ai fait dans un climat extrêmement hostile pendant de longues années.

Il fallait un âne bâté, le directeur de l’Institut culturel de Bretagne pour m’écrire répétitivement que mes articles sont “agressifs”, qu’ils ont pour effet de “dresser les Français contre les Bretons, et inversement”, alors que le parcours que les Bretons et les Français ont, tous comptes faits, accompli ensemble a été un (assez) beau parcours.

Ce brave homme croyait - de mauvaise foi, c’est LA PEUR qui nourrissait sa pseudo-argumentation -, que l’attitude passive des Bretons, leur complaisance, pour tout dire leur LÂCHETE, leur vaudraient les faveurs de l’Etat occupant, et quelques miettes de pouvoir “régional”, s’ils continuaient à se montrer dociles. Je répète que l’attitude extrêmement molle des Bretons sur les crimes commis en Bretagne ne leur vaut QUE LE MEPRIS DU POUVOIR CENTRAL FRANCAIS, que je connais parfaitement bien, même s’il existe à Paris comme ailleurs des personnes très estimables, et même dévouées au service public.

(Je continue à avoir des contacts de travail avec les ministères français, jouissant de leur estime, de la même manière que je respecte mes interlocuteurs, lorsqu’ils sont respectables; le bien à faire doit l’être partout. Puisque les Bretons n’ont pas été capables, à ce jour, de se doter d’une Assemblée nationale, ni d’un gouvernement, ni même d’une volonté de sortir résolument de leur statut d’esclaves, il faut porter son travail là ou on pense qu’il peut être utile).

UN ASSEZ BEAU PARCOURS ????

Ah ! ….. N’aurait-on à ce bel ” actif ” commun que les invasions de la Bretagne, la destruction de nos armées nationales à Saint-Aubin-du-Cormier, en juillet 1488, l’annexion très dure par la France de 1491 à 1498, la destruction de nos Institutions après la mort d’Anne de Bretagne (qui les avait, par son amour pour son pays, restaurées de 1498 à 1514), la mise à l’écart méthodique des prétendants au trône de Bretagne après la disparition de celle-ci, le dépouillement du gouvernement breton de toutes ses prérogatives, les milliers de Bretons massacrés par les troupes de Louis XIV en 1675 (souvenez vous des effroyables citations de la marquise de Sévigné), la destruction de la Bretagne autonome en 1789, les 4000 ou 5000 Nantais et Vendéens noyés dans la Loire par les troupes du sinistre Carrier, les 115000 Bretons et Vendéens assassinés dans des conditions atroces par les soldats du “Pays des Droits de l’Homme”, les 200000 jeunes, la fleur de notre population, sacrifiés dans une guerre franco-allemande absurde (nous n’avons jamais eu de contentieux avec les Allemands, qui sont nos amis naturels), la mise à mort de notre langue à partir de 1792, le broiement des cerveaux en se servant de l’école “républicaine” pour décerveler les jeunes enfants, l’AMPUTATION DE NOTRE TERRITOIRE NATIONAL, le fait que toutes les fonctions importantes dans notre pays - à quelques exceptions près -, ont été données à des étrangers (les gouverneurs-gauleiters de l’époque monarchique, les évêques et les abbés, les “préfets” de la France droit-de-l’hommiste ….), ce serait déja monstrueux. Mais cela n’est qu’un résumé de ce que nous avons subi pendant cinq siècles sous la botte de l’occupant.

Je suis parfaitement au courant de cette CORRUPTION EHONTEE, depuis plusieurs dizaines d’années, en France comme en Bretagne - nous aussi avons nos pourris, nous les connaissons par leurs noms et je crains que leur morale soit à un niveau encore inférieur à celui des pourris français.

Voila de quoi, Bretons, vous avez été prisonniers depuis les invasions de 1488 et de 1491 : un pays foncièrement malhonnête et truqueur, qui a accablé vos mères, vos grands mères, vos pères, vos ancêtres, sans que vous le sachiez, car on vous l’a dissimulé. Un crime qui aurait été parfait, s’il n’y avait eu, dès l’annexion de 1491, une suite ininterrompue de résistants, qu’il y a peu, on osait encore flétrir sous des mots qui s’appliquent à la France, et non à nous, Bretons, qui sommes CHEZ NOUS, SUR NOS TERRES, en les taxant de “nationalistes”, ou de “collaborateurs”. Un comble de la part d’ un pays qui a colonisé un empire de 10 millions de kilomètres carrés (20 fois sa propre superficie !), et qui a compté, dès 1940, plusieurs millions de collabos au moins !!! Les Bretons ne peuvent être taxés de “COLLABOS” pour une raison majeure au moins : les Allemands ETAIENT LES ENNEMIS DES FRANCAIS, EN AUCUN CAS DES BRETONS : ils ne nous ont fait aucun mal, sauf à partir du moment ou la France leur a déclaré la guerre. Nous n’avons pas à les haïr : honte à ceux qui reprennent à leur compte ces accusations éculées.

Ce n’est pas l’actualité qui me fait tenir ces propos que l’on pourrait juger de pure circonstance. Je vais continuer à vous le démontrer - si Dieu me prête la santé -, en vous exposant, d’une manière très abrégée, car l’exposé complet des exactions commises en Bretagne rempliraient des kilomètres cubes …

Nous verrons comment la France, qui s’était engagée d’une manière solennelle, en 1532, à respecter la législation, le gouvernement, l’administration, les finances, les impôts, les droits du clergé, la justice bretons ……., A VIOLE D’UNE MANIERE GROSSIERE, répétée, immorale, souvent monstrueuse, pour TONDRE LES BRETONS, par des opérations que tous les auteurs informés connaissent - sauf les “sçavants bloggeurs”, qui ne SAVENT RIEN, et se cachent depuis quelque temps, quoiqu’on aimerait connaître leur identité, POUR LES MONTRER DU DOIGT, puis laisser nos compatriotes les juger -, TOUS LES ENGAGEMENTS PRIS, sans en respecter AUCUN.

Je rappelle, pour la cinquantième fois au moins, que je ne revendique qu’une partie - la plus faible -, de ce que les chercheurs ont découvert, dans des thèses savantes, TOUTES les horreurs qui ont été commises en Bretagne, par le pays colonisateur. Ces thèses et ces livres ont été écrits, principalement, par d’Argentré, dom LOBINEAU, dom MORICE, DUPUY, Paul PELICIER, La BORDERIE, Marcel PLANIOL, POCQUET du HAUT-JUSSE, BONVALLET, MELENNEC …

Comme on le voit, je ne viens qu’au bout d’une longue série de Résistants et d’hommes intègres (j’ose l’écrire, car c’est la vérité) ….

Mais qui peut connaître ces livres et ces thèses, SI ON NE LES LIT PAS ?????? Ce pauvre Minois, auteur de bien des sottises sur les relations entre la Bretagne, Etat SOU-VE-RAIN …

Ce pauvre Alain Croix - dont les travaux sur les cimetières bretons ne sont pas mis en cause ici - ….

J’ai tant dit de vérités difficiles à entendre et à lire sur certains Bretons, que je ne résiste pas à reproduire ici quelques lignes de l’ouvrage de GUYONVARC’H et LEROUX, dans leur remarquable ouvrage “La civilisation celtique” (Paris, Payot, 1995, page 144), non pour racheter quoi que ce soit, mais parce qu’il existe aussi chez nous des personnes remarquables, d’une intransigeante moralité. C’est un paradoxe, sans doute …

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SUJET DE THESE POUR LES ETUDIANTS DE LA NOUVELLE GENERATION, lorsque les mandarins encore en place auront été remplacés :

” La résistance bretonne contre l’occupation française, de 1491 à nos jours “.

Nota bene. La résistance à la France n’a pas commencé au 20ème siècle; elle a commencé dès 1492 avec ce que l’on a appelé “Le complot breton” (voir dans Google). Elle n’a JAMAIS CESSE. Tous les auteurs cités ci-dessus ont été des Résistants; mais ils n’ont pu user que des moyens qui ne mettaient pas leur vie en péril. D’autres ont été exécutés par l’occupant, comme chacun sait … Voir, pour les historiens cités ci-dessus, le mémoire de DEA de Louis Mélennec, à nouveau accessible dans le site “Errances”, après un parcours bien agité.

(A suivre).